Libertéexpression

Page 1

« On a les contradicteurs que l'on mérite » Les récents événements survenus sur notre campus et l'emballement médiatico-politique hâtif qui a suivi masquent bien que le problème qui nous occupe est nettement plus profond que l'action posée par un membre du corps académique. Action lamentable s'il en est. Le fond du problème se situe plutôt, selon le Grand Phallus, dans la gestion de la parole accordée ou non sur notre campus. En effet depuis maintenant plusieurs années il y a un manque criant de cohérence dans la politique de notre Alma Mater à cet égard. 1. Comment les autorités peuvent s'attaquer à quelqu'un qui prend position en public alors qu'ellesmêmes le font dans les procédures structurelles ? Les autorités ayant le dernier mot dans l'accord ou non de la parole ou encore en imposant arbitrairement des contradicteurs à certains et non à d'autres. 2. La politique des autorités académiques en matière de Liberté d'expression sur le campus n'est-elle pas en désaccord avec l'Article 3 alinéa b. des statuts de la Commission Culturelle, elle-même présidée par le Recteur ? Article 3.b. Elle coordonne et harmonise l'ensemble des activités culturelles existantes, sans pouvoir porter atteinte aux libertés d'expression et de manifestation. 3. Condamner la censure à outrance ainsi que vanter le caractère absolu de la Liberté d'expression et dans le même temps se réserver un droit de censure de certains intervenants, n'est-ce pas là infantiliser les organisateurs de conférences, d'entretiens et de débats ainsi que l'esprit critique du public ? Les autorités se réservent le droit de choisir sur quoi il est permis de s'exprimer et qui peut s'exprimer ou ne pas s'exprimer au sein de notre Université « Libre ». Qui surveille les gardiens ? 4. La politique incohérente du deux poids deux mesures en matière de Liberté d'expression ainsi que dans la condamnation des actes qui l'empêche engendre des réactions et des actes excessifs. Ceux auxquels nous avons assisté ce mardi 7 février 2012 en sont un exemple parmi d'autres. 5. La justification d'une telle action par le membre du corps académique notamment par le fait d'avoir été victime d'actions semblables par le passé nous ramène à la triste Lex Talionis. Gandhi a dit : « Oeil pour oeil finira par rendre le Monde aveugle » L'Ordre du Phallus recommande : La Liberté d'inviter les intervenants sans contrainte à venir s'exprimer ou débattre sur le campus pour les cercles et organisations reconnus par l'ULB et par là même adhérant au principe du Libre-Examen. Que la procédure disciplinaire à l'encontre du membre du corps académique ne soit pas une mascarade mais un procès équitable et respectueux des droits de la défense. Que les autorités de notre Alma Mater aient le courage de se remettre, elles aussi, en question.


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Issuu converts static files into: digital portfolios, online yearbooks, online catalogs, digital photo albums and more. Sign up and create your flipbook.