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La relève arrive
L’industrie des fonds a été incontestablement l’une des victimes collatérales du retour des tensions géopolitiques en Europe, de la fièvre inflationniste et des resserrements de politique monétaire. Premières victimes : les marchés des actions et des obligations. Les pertes sont sans appel. Sur un portefeuille mixte de 60 % d’actions et de 40 % d’obligations, le rendement annuel moyen était de -17 % entre janvier et octobre 2022, a calculé J. P. Morgan AM...
Touchant en plein cœur la confiance des investisseurs, les performances négatives des marchés ont provoqué une vague massive de rachats des parts détenues dans les fonds. De la sorte, les fonds communs de placement et ETF européens ont connu un flux négatif de 250 milliards de dollars l’année dernière, indique J.P. Morgan AM. Les actifs sous gestion au Luxembourg, domicile naturel des fonds, ont quant à eux reculé de près de 14 % en l’espace d’un an. Le constat est glaçant.
Cependant, le tableau ne serait pas complet si l’on omettait de jeter un coup d’œil du côté des fonds classés comme durables qui, pour leur part, ont connu un afflux d’au moins 49 milliards sur la même période. Une tendance dont la Place ne peut que tirer avantage, puisqu’environ un tiers des actifs gérés par des fonds durables en Europe se trouvent au Luxembourg.
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Mais ce n’est pas tout. De nouvelles sources de croissance apparaissent dans les actifs privés. Trêve de mots. Les chiffres du marché luxembourgeois parlent d’eux-mêmes : 45 % de croissance pour les fonds de dette, 30 % pour les fonds de private equity, et 26 % pour les fonds immobiliers. Autant de vecteurs neufs de développement pour l’industrie des fonds alors que les analystes s’attendent à ce que les marchés boursiers ne puissent pas tenir toute l’année des performances aussi positives que celles connues depuis janvier. C’est sans compter sur le fait que les causes des performances négatives de 2022 sont encore bel et bien une réalité.