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Île de La Réunion

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Saint-Barthélemy

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+ d’info ici : EDF Agir Plus

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L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE POUR ACCOMPAGNER LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

La meiLLeure énergie est ceLLe que L ’ on ne consomme pas ! à La réunion, où La production d ’éLectricité est deux à trois fois pLus chère qu ’ en métropoLe, La maîtrise de L ’énergie est un enjeu majeur. à travers ses offres agir pLus, edf aide durabLement Les foyers réunionnais à réduire Leur consommation en énergie.

INTERVIEW

NATHALIE DAMOUR CHEFFE DU SERVICE EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE D’EDF RÉUNION

• Comment un particulier peut-il bénéficier des offres

Agir Plus ?

- Pour accorder les primes aux particuliers, nous travaillons avec notre réseau de partenaires Agir Plus : solaristes 1 , poseurs d’isolants, climaticiens, poseurs de brasseurs d’air. Les primes sont accessibles à tous, quels que soient les revenus de chacun. Lorsqu’un foyer est intéressé par des travaux, il est invité à se rendre sur le site internet d’EDF Réunion, sur lequel figure la liste de nos partenaires Agir Plus, ce qui lui permet de demander plusieurs devis. Il est ainsi possible de bénéficier de tarifs très avantageux, voire d’un reste à charge nul. Aujourd’hui, un foyer réunionnais qui souhaite isoler sa toiture ou s’équiper de brasseurs d’air peut le faire de façon gratuite. Pour information, la prime maximale (accessible à 70 % de la population réunionnaise, selon des critères de ressources) s’élève à 1 200 euros pour l’installation d’un chauffe-eau solaire, à 240 euros pour celle d’un brasseur d’air, à 15 euros du m2 pour une isolation de toiture et à 30 euros du m2 pour une isolation murale.

• Quel est le rôle de votre service à EDF Réunion ?

- Notre rôle est d’aider les particuliers, entreprises et collectivités à réduire leur consommation d’électricité. Pour cela, nous leur apportons un financement afin qu’ils puissent réaliser des travaux ou s’équiper en matériel performant, moins énergivore. Notre activité est régie par le cadre territorial de compensation, un dispositif validé en 2019 par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) sur proposition du comité MDE (Maîtrise de la demande d’énergie) composé de l’Ademe, la Région Réunion, la DEAL et EDF. Le but était de réfléchir ensemble à des actions d’efficacité énergétique à l’échelle de l’île. Construit collégialement, ce cadre porté par EDF intègre une soixantaine d’actions d’économie d’énergie, avec des niveaux de primes associées financées par l’État, dont nous sommes chargés à EDF du versement. • Les offres Agir Plus sont-elles très demandées ?

Concernant les brasseurs d’air (plus de 3 500 installés en 2020), la demande dépasse largement l’offre. EDF Réunion recherche des partenaires Agir Plus dans ce domaine, car nous voulons éviter le développement de la climatisation. Par ailleurs, il faut savoir que la chaleur dans un logement provient à 70% de la toiture. Quand on isole sa toiture, on peut gagner jusqu’à 5° C de fraîcheur ! Du coup, le fait de cumuler isolation et brasseurs d’air annule normalement le besoin d’un climatiseur. Cela étant dit, nous proposons aussi des primes pour le renouvellement des climatiseurs, avec du matériel économe en énergie. Pour conclure, nous pouvons dire que les actions de MDE portent aujourd’hui leurs fruits. Elles ont contribué à réduire la croissance de la demande en électricité de 8 % en 2000 à 1 % en 2020.

+ d’info ici : www.cirad.fr

LA RECHERCHE AU SECOURS DE LA BIODIVERSITÉ RÉUNIONNAISE : LA LUTTE CONTRE LES ESPÈCES EXOTIQUES ENVAHISSANTES

La pérennité des écosystèmes, La protection de L ’ environnement et Le maintien de La biodiversité font partie des thématiques prioritaires de recherche du cirad réunion-mayotte-océan indien. La Lutte contre Les espèces exotiques envahissantes (eee), espèces dont L ’ introduction et La propagation menacent La diversité bioLogique, est un des axes stratégiques du cirad dans La conservation des nombreux habitats natureLs et Le maintien de La diversité exceptionneLLe des espèces indigènes et endémiques.

Le Cirad et le Parc national de La Réunion au chevet de notre flore remarquable Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, La Réunion est un hotspot de la biodiversité mondiale par sa richesse unique de plantes endémiques. Cependant, les plantes exotiques envahissantes sont une des menaces principales pour les forêts indigènes de l’île, ce qui, en chaîne, impacte les habitats et les nombreuses espèces qui les composent. À la demande du Département de La Réunion et de la DEAL du ministère de la Transition écologique, le Cirad et le Parc national de La Réunion, avec l’aide du CNBM et autres partenaires, ont mené une étude pour cartographier le degré d’invasion des habitats, afin d’orienter et prioriser les actions de lutte contre les EEE. Cet outil a identifié 60 000 hectares à fort enjeu de conservation dont 5 000 hectares prioritaires d’actions de correction.

Des travaux très concluants… Parmi les autres travaux réalisés par le Cirad et ses partenaires, la lutte biologique contre la vigne marronne, Rubus alceifolius, est un véritable succès. Introduite à la fin du XIXème siècle, la vigne marronne est devenue une réelle menace pour la biodiversité du fait de ses caractéristiques invasives et de sa capacité de recouvrement qui asphyxie les espèces indigènes. Jusqu’en 2007, la riposte menée était essentiellement mécanique et chimique, mais coûteuse et finalement peu opérationnelle en termes d’efficacité durable à grande échelle. En introduisant la tenthrède Cibdela janthina à La Réunion, un insecte prédateur naturel de la vigne marronne et originaire de Sumatra, le Cirad a trouvé un moyen de lutte biologique singulier qui s’est avéré à terme efficace et beaucoup moins onéreux que les luttes traditionnelles et ceci malgré une défiance au départ des apiculteurs. … Et d’autres prometteurs ! Le Cirad mène aussi d’autres travaux, mais cette fois-ci afin de trouver des voies de valorisations de ces EEE. C’est le cas de l’exploitation des peuplements d’Acacia mearnsii, un arbre introduit au XIXème siècle et classé dernièrement par la DEAL sur la liste départementale des EEE. Les estimations des spécialistes montrent que cette espèce pourrait constituer un gisement potentiel stratégique de « bois énergie ». Cette valorisation originale contribuerait à l’essor d’une nouvelle filière et participerait à la transition énergétique de La Réunion. Une affaire à suivre en partenariat avec l’ONF !

Cartographie des niveaux d’invasion par les espèces exotiques envahissantes dans les milieux naturels à La Réunion (© Cirad).

Prolifération de Rubus alceifolius au sein d’une forêt indigène de La Réunion (© Marion Dailloux | Cirad)

L’ENVIRONNEMENT AU CŒUR DES PROJETS PORTUAIRES ET TERRITORIAUX

Le schéma directeur du patrimoine natureL (sdpn) refLète une voLonté forte de port réunion : mieux connaître Les miLieux natureLs du domaine portuaire, de façon à préserver Les zones d ’intérêt. dans ce cadre, des inventaires en miLieu marin ont révéLé des pépites de biodiversité méconnues !

Premier port d’outre-mer et 4ème port français en termes de trafic de conteneurs, Port Réunion, nom commercial donné au Grand Port maritime de La Réunion, est l’un des principaux moteurs économique de l’île. Dans son Projet stratégique 2019-2023, Port Réunion accentue son engagement environnemental en affichant une ambition phare de « port responsable ». « La mise en œuvre des actions de notre Schéma directeur du patrimoine naturel (SDPN) sert cette ambition. Conscients de la richesse écologique de notre domaine mais manquant de connaissances, nous avons initié le SDPN fin 2015 selon une démarche volontaire, avec l’aide des collectivités et associations locales », précise Priscille Labarrère, responsable du service Environnement et aménagement de Port Réunion.

Pour mieux connaître la biodiversité du territoire du port, des inventaires et suivis biologiques ont été réalisés sur un périmètre allant de la rivière des Galets à la Grande Chaloupe. Ils ont mis en évidence un patrimoine écologique insoupçonné : 78 espèces de coraux, 183 de poissons, 84 de macro-invertébrés, mais aussi une espèce jamais décrite de crinoïde, de magnifiques millépores et gorgones... Par ailleurs, au niveau terrestre, dans l’embouchure et le lit de la Ravine à Marquet et de la rivière des Galets, de même que sur le littoral, le SDPN a permis d’identifier 216 espèces de plantes, 12 bénéficiant d’un statut de conservation défavorable, dont trois protégées. Pour la première fois, la faune, la flore et les habitats naturels du domaine portuaire ont pu être recensés, identifiés et cartographiés. Autant de connaissances qui aideront à mieux prendre en compte le patrimoine naturel dans la politique d’aménagement du port. « Nous partageons ces données avec nos partenaires – État, collectivités, associations – dans une logique de gestion concertée visant le développement harmonieux du territoire réunionnais. » Avec le SDPN, Port Réunion se donne ainsi les moyens de préserver la biodiversité marine, en intégrant ses activités portuaires et industrielles dans un contexte plus large et en améliorant la connaissance des écosystèmes présents grâce à un réseau de partenaires scientifiques, y compris en zones profondes.

+ d’info ici : le SDPN de Port Réunion

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