À la veille de la Révolution, à Bordeaux, riche cité atlantique et marchande, où soufflent depuis quelques années les idées généreuses de la franc-maçonnerie, on assiste à la naissance d’une belle mais éphémère production porcelainière qui ne durera que trois années, liées au savoir-faire d’un céramiste ingénieux et passionné ; «l’or blanc», c’est-à-dire le kaolin, ayant été découvert depuis peu en France. Simultanément, issu du barreau de Bordeaux, l’esprit «girondin» prend sa mesure et s’épanouit, avant la montée à Paris de ceux qui en deviendront les plus brillants représentants.
Et comment se rencontrèrent un avocat au Parlement et un porcelainier.