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Didon & É née
Opéra
de Henry Purcell
Passion et partage
La Fondation du Groupe Pictet est fière de soutenir le volet pédagogique du « GTJ - Grand Théâtre Jeunesse ».
En participant à ce programme de formation, nous nous engageons en faveur de la génération à venir.
Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir offrir aux talents de demain l’opportunité de découvrir les joies de l’opéra et du ballet, et peut-être même de susciter des vocations.
Les associés du groupe Pictet vous souhaitent une très belle saison 2024-2025.
Le Grand Théâtre de Genève remercie ses mécènes et partenaires de la saison 2024-2025 pour leur engagement généreux et passionné.
SUBVENTIONNÉ PAR
BRIGITTE LESCURE
AVEC LE GÉNÉREUX SOUTIEN DE
RÉMY ET VERENA BEST
GRANDS MÉCÈNES
POUR LE PROGRAMME PÉDAGOGIQUE
CAROLINE ET ÉRIC FREYMOND
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MÉCÈNES
BLOOMBERG BOGHOSSIAN
FONDATION VRM
HYPOSWISS PRIVATE BANK GENÈVE SA
ANGELA ET LUIS FREITAS DE OLIVEIRA
MONA LUNDIN-HAMILTON FRANCE MAJOIE LE LOUS
CARGILL INTERNATIONAL SA FONDATION COROMANDEL VERA MICHALSKI-HOFFMANN
DANCE REFLECTIONS BY VAN CLEEF & ARPELS DENISE ELFEN-LANIADO FONDATION LÉONARD GIANADDA MÉCÉNAT
MKS PAMP SA FAMILLE ROLLAND
ADAM ET CHLOÉ SAID
PARTENAIRES MÉDIA
FAMILLE SCHOENLAUB FONDATION DU DOMAINE DE VILLETTE
RTS TV & ESPACE 2 LE TEMPS
LÉMAN BLEU LE PROGRAMME.CH
PARTENAIRES D'ÉCHANGE
DEUTZ FLEURIOT FLEURS TPG
L'USINE SPORTS CLUB MANOTEL
PARTENAIRE MÉDICAL OFFICIEL
CENTRE DE MÉDECINE DU SPORT ET DE L'EXERCICE HIRSLANDEN CLINIQUE LA COLLINE
GUY DEMOLE
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1 Eva (Evita) Perón et son époux Juan Domingo Perón, 1952
Bridgeman Images 2 Margaret Thatcher, 1981 © Bridgeman Images 3 La Chambre des communes, à Londres © Dorling Kindersley / UIG / Bridgeman Images
Delphine Seyrig dans India Song de Marguerite Duras, 1975 © Bridgeman Images 5 La Femme des dunes de Hiroshi Teshigahara, 1964 © DR 6 Gena Rowlands dans Opening Night de John Cassavetes, 1977 © DR
9 The Remains of the Day de James Ivory, 1993 © DR 10 Salarymen au Japon © DR
Delphine Seyrig dans Les Lèvres rouges de Hary Kümel, 1971 © DR 8 La Femme des dunes de Hiroshi Teshigahara, 1964 © DR
11 Dirk Bogarde et James Fox dans The Servant de Joseph Losey, 1963 © DR
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LA PEAU EST UN PARFUM
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Eurudike De Beul en « Didon » © GTG / Carole Parodi
Didon & Énée
Dido and Æneas
Opéra de Henry Purcell
Livret de Nahum Tate d'après l'Énéide de Virgile
Créé en décembre 1689 à Chelsea
Dernière fois au Grand Théâtre en 2001-2002
Reprise de la production de 2020-2021 (en streaming)
Coproduction avec l'Opéra de Lille et les Théâtres de la Ville de Luxembourg
20 et 22 février 2025 — 20h
23 février 2025 — 15h
25 février 2025 — 19h
26 février 2025 — 19h30
Le spectacle durera environ une heure cinquante sans entracte
Avec le soutien de
Roméo et Juliette
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Beaucoup de bruit pour rien
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Direction musicale
Emmanuelle Haïm
Atsushi Sakai
Mise en scène et chorégraphie
Franck Chartier
(Peeping Tom)
Composition et conception musicale
Atsushi Sakai
Scénographie
Justine Bougerol
Costumes
Anne-Catherine Kunz
Lumières
Giacomo Gorini
Conception sonore
Raphaëlle Latini
Dramaturgie
Clara Pons
Collaboratrice artistique
Eurudike De Beul
Direction des chœurs
Mark Biggins
Dido, reine de Carthage
Magicienne / L'Esprit
Marie-Claude Chappuis
Æneas, prince troyen
Un marin
Jarrett Ott
Belinda, dame d'honneur
Deuxième sorcière
Francesca Aspromonte
Première sorcière
Deuxième dame
Yuliia Zasimova
Les artistes de la compagnie
Peeping Tom
Eurudike De Beul
Marie Gyselbrecht
Romeu Runa
Hun-Mok Jung
Brandon Lagaert
Christina Guieb
Yi-Chun Liu
Chœur du Grand Théâtre de Genève
Le Concert d'Astrée
Prise de rôle
Membre du Jeune Ensemble
Votre banque depuis 1816
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Gestion de fortune
Conseil en placement
Private equity
Planification patrimoniale
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Intro | 0
Didon & Énée fut créé dans un pensionnat londonien de jeunes filles, par les élèves ellesmêmes (en tout cas par une partie des élèves et pour au moins une partie de l'œuvre). Est-ce pour cette raison qu'Énée, bien que figurant dans le titre de l'œuvre, n'y apparaît que plutôt tardivement ? Et, encore plus parlant, qu'il n'y chante que très peu avant de disparaître et de laisser à nouveau les femmes dans leur solitude et spleen initial ? Car depuis le début, la tristesse de Didon renferme des profondeurs inépuisables et on sait que tout ça va mal finir. Plongeon vertigineux dans la psyché de Didon.
Notoire pour avoir réécrit Le Roi Lear avec une fin heureuse, le poète lauréat Nahum Tate prit aussi quelques libertés avec l'Énéide de Virgile. Dans son livret, Didon, la reine veuve de Carthage, reçoit le prince troyen Énée, en route pour l'Italie où il doit fonder une nouvelle Troie. Malgré ses réticences, Didon cède aux avances amoureuses d'Énée. Les sorcières complotent la ruine de Didon. Pendant que le couple royal est à la chasse, un orage éclate. Une sorcière travestie en Mercure dit à Énée qu'il doit abandonner Didon et partir pour l'Italie. Énée et ses marins se préparent à embarquer, pour la plus grande joie des sorcières. Énée quitte Didon, qui se donne la mort devant sa compagne Belinda. Les Amours en deuil pleurent sa perte.
Intro | 1
Dans l'univers théâtral du collectif de danse belge Peeping Tom, les relations entre les êtres qui habitent le plateau sont l'excuse d'autant de voyages à l'intérieur des corps et de l'esprit. Zooms et dézooms nous emmènent d'un monde des perceptions microscopiques à celui macroscopique de sentiments grands comme... comme la plus difforme des réalités superlatives.
Ce monde psychique et émotif, aux règles à la fois strictes et organiques, sera amené, pour la première fois dans le parcours du collectif, à rentrer dans le cadre de la scène de l'opéra.
Pour la première fois au Grand Théâtre de Genève car si l'expérience a bien été créée ici, elle a depuis habité les scènes d'opéras française, belge et luxembourgeoise.
Emmanuelle Haïm est la cheffe de cérémonie à la tête de l'ensemble avec lequel elle a parcouru en long et en large les sentiers de la musique de Purcell. Le Concert d'Astrée se prêtera à quelques exercices périlleux d'improvisation musicale sous la direction d'Atsushi Sakai, violoncelliste et pour le coup maître compositeur des interstices musicaux, évoluant d'une réalité à l'autre de la scène, d'une interprétation musicale pure à des chromatismes inspirés par la descente vers le tombeau du fameux air final « When I am laid in earth». Didon est l'unique véritable opéra laissé par l'Orphée britannique : mais un Didon comme celui-ci, vous n'en avez jamais vu ni entendu.
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Intro | 0
Dido & Æneas was written to be performed in a Chelsea school for girls by the girls themselves (at least a part of them and a part of the work). Is this the reason why Æneas, even if he features in the title of the opera, only shows up relatively late and sings very little before disappearing and leaving the women in their former state of solitude and ennui. From the very beginning, Dido's grief contains inexhaustible depths, and we know that all this is bound to end badly as we dive into Dido's psychological abyss.
Infamous for having rewritten King Lear with a happy ending, the Poet Laureate of the time, Nahum Tate, also took a few liberties with Virgil's Æneid. In his libretto, Dido, the widowed Queen of Carthage, entertains the Trojan Prince Æneas, on his way to found a new Troy in Italy. Despite her misgivings, Dido lets herself be seduced by Æneas. Witches plot Dido's ruin. While the royal couple are out hunting, the Sorceress conjures a storm, and a witch disguised as Mercury tells Æneas he must leave Dido and sail for Italy. Æneas and his sailors prepare to leave, to the delight of the witches. Æneas parts from Dido, who kills herself before her confidante Belinda once he has gone. Dido's death is lamented by mourning cupids.
Intro | 1
In the theatrical world of the Belgian dance collective Peeping Tom, relationships between the beings who inhabit the stage are the starting point of endless explorations inside bodies and minds. As they zoom in and out, we embark on a journey from microscopic impressions to macroscopic feelings as huge as... the most grossly misshapen of superlative realities. Their world of psyche and emotion, with rules that are both strict and organic, will take the shape of an opera for the first time in the collective's history. For the first time at the Grand Théâtre de Genève, because although the experience was created here, it has since been performed on opera stages in France, Belgium and Luxembourg. Let welcome them back to the departed shore!
Emmanuelle Haïm herself is officiating as mistress of ceremonies at the head of the ensemble with which she has long been exploring the music of Purcell. Le Concert d'Astrée will busy themselves with some improvisational pyrotechnics, shifting from one reality on the stage to another, from authentic musical textures to magnificent chromatics inspires by Dido's famous descent to the grave “When I Am Laid In Earth”. This is the only real opera the British Orpheus ever composed, and this is Dido like you have never seen or heard it before.
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Vibrons pour la culture romande
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La RTS contribue au renforcement culturel romand, à la radio, à la télévision et sur le digital, grâce à près de 50 émissions culturelles hebdomadaires.
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Acte 1
Entourée de sa cour, Didon, la reine veuve de Carthage, est inconsolable. Sa confidente Belinda tente désespérément de la réconforter, mais Didon est accablée, affirmant que la paix et elle ne sont plus que des étrangers. Belinda suggère à Didon que l'amour la guérira de son chagrin, et lui recommande d'épouser Énée, un hôte troyen qui est tombé amoureux d'elle. Didon craint qu'un tel mariage ne fasse d'elle une souveraine faible, mais Belinda lui fait remarquer que même les plus grands héros cèdent à l'amour. Lorsqu'Énée fait son entrée à la cour, Didon a encore des réserves et l'accueille froidement. Finalement, son cœur se plie à l'idée et elle répond favorablement à sa demande en mariage.
Acte 2
Au fond d'une grotte, une sorcière maléfique élabore un plan pour apporter destruction et calamité à Carthage et à sa reine. Elle fait appel à ses apprentis et leur dévoile son plan diabolique avec des instructions pour que chacun d'entre eux le mette en œuvre et l'exécute. Son elfe le plus digne de confiance prendra l'aspect du dieu Mercure afin d'ordonner à Énée de quitter Carthage pour l'Italie. Didon sera tellement accablée par le chagrin qu'elle mourra le cœur brisé. Un groupe de sorcières écoute attentivement la magicienne et jette un sort pour provoquer un violent orage qui amènera Didon et son groupe de chasseurs à retourner au palais après s'être arrêtés dans un paisible bosquet.
Didon & Énée s'arrêtent avec la cour dans un bosquet pour se reposer après avoir passé la majeure partie de la journée à chasser. Belinda ordonne aux serviteurs de préparer des rafraîchissements pour le couple royal. Alors que les préparatifs sont en cours, Didon entend le
tonnerre qui gronde au loin. Belinda interrompt immédiatement l'agitation des serviteurs et leur ordonne de plier bagages afin de pouvoir rentrer en ville avant l'arrivée de l'orage. Tout le monde quitte le bosquet, sauf Énée qui est retenu par le méchant elfe déguisé en Mercure, qui lui dit de quitter Carthage et mettre le cap sur l'Italie afin d'établir une nouvelle Troie. Croyant en un ordre divin, Énée obéit, mais il est torturé par le remords de devoir laisser Didon derrière lui. Le cœur lourd, il retourne au palais pour préparer son départ.
Acte 3
Une flotte de navires est préparée pour l'embarquement par de joyeux marins troyens qui prennent congé de leurs amantes carthaginoises. La méchante sorcière et ses apprentis surveillent l'évolution réussie de leurs plans. La sorcière annonce son nouveau projet pour Énée — il faudra faire sombrer son navire en mer. Les esprits malins éclatent de rire et se rejoignent dans une danse.
De retour au palais, Didon et Belinda sont incapables de trouver Énée. Didon est saisie d'effroi. Belinda, en vain, fait de son mieux pour la consoler. Quand il arrive, Didon exprime ses soupçons quant à son absence. Énée les confirme mais lui dit qu'il va défier les dieux et rester avec elle. Didon le traite d'hypocrite, incapable de pardonner sa transgression envers elle. S'il fut prêt une fois à la quitter, il le sera encore. Elle lui ordonne de partir. Mais le chagrin de Didon est trop grand, et elle sait qu'elle ne s'en remettra jamais. Elle cède à la cruauté du destin et se résigne à mourir d'un cœur brisé. Seule avec Belinda, elle laisse la mort venir et demande qu'on se souvienne d'elle mais qu'on oublie son destin. Des Amours en deuil viennent répandre des roses sur sa tombe.
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Act 1
Surrounded by her court, Dido, the widowed Queen of Carthage, is inconsolable. Her confidante, Belinda, tries to comfort her, but Dido claims that she and peace are now strangers. Belinda suggests to Dido that love might cure her of her grief, and recommends that she marry Æneas, a Trojan guest who has fallen in love with her. Dido fears that such a marriage will make her a weak ruler, but Belinda points out that even the greatest heroes give in to love. When Æneas enters the court, Dido still has reservations and welcomes him coldly. Finally, her heart gives in to the idea and she gives in to his wooing.
Act 3
Deep in a cave, an evil sorceress devises a plan to bring destruction and calamity to Carthage and its queen. She calls her apprentices and reveals her diabolical plan with instructions for each of them to carry out. Her most trusted elf will take on the guise of the god Mercury to order Æneas to leave Cathage for Italy. Dido will be so overcome with grief that she will die of a broken heart. A group of witches listens attentively to the sorceress and conjures up a violent storm, which will lead Dido and her hunting party to return to the palace after stopping in a peaceful grove.
Dido and Æneas rest in a grove after spending most of the day hunting. Belinda orders the servants to prepare refreshments for the royal couple. While the preparations are underway, Dido hears thunder rumbling in the distance. Belinda immediately interrupts the bustle of the servants and orders them to pack up so that they can hasten back to town before the storm arrives. Everyone leaves
the grove, except Æneas, who is held back by the evil elf disguised as Mercury, who tells him to leave Carthage and set sail for Italy to establish a new Troy. Believing in a divine order, Æneas obeys, but is tortured by remorse at having to leave Dido behind. With a heavy heart, he returns to the palace to prepare for his departure.
Act 3
Merry Trojan sailors are preparing the fleet to sail away and saying farewell to their Carthaginian lasses. The wicked sorceress and her apprentices survey the successful progress of their plans. The sorceress announces new mischief for Æneas — they must make his ship flounder at sea. The evil spirits cackle madly and join in a dance. Back at the palace, Dido and Belinda are unable to find Æneas. Dido is frightened. Belinda does her best to console her, but to no avail. When he arrives, Dido expresses her suspicions about his absence. Æneas confirms them but tells her that he will defy the gods and stay with her. Dido calls him a hypocrite, unable to forgive his transgression against her. If he was ready once to leave her, he will be ready to do so again. She orders him to leave. But Dido's grief is too great, and she knows she will never recover. She gives in to cruel Fate and resigns herself to dying of a broken heart. Alone with Belinda, she lets death's shadow come over her and asks to be remembered, but to forget her fate. Mourning Lovers spread roses on her grave.
Didon & Énée de Henry Purcell (1659-1695)
Livret de Nahum Tate d'après l'Énéide de Virgile
[A] Waking up prayer
1. Overture
[B] Protocole
Act the First
2. Shake the cloud… Banish sorrow (Belinda, Chorus)
[C] Conversation
3. Ah! Belinda, I am prest with torment (Dido)
4. Recitative Grief increases by concealing (Belinda, Dido)
5. When monarchs unite (Chorus)
6. Whence could so much virtue spring (Dido)
[D] Sensitive
7. Duet Fear no danger to ensue (Belinda, 2nd Woman, Chorus)
[E] RRR
8. Recitative See your royal guest appears (Belinda, Aeneas, Dido)
9. Cupid only throws the dart (Chorus)
10. Recitative If not for mine (Aeneas)
11. Pursue thy conquest (Belinda)
12. To the hills and the vales (Chorus)
13. The triumphing dance
[F] Slo-Mo
Act the Second
14. Prelude for the witches Wayward sisters (Sorceress, 1st Witch)
15. Harm's our delight (Chorus)
16. Recitative The Queen of Carthage, whom we hate (Sorceress)
17. Ho ho ho (Chorus)
18. Ruin'd ere the set of sun (1st & 2nd Witches, Sorceress)
19. Ho ho ho (Chorus)
20. Duet But ere we this perform (1st & 2nd Witches)
21. In our deep vaulted cell (Chorus)
22 Echo Dance of the furies
[G] Royce
Éditions des partitions Dido and Æneas : Copyright 1995 King's Music, Clifford Bartlett / 2019 Early Music Company
Ode de Jeremiah Clarke (extrait) Édition mise à disposition gracieusement par Vincent Dumestre – Le Poème Harmonique
23. The Grove, ritornelle
24. Thanks to these lonesome (Belinda, Chorus)
[H] Permets qu'un instant je me repose à tes côtés
25. Oft she visits this lone mountain (2nd Woman)
26. Recitative Behold upon my bending spear (Aeneas, Dido)
27. Haste to town (Belinda, Chorus)
[I] Mr Purcell's farewell (extrait de Come, come along for a dance and a song de Jeremiah Clarke)
28. Recitative Stay Prince and hear great Jove (Spirit, Aeneas)
Act the Third
29. Prelude and song Come away fellow sailors (1st Sailor+Chorus)
30. The sailors dance
[J] Troisième fenêtre — Kneel — Schizo Dido
31. Recitative See the flags and steamers curling (Sorceress, 1st & 2nd Witches)
32. Our next motion must be to storm her lover (Sorceress)
33. Destruction's our delight (Chorus)
34. The witches' dance
[K] Doom-Zoom
[L] Cauchemar — Riot of Dido — Slo-Mo
35a. Recitative Your counsel all is urg'd in vain (Dido, Belinda, Aeneas)
[M] Départ d'Énée
35b. Recitative But Death, alas! (Dido)
36. Great minds against themselves conspire (Chorus)
Compositions Atsushi Sakai Tomás Bordalejo, Stylianos Dimou, Nicolas Flodrops, Eric Haegi
Souligné
Compositions d'Atsushi Sakai
37. Recitative Thy hand, Belinda (Dido)
38. When I am laid in earth (Dido)
39. With drooping wings ye Cupids come (Chorus)
Le Briefing
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30 janvier 1649
Décapitation de Charles Ier, roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande, petit-fils de Marie Stuart, par les forces révolutionnaires calvinistes d'Oliver Cromwell. La monarchie est abolie. La musique aussi.
10 septembre 1659
Naissance de Henry Purcell à Londres ; la maison paternelle est à l'ombre des tours de l'abbaye de Westminster.
25 mai 1660
Après des années d'exil en France, le fils de Charles Ier débarque à Douvres. La monarchie est restaurée. Charles II, « The Merry Monarch », marqué par son séjour en France, remet le théâtre, la musique et les plaisirs au goût du jour.
1664
Au décès du père de Purcell, son oncle Thomas lui trouve une place à la Maîtrise de Westminster, comme choriste. Il y reçoit toute son éducation musicale.
2 septembre – 6 septembre 1666
Le Grand Incendie de Londres dévaste la capitale anglaise. La ville est reconstruite. Christopher Wren signe, entre autres, les plans de la nouvelle cathédrale Saint-Paul, un dôme pour concurrencer Rome.
1679
John Blow, titulaire des orgues de Westminster depuis une décennie, démissionne à la faveur de Henry Purcell.
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1681
Purcell ajoute à son poste de Westminster celui d'organiste de la Chapelle royale.
23 avril 1685
Charles II, père d'innombrables bâtards, meurt sans autre hériter légitime que son frère Jacques, duc d'York. Couronnement de Jacques II d'Angleterre à Westminster : Purcell compose pour l'occasion deux hymnes (anthems).
23 décembre 1685
L'adoption publique par Jacques II de la religion catholique romaine déclenche une nouvelle guerre civile et une crise de pouvoir. Il part en exil en France, laissant sa fille Marie II lui succéder. Son mari, le Stathouder des Pays-Bas Guillaume d'Orange, co-règne avec elle sous le nom de Guillaume III.
1689
Création probable de son seul véritable opéra, Dido & Æneas.
28 décembre 1694
Marie II meurt de la variole. Purcell compose pour ses obsèques une marche funèbre déchirante.
6 mars 1702
À la mort de Guillaume III, Anne, la sœur de Marie II, lui succède. La lignée des Stuarts protestants s'éteint avec elle.
21 novembre 1695
Purcell meurt d'une pneumonie la veille de la Sainte-Cécile, la patronne des musiciens qu'il célébra dans sa magnifique ode Hail, bright Cecilia. Il n'avait que 36 ans et était au sommet de ses pouvoirs musicaux. On l'enterra dans l'abbaye de Westminster, à côté des grandes orgues.
Didon & Énée : entre les mondes
Entretien de Clara Pons avec Franck Chartier, co-fondateur de Peeping Tom et metteur en scène de la production présentée et conçue avec les artistes de la compagnie. Mais pas seulement. Le Concert d'Astrée sous la direction d'Emmanuelle Haïm se joint à l'aventure, ainsi qu'Atsushi Sakai, toujours présent au violoncelle et au continuo dans l'ensemble, qui rejoint pour ses propres compositions Emmanuelle Haïm à la direction.
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Franck Chartier © DR
Comment Peeping Tom est-il venu à l'opéra ?
C'est Aviel Cahn qui est venu vers nous. Il nous avait d'abord proposé La traviata. On s'est vite rendu compte que ce n'était pas pour nous. Avec Didon & Énée par contre, ça a été tout de suite le coup de foudre. On a immédiatement commencé à se projeter dans la pièce, on s'est tout de suite emparé de la musique. On a vu quelque chose de cinématographique qu'on pourrait développer à partir de la musique, à travers des sons, des ambiances, des rythmes. On est vite passé à la question suivante : comment à la fois amplifier et dévier la musique, comme si elle suivait la pensée d'un personnage ? Comment rentrer dans son monde, zoomer dans sa tête et ressortir de cette plongée avec la musique de Purcell ?
Vous détournez l'opéra ? Vous y incorporez des nouvelles musiques ?
Oui ! On cherchait à créer des atmosphères assez sombres à la Penderecki. On voulait développer le caractère de Didon dans ses côtés obscurs et amener une ambiance oppressante qui puisse contraster avec les passages plus joyeux de la musique de Purcell. Pour nous, c'est aussi une manière de mettre cette dernière en valeur. Une ambiance peu colorée, peu composée, une couche assez neutre musicalement, même si dérivée des motifs de Purcell, transforme les numéros de la pièce originale en réelles bouffées d'air.
Mais vous racontez finalement une autre histoire que celle de Didon & Énée ?
On a commencé par analyser les personnages de la pièce. Et puis, on s'est vite aperçu qu'on avait envie de creuser plus loin dans l'histoire. Finalement, il y a très peu d'éléments donnés sur Didon et on pouvait remplir ce vide, inventer
une histoire. On est partis sur l'histoire d'une femme riche qui tombe amoureuse d'un de ses serviteurs, un serviteur immigré qui vient d'arriver avec son fils d'un pays en guerre. Elle s'éprend de lui et, parallèlement, se projette dans l'opéra Didon & Énée qu'elle demande obsessivement à son orchestre, à ses chanteurs de jouer. On raconte l'histoire de cette femme qui se projette dans Didon. Ça nous permet évidemment une grande liberté d'écriture. Cette femme reste une Didon paradigmatique mais, en outre, on peut se perdre dans tous les méandres que ce caractère nous inspirait puisqu'elle n'est pas Didon.
Tout en essayant de comprendre qui pourrait être Didon, nous ouvrons les possibilités de développer le récit. L'histoire est, elle, la même : Didon est veuve, elle a promis fidélité et elle balance entre son cœur et sa raison. C'est une histoire d'amour fatale. Didon reste prisonnière de sa raison, ne cède pas à Énée et s'étouffe dans ses doutes. C'est une femme forte, déjà un peu âgée, qui a lutté toute sa vie et qui ne sait pas à qui léguer ce qu'elle a construit. Il y a chez elle un traumatisme premier qu'elle ne peut pas résoudre et qui l'empêche d'accéder à son amour.
Pour raconter cette histoire, vous utilisez le dédoublement des personnages, avec des personnages qui chantent et d'autres qui jouent et dansent les nouveaux rôles, c'est-à-dire les chanteurs d'un côté et les artistes de Peeping Tom de l'autre ?
Oui, notre Didon (Eurudike De Beul) est une femme riche. Elle a des serviteurs, un orchestre et des chanteurs à sa disposition. Elle adore la musique et se projette dans les chanteurs et leur art qui lui paraît sans attaches. Par exemple, elle voit dans Marie-Claude [Chappuis] un alter ego, sans famille, sans enfant, sans amour. Elle projette sur elle (et Didon que Marie-Claude
chante) sa propre vie. Elle est obstinée par la pièce de Purcell qu'elle veut écouter tous les jours et termine par se confondre avec Didon et avec l'amour que Didon a pour Énée.
Mais est-ce que les chanteurs s'identifient eux aussi à leurs rôles chantés ?
Oui bien sûr ! Eurudike, notre femme riche, veut que ses serviteurs soient vrais, sincères. Elle veut que Marie-Claude soit vraiment une Didon, Jarett [Ott] un vrai Énée. Elle veut sentir une vraie relation entre eux, un amour véritable. Même la cheffe Emmanuelle Haïm devient partie de cette fiction. Et aussi Atsushi Sakai — le compositeur — qui est sur scène et rentre donc complètement dans sa mise en scène. Il compose la musique pour elle. Tout devient un. Sa vie c'est eux, elle se confond avec eux.
Franck Chartier, vous dites : « Elle veut sentir ». Est-ce que la pièce devient donc une étude sur le non-sentir ?
Oui, Didon ne peut tomber amoureuse, elle ne peut avoir de rapports physiques, de proximité. Elle demande aux autres de jouer cela à sa place et de lui rapporter ce qu'ils ont pu sentir, quels sentiments et quelles sensations. Elle a peut-être des souvenirs de sa première vie avec son mari (Sychée) mais elle ne peut pas se permettre de vivre quelque chose de nouveau. Elle choisit donc de vivre par procuration.
Dans votre mise en scène, il y a un parlement (le chœur) qui observe Didon sans arrêt. Dans sa chambre, dans son lit, nue ou habillée.
On voulait raconter l'histoire d'une femme publique, qui n'a aucune intimité, pas de vie privée, ou une qui est tout à fait mise en scène et soumise à l'État qu'elle gouverne ou qui
la gouverne. Toutes ses actions sont guidées par un protocole. Tout est réglé et organisé. Il n'y a aucune place pour ses sentiments : le parlement l'observe constamment. Elle n'a aucune possibilité d'échapper à ce qu'on attend d'elle et ne peut pas en faire abstraction. Elle reste enfermée dans cette oppression et ne peut donc vivre sa passion.
Mais ne croit-elle pas dans son sacrifice ?
Non, elle rêve de vivre cet amour. C'est comme si elle passait à côté d'une vie qu'elle aurait aimé avoir. C'est comme si un monde lui avait été caché. Mais elle n'a pas le courage d'aller l'explorer. Même si Belinda l'y encourage. Elle est incapable de faire le pas. Ses peurs sont plus fortes.
Donc c'est finalement Didon elle-même qui en fait un sacrifice ?
Oui, c'est la raison pour laquelle nous avons décidé que Marie-Claude (donc Didon) joue aussi la magicienne (ainsi que Belinda et la Deuxième Dame jouent elles aussi les sorcières). On se rend compte ainsi qu'il y a une autodestruction.
C'est le dédoublement de soi, le côté sombre de chacun de nous qui s'autodétruit, qui tue l'amour. On détruit parce qu'on craint de s'abandonner, on a peur de souffrir, de se faire abuser, de se faire écraser. On se fragilise en aimant, en (se) donnant à l'autre et Didon, qui est une femme forte, craint ce dévoilement. Elle n'a pas l'habitude de se découvrir, c'est une femme publique.
Vous ne l'avez pas rendu très sympathique, ce personnage…
Non, toutes ses peurs ressortent par des ressentiments, de l'agressivité, des explosions de souffrance, de haine et de hargne.
C'est pour ça que les sorcières sont très importantes dans la pièce. Tout ce qui va sortir de cette frustration passe à travers elles. La méchanceté, cette frustration de l'amour qui ne peut pas être donné et qui ne peut pas être reçu.
Comment arrivez-vous à transformer le personnage de Marie-Claude, à la base très doux, dans ce personnage tout d'un coup hargneux ? Est-ce Eurudike, son double acteur, qui lui impose d'incarner son inconscient quand Marie-Claude se transforme en sorcièremagicienne ?
Concrètement, quand Erurudike se rend compte qu'elle ne peut passer à l'acte, elle se retourne contre tous, y compris contre son défunt mari. Et là, la brèche est assez grande pour que les sorcières prennent la main.
Vous parlez de cette terre infertile que Didon habite, un désert, une colonie en isolement, au milieu de la sécheresse.
Oui, ça correspond au fait qu'elle n'a pas de projection dans l'avenir. On voulait développer le fait que Didon n'a pas de descendance. Avec les artistes de la compagnie, on avait abordé la question : que signifie aujourd'hui dans notre monde de « faire » un enfant ? Elle, notre Didon, se retrouve dans cette position d'ultimatum, c'est peut-être la dernière chance. Elle n'y a peut-être pas pensé jusqu'à ce moment-là et, subitement, elle est confrontée à cette question. Elle voit alors la fin toute proche et puis qu'elle ne laisse rien derrière elle. Tout d'un coup, tout ce qui avait du sens, le travail et le pouvoir, est annihilé par cette vision. Tous ses repères s'effondrent. Elle est prise dans un tourbillon d'angoisse invraisemblable.
Elle choisit donc à la fin un suicide, un suicide collectif ?
Ce que devient la colonie, cette Carthage imaginaire, ce n'est pas clair, mais elle, en tout cas, se rend compte qu'elle ne peut être heureuse sans amour et choisit la mort. Elle goûte à l'expérience du presqu'amour et puis entraîne tout et tous dans sa chute.
Énée, qui arrive très tard dans la pièce et qui repart tout de suite, est doublé par un des acteurs-danseurs. Avez-vous voulu donner à Énée une consistance avec le personnage parallèle de Romeu [Runa], ce serviteur qui arrive avec toute une vie derrière lui ?
Oui, on a voulu montrer un personnage fort en contrepoint à Didon : un survivant qui arrive avec son fils. Il est donc fort, mais lui aussi est blessé et faible. Il a perdu la guerre, il a tué, mais il est plus équilibré que Didon. Il retombe toujours sur ses pattes, a plus de résilience. Il a tout perdu mais il est là pour reconstruire et ne se laisse pas emporter par le maelström des émotions. Romeu a un fils et peut se projeter dans un avenir. Il a tout, finalement, et n'est pas dans une position psychologique faible comme celle de Didon.
On peut imaginer que Didon est amoureuse de ce qu'il représente ?
Oui, absolument. Il est jeune. Dans notre histoire, Eurudike et Romeu ont presque vingt ans de différence. Et oui, elle se projette dans ce destin qu'elle aurait peut-être pu avoir elle-même vingt ans auparavant. Elle tombe amoureuse de cette autre direction, de cette vie manquée.
Vous développez le personnage de Romeu Runa aussi dans la relation qu'il a avec les autres serviteurs. Est-ce que Didon/Eurudike est manipulatrice en le poussant dans les bras de la servante qui représente Belinda (Marie Gyselinck) ?
Elle manipule mais elle le fait inconsciemment. Elle ne le fait pas par perversion, elle n'en tire aucun plaisir. Si elle pousse Belinda/Marie à tomber amoureuse d'Énée/Romeu, elle le fait pour essayer de ressentir, pour essayer de sentir les émotions. Bien sûr que pour Belinda/Marie c'est un abus. Mais, pour Didon, ce n'est pas de l'ordre de la méchanceté, juste de la projection. Quand Marie tombe elle-même amoureuse de Romeu, le piège se referme sur Eurudike.
Mais est-ce que le même jeu amoureux se déroule du côté des chanteurs ?
Non, il n'y a pas forcément de symétrie. Le couple formé par Marie-Claude et Jarett Ott représente une image idéale. Ils sont comme la building image que Didon/Eurudike construit. C'est une histoire fausse. Elle se sert des chanteurs pour écrire cette histoire, pour la mettre en scène. Jusque dans la mort où l'on assiste, d'une part, à la mort chaste et pure de Marie-Claude qui s'enfonce sans souffrance en chantant son air tellement touchant et, d'autre part, à l'agonie douloureuse et moche d'une vieille femme dans son lit.
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Photo de la représentation sans public de 2021 avec Marie-Claude Chappuis et Jarrett Ott à gauche et les artistes de Peeping Tom sur le lit et du chœur sur la tribune © GTG / Carole Parodi
Les triomphes de la beauté, selon Emmanuelle Haïm
Une entrevue par Clara Pons
Emmanuelle Haïm, il y a plus de vingt ans déjà que vous avez formé Le Concert d'Astrée ?
On a déposé les statuts en 2000 et notre premier concert en janvier 2001 a du être Haendel/Rameau. À l'époque, on était quelques passionnés et aujourd'hui on l'est toujours. Il y avait déjà Atsushi (Sakai), Patrick (Beauregard), notre premier hautbois, Nicola Dal Maso, notre contrebassiste, Benoît Hartoin, avec qui on échange énormément aux claviers. On se connaissait déjà et finalement fonder Le Concert d'Astrée, c'était plus une formalité qu'autre chose. Certains membres fondateurs sont ensuite partis pour créer leurs propres ensembles. Stéphanie-Marie Degand qui a été presque dix ans notre premier violon dirige à présent La Diane Française, Alexis Kossenko, un de nos anciens flûtistes, a lui aussi créé son ensemble Les Ambassadeurs. Ce passage de relais, c'est vraiment l'esprit de la musique ancienne. C'est une famille d'esprit de musiciens. On est habitués à faire un travail historique, à beaucoup rechercher, dans les pratiques, les sons, les instruments. On se sollicite les uns
les autres, ça encourage les passerelles et les projets individuels. David Plantier, notre violon solo depuis dix ans, mène aussi ses projets — Les Plaisirs du Parnasse et le Duo Tartini — et ce travail de cordes a un grand impact au sein même du Concert d'Astrée.
C'est très différent que dans le monde des orchestres traditionnels où les musiciens ont un rôle tout de même plus passif ?
Pas nécessairement. Les premières fois que j'ai été invitée au City of Birmingham Symphony Orchestra, l'ex-orchestre de Simon Rattle à l'époque, j'ai été abasourdie du nombre de format différents qu'ils avaient, des formats de pratique de musique de chambre ou de recherche en musique contemporaine. Et puis, quand j'ai été à Glyndebourne, j'ai vu le système de doublures qui était en place, chaque poste a une doublure qui lui-même a une doublure, et ainsi du chef jusqu'à l'assistant de l'assistant du chef d'orchestre, qui porte le message jusque dans les classes d'école. À tous les niveaux, artistiques mais aussi de productions. Il y avait
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Entretien avec Emmanuelle Haïm
Emmanuelle Haïm © GTG / Carole Parodi
au centre la transmission d'un savoir avant toute chose. Les Anglais étaient plus avancés que nous au niveau de la médiation et de l'éducation. Évidemment, quand nous sommes arrivés à Lille, c'est une des premières choses que nous avons essayé de mettre sur pied. Des ateliers, des résidences, des spectacles, qui créaient un lien inédit avec des professeurs et des élèves. La passion du répertoire historique va pour nous de pair avec un questionnement sur la place du musicien aujourd'hui et ses rapports avec les différents publics.
J'ai eu l'occasion de faire la première édition qui n'a pas été dirigée par Simon Rattle de Zukunft @Bphil, le projet éducatif entre les Berliner Philharmoniker et 250 élèves qui a lieu chaque saison dans les hangars qu'une vieille gare routière à Alt-Treptow (Arena Treptow). Il y a eu un film sur l'une des éditions, celle sur Stravinsky et Le Sacre du printemps, qui a mis en lumière ce genre de projets. Bref, moi j'ai fait le projet autour des caprices de la nature et de Rameau. C'est incroyable, ce que j'ai appris en travaillant sur ce projet, à commencer par faire l'expérience d'aller en dehors de mes convictions.
Mais comment trouvez-vous le temps pour faire tout cela ?
On a toujours fait les choses avant d'avoir les moyens. Cet esprit est encore présent maintenant. C'est un peu dingue mais on se dit toujours : on trouvera bien une solution et puis on y va ! Au bout de trois ans, on était invité au Lincoln Center ! En plus, on était toutes enceintes à l'époque ! C'était épique ! On était très peu. Malgré tout, même si on est aujourd'hui un peu plus, on fait toujours les choses de manière presque artisanale. On a fait des rencontres extraordinaires, avec des musiciens, des metteurs en scène, et ça continue !
Votre répertoire s'est étendu au fur et à mesure de ces rencontres ?
Notre répertoire, c'est finalement l'étendue historique du clavecin, de Claudio Monteverdi et Francesco Cavalli à Gluck et Mozart, en passant par Lully, Delalande, Campra, Rameau, du Seicento italien à la fin du XVIIIe français, quand on commence à jeter le clavecin par les fenêtres car c'est la Révolution. Ce sont plus de deux siècles, c'est beaucoup !
Votre porte d'entrée dans la musique reste donc depuis vos débuts ancrée dans votre pratique du clavecin ?
Oui, surtout parce qu'on ne saurait tout faire. Et que plus je creuse, plus je vois qu'on n'en sait jamais assez. Ça n'a pas de fin ! Si vous voulez comprendre Rameau, il faut jouer tout Rameau. Et puis ce qu'il y a avant Rameau. Et ce qu'il y a avant avant Rameau. Sans parler des influences d'autres régions et styles. On se nourrit des expériences des musiciens, des musicologues, des chercheurs, des facteurs, c'est une découverte permanente.
Ça fait quoi alors de revenir plus de vingt ans plus tard à Didon & Énée, après avoir étendu votre répertoire purcellien ?
On avait sans doute l'inconscience de la jeunesse quand on a fait l'enregistrement en 2003. Peut-être aussi une certaine inhibition, portée par la marque qu'ont laissée certains grands interprètes des chefs-d'oeuvre du répertoire. Mais chaque expérience que l'on a faite en plus, chez Purcell et en relation avec d'autres compositeurs, vient évidemment éclairer notre compréhension. Ce qu'on voit dans cette pièce, c'est qu'il y a une dramaturgie très construite, concise. Oui, il y a des ellipses, puisqu'on a
des textes qui ne sont pas mis en musique et oui, les indications sont quelquefois très succinctes car le manuscrit est bien plus tardif que la création de l'œuvre et qu'il n'est pas autographe.
Quand bien même on aurait un manuscrit autographe, on voit bien que c'est une version à ce jour-là : quand on compare par exemple les différents manuscrits de la partition de Poppée, elles divergent selon la version du jour.
En revenant à Didon & Énée, on remarque certainement plus de détails, qu'on ne pouvait pas entendre peut-être avant. Peut-être aussi revient-on avec une certaine sagesse que l'on espère acquise avec le temps et on prend plus le temps d'apprécier ces détails. Ce qui me frappe chez Purcell, c'est l'extraordinaire raffinement et complexité qui se cachent sous une apparente simplicité. Il y a quelque chose de très direct dans la manière dont il s'adresse à nous. Regardez ce lamento que tout le monde connaît, regardez le détail des parties intermédiaires, comment il souligne par des dissonances presque invisibles, très cachées, des mouvements harmoniques intérieurs, la mort de Didon. Quel extraordinaire talent ! Et quelle sincérité ! Quelle façon de toucher les âmes si bien, avec si peu de moyens, avec juste une basse obstinée chromatique. Must de l'époque, il utilise les basses obstinées de manière récurrente durant toute la pièce, en variant les écritures et sans que l'oreille ne le remarque dans un premier temps.
Que souhaiteriez-vous au public au sortir de la représentation ?
Pour moi, il n'y a pas de musique pour initiés. La musique est à tout le monde. D'abord, quand vous faites entendre un chanteur à quelqu'un, tout le monde a son opinion dessus. Et c'est bien ! « Ah ! elle, je l'aime bien ! » ou « Beurk ». On aime ou on n'aime pas. La musique est faite pour tous.
Après, on vient éventuellement de cultures différentes, on vient éventuellement d'univers différents, d'univers sonores différents, et peutêtre qu'on peut avoir le sentiment que certaines musiques ont un accès plus complexe. En réalité, moi j'essaie de défendre des musiques qui me semblent universelles, qui me parlent et qui me touchent. Et si ça me touche, j'aimerais pouvoir toucher les autres aussi, j'essaye de faire en sorte qu'ils puissent voir la beauté qui est là. Je voudrais être cet accès à la complexité mais surtout à la beauté. Je milite pour qu'il n'y ait pas de barrière. « L'opéra, c'est pas pour moi » ou « Cette musique, c'est pas pour moi », ce sont des phrases qui n'ont souvent du sens que parce que ceux qui les disent n'ont pas eu les clés d'accès à ces genres. Souvent avec quelques éléments simples et des interprètes qui trouvent l'émotion juste, le tour est joué.
Cinq questions à Atsushi Sakai
Atsushi Sakai, vous êtes co-fondateur du Concert d'Astrée mais vos incursions dans les musiques expérimentales sont innombrables. Quel a été votre processus de composition pour ce Didon & Énée ?
Dans le monde lequel nous vivons aujourd'hui, je constate que l'idée du pluralisme — au sens philosophique du terme — nous aide à comprendre un peu mieux qui nous sommes. Pour faire court, je ne souffre guère de schizophrénie, mais il arrive peut-être que mes goûts semblent paradoxaux, alors même qu'ils me semblent à moi parfaitement en phase... ! Musicalement parlant, la conception sphérique du temps de Bernd Alois Zimmermann m'a toujours fasciné. Mon rendu sonore ne ressemble aucunement à celui du compositeur allemand, mais je pense que c'est lui qui m'a donné la force et la foi nécessaires pour rendre notre Didon & Énée authentique et cohérent. Si l'on assigne les danses de Purcell (ou ses ritournelles) à la vie publique de Didon et au temps objectivement mesurable, mes compositions représentent, elles, le temps subjectif de la conscience intérieure de Didon dans sa vie privée. En faisant résonner ces deux notions du temps dans un spectacle, le passé, le présent et l'avenir tendent à s'annuler mutuellement, en laissant la création musicale moderne et la musique ancienne coexister dans un seul souffle vital.
Est-ce que vous avez essayé de suivre une démarche cinématographique, d'écrire sur le déroulement narratif et scénique développé par Peeping Tom ?
Oui, tout à fait. L'ordre dans lequel les choses ont été faites est à rebours de celui d'une création d'opéra contemporain où la musique est écrite avant la mise en scène. On peut dire que mon travail ressemblait ici à celui d'un compositeur de musique de films mais avec une difficulté supplémentaire : dans un film la durée de chaque scène est figée à la centiseconde, tandis que nos scènes ont une durée qui varie selon l'inspiration du moment. Avant de m'atteler à ce projet, je n'aurais jamais pensé que mes premières années professionnelles à Los Angeles en tant que violoncelliste dans le monde de la comédie musicale et celui du studio de cinéma se révéleraient si utiles : en y repensant, je m'aperçois que toutes mes solutions sont « américaines »(!), comme par exemple les « open repeats » que l'on utilise abondamment dans les comédies musicales, l'écriture en « timenotation » développée par Earl Brown, le système de musique aléatoire de John Cage, etc.
Est-ce qu'on retrouve aussi dans votre musique un « discours musical » ? Quel est le rapport à la parole ?
Je dirais que oui, mais ce serait alors un discours musical qui se déroulerait très lentement, à l'opposé du récitatif purcellien. C'est la lenteur
des dialogues dans le théâtre nô qui transfigure ces derniers en un chant profond. Dans le nô, cette lenteur de la parole et cet espace temporel presque iréel sont les éléments indispensables qui permettent de faire revenir les défunts sur cette terre. Dans notre Didon & Énée, le temps de mes compositions s'élargit davantage à chaque fois que l'on aborde le souvenir du défunt mari de Didon... Ainsi peuvent revenir tranquillement les esprits en chacun de nous.
Vous êtes aussi sur scène. Et vous improvisez ? En solo ?
Oui ! Peut-être ne devrais-je pas ainsi tout dévoiler, mais un pouvoir invisible collabore avec nous, ce n'est pas tout à fait du solo !
Doom Zoom, End of Act 1, Come, come along for a dance and a song, autant de titres de vos pièces. Alors plutôt un best of de Purcell, Peeping Tom ou Sakai ?
Pour ce projet j'ai fait naître en effet un grand nombre d'idées et de morceaux qui ne seront pas joués aujourd'hui. Il paraît que chez Peeping Tom, on appelle cela « tuer des bébés » ! Je ne suis pas sûr que le terme best of soit approprié, mais j'espère sincèrement que les choix retenus rendront honneur aux scènes magistrales développées par Franck Chartier et Peeping Tom.
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Atsushi Sakai © DR
Didon & Énée : Le Grand Sommeil
Dido and Æneas (1689) de Henry Purcell est l'un des opéras les plus connus du répertoire. Dans la foulée de Janet Baker et de Jessye Norman, les divas se pressent pour interpréter son rôle-titre ou du moins la« lamentation » finale de Didon, qui en est l'élément le plus célèbre. Joué autant par les élèves de conservatoire que par des compagnies lyriques ou chorégraphiques (la version de Mark Morris en 1995 fit référence), les ensembles de musique ancienne en ont fait un pilier de leur répertoire. Il a aussi l'avantage (ou l'inconvénient) de ne durer qu'à peine cinquante minutes.
Il a été suggéré de manière assez plausible qu'un opéra si court aurait pu avoir été conçu à l'origine comme un « masque », divertissement de cour dansé et chanté, typiquement anglais. On y a décelé d'éventuelles allusions politiques à son actualité. Le roi d'Angleterre Jacques II venait tout juste d'être chassé de son trône, pour avoir ouvertement adopté la foi catholique. Les sorcières qui soufflent leurs conseils pervers à Énée ne seraient autres que les nombreux jésuites dans l'entourage du monarque. Purcell a certainement été inspiré par le Venus and
Adonis de son mentor et contemporain John Blow, qui se termine également avec un lamento déchirant, pratique empruntée de l'opéra vénitien que des touristes anglais comme John Evelyn avaient découverte dès 1640 pour leur plus grand émerveillement.
Et pourtant, que savons-nous vraiment de cet opéra ? Basé sur l'Énéide de Virgile, il reprend le récit de l'abandon de Didon, la reine veuve de Carthage, par le héros troyen en exil Énée. Mais ce petit opéra d'apparence si anodine contient une part importante de mystère. Nous ne pouvons pas vraiment dire avec certitude en quelle année il a été écrit, où il a été vraiment créé, qui l'a interprété ou même ce que contenait la partition originale — tous les éléments qui constituent normalement la base de notre compréhension historique d'une œuvre musicale.
De manière générale, on s'accorde pour dire que Dido and Æneas avait été écrit pour le pensionnat de jeunes filles tenu à Chelsea par le maître à danser et musicien Josias Priest. On pense que sa première représentation avait eu lieu en 1689, l'année suivant la Glorieuse
Un mystère musical reconstitué par Christopher Park
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Henry Purcell, Fantaisie N°1 en sol mineur datée du 10 juin 1680. Partition manuscripte.
Révolution qui déposa Jacques II, l'envoya en exil à Saint-Germain-en-Laye et porta sa fille Marie II, vigoureusement anglicane, et son gendre calviniste hollandais Guillaume III sur le trône d'Angleterre.
Mais rien de tout cela ne peut être affirmé avec certitude. Le seul livret qui subsiste du vivant de Purcell indique clairement que l'opéra a été joué au pensionnat de Josias Priest. Malheureusement, il ne porte aucune date. Et l'hypothèse, autrefois assurée, selon laquelle l'opéra avait été composé et créé en 1689 a pris un coup avec la découverte d'un livret pour le Venus and Adonis de Blow, le modèle évident de l'œuvre de Purcell, composé vers 1683.
Comme le livret subsistant de Dido and Æneas, le livret de Venus a été imprimé pour une représentation à l'école de Priest, mais il inclut — en gros caractères — la déclaration que l'œuvre avait été « précédemment jouée devant le roi ». Cette petite phrase a balayé l'hypothèse selon laquelle le livret de Dido imprimé pour Chelsea était celui de la création. Autrement dit, si Venus, dont nous savons qu'il a été joué « précédemment » à la cour du roi (jusqu'en 1685, Charles II, frère aîné de Jacques II), a ensuite été représenté à l'école de Priest, Dido pourrait bien avoir suivi le même chemin. Peut-être même que Dido a été créé à la cour. Peut-être s'agissait-il d'une commande de la cour mais pour une raison quelconque, elle n'y a pas été jouée. Peut-être que 1689 n'est même pas la date correcte de la fameuse représentation par les pensionnaires de Mr Priest. Comment la date de 1689 a-t-elle été déterminée en premier lieu ? Un « Épilogue à l'opéra de Dido and Æneas, joué au pensionnat de M. Priest à Chelsey », écrit par le poète et dramaturge Thomas D'Urfey, a été publié dans ses New Poems de 1690. Cette date et une référence dans le poème aux « turning times
(temps qui changent) » semblaient lier Dido à la Révolution de 1688.
Ce lien, à son tour, a conduit à la théorie selon laquelle l'opéra était une allégorie liée au double couronnement de Guillaume et Marie le 11 avril 1689, une mise en garde décrivant la triste issue si Guillaume, un étranger de naissance néerlandaise, n'était pas fidèle à sa reine et à son peuple anglais. L'interprétation est plausible, mais elle invalide la date présumée de 1689 pour la première de l'opéra. Cela ne veut pas dire, bien sûr, que l'opéra n'a pas été joué en 1689, ou qu'un nouvel épilogue n'a pas été écrit pour cette occasion, mais simplement que l'opéra n'a pas été écrit à l'origine comme une allégorie de Guillaume et Marie.
Quels étaient donc les « turning times » mentionnés par D'Urfey ? Les années 1680 ont vu trois règnes distincts en Angleterre : Charles II a régné jusqu'à sa mort en 1685 ; Jacques II est ensuite monté sur le trône jusqu'à la Révolution de 1688, suivi par la double monarchie de Guillaume et Marie. Si Dido and Æneas, comme Venus and Adonis de Blow, avait été commandé pour une représentation à la cour, et si l'opéra n'était pas destiné à célébrer l'ascension de Guillaume et Marie, d'autres scénarios pourraient être envisagés.
L'hypothèse du masque, évoquée plus haut, associe l'opéra à Jacques II, avec une date hypothétique de 1687, ou à Charles II, avec une date proposée de 1684. Mais seule une date de composition ou de création fermement déterminée permettrait de valider l'une ou l'autre des allégories royales. La découverte la plus passionnante de ces trente dernières années concernant Dido and Æneas a été faite par l'universitaire britannique Bryan White en 2009 et concerne une lettre écrite depuis Alep en Syrie.
Pour les fils cadets, qui avaient peu d'espoir d'hériter de terres ou de richesses familiales en vertu de la règle de la primogéniture, un apprentissage de sept ans sur les comptoirs du Levant à Alep était un chemin vers une position de commerçant et la prospérité. Déjà en 1603, les sorcières de Macbeth parlent d'une femme dont « le mari est parti pour Alep, comme patron du Tigre ». Rowland Sherman était l'un de ces apprentis, parti pour Alep en 1688, pour ne jamais revenir au pays.
Amateur de musique, Sherman emmena avec lui un clavecin et se fit expédier par la suite un orgue positif. Le 15 février 1689, environ quatre mois après son arrivée, il écrit à un marchand de Londres pour lui demander un « compte rendu complet des compositions et des représentations musicales dans la ville ». Plus précisément, il lui demande si « Harry » avait fait une transcription pour clavecin de la symphonie d'un masque qu'il avait écrit pour le pensionnat de Priest. Il poursuit en disant qu'il y a « une autre symphonie » en Do mineur au début de la deuxième partie qui a un « point bien travaillé » d'imitation mélodique tout en croches.
Sherman écrit qu'il aimerait aussi celle-là, si une transcription pour le clavecin existait.
Cette lettre syrienne pourrait changer toute la narration conventionnelle autour de l'opéra de Purcell. Le masque joué à l'école de Priest semble clairement faire référence à Dido. La description de l'« autre symphonie » correspond à la tonalité et aux caractéristiques rythmiques de l'ouverture de l'opéra tel que nous la connaissons. La première symphonie aurait été le prélude au long prologue de l'opéra, dont le texte figure dans le livret mais dont la musique a été perdue. La lettre de Sherman semble confirmer que Purcell était le compositeur original de cette partie de l'œuvre. Et elle nous livre un détail de nature personnelle
en nous apprenant que Henry Purcell était connu de ses amis sous le diminutif de Harry.
Si la lettre fait effectivement référence à l'opéra de Purcell, en tenant compte de la date où Sherman quitta Londres, la représentation à l'école de Priest aurait eu lieu vers la fin de l'année 1687, ce qui la situe sous le règne de Jacques II. Mais même en acceptant cela — et les preuves sont loin d'être définitives — nous n'avons pas de meilleure idée de la date à laquelle l'opéra a été réellement écrit, s'il a été joué pour la première fois à la cour et, si oui, pour quel monarque : Jacques II ou Charles II. Même la date de 1689 pour une production au pensionnat de Chelsea n'est pas nécessairement éliminée, mais simplement rétrogradée à une représentation ultérieure, avec un épilogue nouvellement écrit pour l'occasion.
On pourrait penser que l'absence de lieu et de date précis pour la première de Dido n'a pas beaucoup d'importance, puisque nous disposons de la musique de Purcell. Malheureusement, ce n'est pas si simple. Ici aussi, nos connaissances sont très lacunaires. La meilleure source musicale, connue sous le nom de manuscrit de Tenbury, était autrefois considérée comme datant d'une période proche de la composition et de la représentation de l'opéra. En fait, comme l'a montré Ellen T. Harris, professeure émérite du Massachusetts Institute of Technology dans son Henry Purcell's « Dido and Aeneas » (Oxford, 1987), le genre de papier sur lequel le manuscrit de Tenbury a été réalisé fut produit pour la première fois en… 1777, presque 100 ans après la composition de l'opéra ! Bien que le manuscrit de Tenbury reste (presque incroyablement) la source la plus ancienne de l'opéra, il ne suit pas le livret des pensionnaires de Priest et a été influencé par des représentations de Dido and Æneas sur la scène londonienne en 1700 et 1704 en termes de
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Photo de la représentation sans public de 2021 avec, de gauche à droite, Emőke Baráth, Marie Lys et Marie-Claude Chappuis © GTG / Carole Parodi
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disposition, d'inclusion de mouvements et de nombreux autres détails, dont des variantes textuelles. Belinda, la confidente de Didon, y reprend son identité virgilienne de sœur de Didon, « Anna soror », et le récitatif du fameux Dido's Lament s'y chante : « Thy hand, dear Anna… »
De nombreuses questions demeurent, dont certaines renvoient à la création de l'opéra, si la distribution originale était vraiment composée d'écolières, comme le veut la tradition, ou Purcell a-t-il eu recours aux chanteurs professionnels de la Chapelle royale, interprètes des nombreuses odes et chansons de bienvenue qu'il composa pour les derniers monarques Stuart, de Charles II à Marie II ? Le rôle de la méchante sorcière a-t-il été écrit à l'origine pour une soprano ou une basse ? Comment résoudre certains problèmes musicaux dans les parties alto des chœurs ? Et combien de fois exactement la Deuxième Femme chante-t-elle ? Il se peut que l'avenir nous fournisse un élément de preuve ou une partition qui réponde à toutes ces questions. Après tout, le courrier d'Alep nous a réservé bien des surprises. Mais il n'y a pas pour l'instant de piste brûlante et en attendant, le mystère autour de Dido and Æneas ne fait qu'ouvrir de nouvelles voies de créativité autour de l'œuvre. Pour les musiciens, il y a plus que jamais la liberté d'essayer une variété d'approches stylistiques. Pour les metteurs en scène, il y a plus que jamais la possibilité de se pencher sur les aspects politiques, religieux, sociaux et sexuels de cette célèbre histoire d'amour maudit. L'aventure de Dido and Æneas ne fait que s'enrichir au fur et à mesure que nous découvrons à quel point nous la connaissons mal.
Chaste Didon, ou Didon l'ardente ?
Jacques Berchtold
Directeur de la Fondation Martin Bodmer
La fin tragique de Didon représente un « paradigme » féminin marquant et un « exemple majeur » dans la culture européenne. Toutefois les causes données à son suicide répondent, déjà dans l'Antiquité, à des variantes et interprétations diverses. Dans l'histoire tardive et la plus fameuse, celle que recrée Virgile (Énéide, chant IV), la reine de Carthage est d'abord parangon de veuve fidèle, inconsolable et exemplaire. En un comportement qui contraste avec ces qualités, elle a l'insigne faiblesse de s'offrir à l'étranger Énée en transit. Didon dévorée de désir amoureux a succombé à la séduction de l'étranger naufragé. Lui offrant une aventure torride, elle lui permet une transition précieuse. Auprès de cette femme intermédiaire, le réfugié recueilli « s'oublie » et se guérit de la perte cruelle de sa première épouse troyenne (Créuse mère d'Ascagne). L'aventure amoureuse avec Didon le « libère » : consentant à quitter Didon, il rencontrera bientôt en Italie sa seconde épouse Lavinie, qui lui donnera un fils. Énée abandonne le rivage carthaginois pour accomplir sa mission divine (mener les survivants troyens dans le Latium où ils fonderont Rome). De son côté, Didon délaissée, en proie à sa flamme douloureuse, à son dépit et au remords du veuvage saccagé, se suicide. Nous montrons une édition imprimée rare de Boccace, De mulieribus claris (Les Femmes illustres ; « De Didone sev Elissa, Tiria Carthaginensium
regina, Caput XI ), Berne, 1539. Né en 1313, Boccace, premier grand prosateur italien, avait rédigé, dans le troisième quart du XIVe siècle, ce panthéon inédit de cent six femmes remarquables, première collection de biographies féminines (publié 1374).
Inspiré du De viris illustribus (Les Hommes illustres) de Pétrarque (1358), il propose une compilation raisonnée d'histoires païennes et chrétiennes de femmes des temps anciens. La « faiblesse » féminine n'est pas mise en avant ; on note une rupture « féministe » des mentalités par rapport à la misogynie stéréotypée. Didon, reine de Carthage (no 42) est le troisième terme d'un triptyque que complètent Pénélope femme d'Ulysse et Lavinie épouse d'Énée (nos 40-41). Le De mulieribus claris fut dans toute l'Europe un best-seller de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance. En musique, le trio Pénélope-Lavinie-Didon fait l'objet d'un remarquable tir groupé baroque et cosmopolite. Pénélope est la protagoniste de l'opéra de Claudio Monteverdi Il ritorno d'Ulisse in patria créé à Venise en 1640. Henry Purcell crée à Londres en 1689 l'opéra Dido and Æneas, et le compositeur français Pascal Collasse lui succède l'année suivante à Paris avec la tragédie lyrique Énée et Lavinie sur un livret de Fontenelle. Sous la plume de Boccace, l'embrasement des sens causé chez Didon par l'arrivée d'Énée (Virgile) n'est pas traité. Si la première reine de Carthage s'immole par
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le feu, c'est pour ne pas avoir à épouser le souverain des lieux libyen Hiarbas. Le couple du pressant harceleur Hiarbas et de Didon noble résistante a nourri le courant littéraire chrétien qui a valorisé « la chaste Didon », héroïne qui se suicide plutôt que de consentir à une union ayant pour conséquence de trahir ses devoirs de veuvage et de fidélité conjugale. Cet « exemplum major » de bonne épouse avait été loué par des auteurs ecclésiastiques tels saint Jérôme et Tertullien. Chez Boccace, Didon déclare, s'adressant à l'assemblée qui l'enjoint à se remarier : « comme vous le voulez, citoyens, je vais rejoindre mon époux » et se suicide : il se révèle que « l'époux » qu'elle consentait à rejoindre était le mari mort Sichée via le poignard. Boccace et Pétrarque (Le Triomphe de Chasteté, où Laura, en son char de triomphe de la Chasteté, soustrait Didon et d'autres femmes antiques et médiévales au char de l'amour charnel) ont accusé Virgile « de mentir au détriment de cette veuve exemplaire ». Leur version est immédiatement suivie par La Cité des dames de Christine de Pisan (1405) et plus tard par l'auteur tragique Boisrobert (La Vraye Didon ou la Didon chaste, 1643). Purcell qui porte le thème à l'opéra baroque près d'un demi-siècle après ce dernier, suit au contraire la version virgilienne d'une Didon sensuelle, transie d'amour pour Énée.
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Emmanuelle Haïm
Direction musicale
Véritable championne du répertoire baroque, Emmanuelle Haïm est mondialement acclamée à la fois comme instrumentiste et cheffe d'orchestre. En 2000 elle fonde Le Concert d'Astrée, avec lequel elle se produit sur les scènes des plus grandes maisons d'opéra internationales en collaboration avec des metteurs en scène de renom tels que Mariame Clément, Christof Loy, Robyn Orlin, Barrie Kosky et Guy Cassiers. Les nombreux enregistrements du Concert d'Astrée, dont le Rodelinda de Haendel mis en scène par Jean Bellorini (DVD, 2018), sont distingués par plusieurs prix. Emmanuelle Haïm dirige aussi des orchestres modernes tels que le Royal Concertgebouw, le London Symphony, les Berliner et Wiener Philharmoniker, les Los Angeles et New York Philharmonic. Elle est chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur, officier des Arts et des Lettres et membre honoraire de la Royal Academy of Music.
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Atsushi Sakai
Composition des musiques additionnelles et direction musicale
Atsushi Sakai étudie le violoncelle avec Harvey Shapiro et obtient un premier prix à l'unanimité au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Philippe Muller. Passionné très tôt par la viole de gambe et le violoncelle historique, il reçoit parallèlement l'enseignement de Christophe Coin. On le retrouve en tant que continuiste au sein d'ensembles tels que Les Talens Lyriques et Le Concert d'Astrée avec lesquels il réalise un grand nombre de concerts et d'enregistrements. Il assiste aussi de nombreux chefs d'orchestre. Il consacre son temps à la musique de chambre et au récital et joue aux côtés de Christophe Rousset et Marion Martineau sur les scènes les plus prestigieuses. Il est également co-fondateur du Sit Fast (consort de violes) et du Quatuor Cambini-Paris. Il compose et improvise à l'instrument, librement ou dans un style plus jazz.
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Franck Chartier
Mise en scène et chorégraphie
En 2000, Franck Chartier a fondé avec Gabriela Carrizo la compagnie de danse et de théâtre basée à Bruxelles Peeping Tom. Leur premier projet, réalisé dans une caravane (Caravana, 1999), est suivi par le film Une vie inutile (2000). L'esthétique hyperréaliste qui est leur marque de fabrique se déploie dans la trilogie Le Jardin (2002), Le Salon (2004) et Le Sous-Sol (2007), suivie par Vader, Moeder et Kind (20142019). Leurs spectacles sont récompensés par de nombreux prix, dont notamment le Prix du meilleur spectacle de danse en France, le Montblanc Young Directors Award du Festival de Salzbourg et le prestigieux Olivier Award à Londres. Leurs productions tournent dans le monde entier et dans les festivals les plus prestigieux. Ils sont notamment des invités fréquents du festival genevois de La Bâtie.
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Justine Bougerol Scénographie
Justine Bougerol vit et travaille à Bruxelles. Artiste plasticienne, elle crée des installations immersives in situ appréciées dans le paysage de l'art contemporain actuel. Résidente à la Maison d'Art Actuel des Chartreux à Bruxelles de 2019 à 2022, Justine Bougerol a montré son travail lors d'expositions personnelles à la Centrale à Bruxelles et au MusVerre à SarsPoteries. Parallèlement à sa démarche personnelle, elle est scénographe. Diplômée de l'École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre en 2014, c'est à Bruxelles qu'elle se passionne pour la danse-théâtre, celle de Pina Bausch, relayée par de nombreux chorégraphes belges. Parmi ses collaborations avec des chorégraphes et metteurs en scène belges et français, elle signe la scénographie de trois créations de la compagnie belge Peeping Tom, The Lost Room et The Hidden Floor, commandées par le Nederlands Dans Theater à La Haye, et Kind, créée au KVS à Bruxelles en 2019.
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Anne-Catherine Kunz
Costumes
Anne-Catherine Kunz suit une formation en littérature française et en histoire de l'art à l'Université de Genève, puis une formation en cinéma à Berne et Zurich. En 2000, elle obtient le diplôme de Film et Vidéo à la Haute école des arts de Zurich. De 1996 à 2000, elle collabore à la réalisation de productions audiovisuelles, parmi lesquelles des courts-métrages et un documentaire. De 2000 à 2013, elle est directrice des costumes de la compagnie Rosas, où elle crée les costumes de Small Hands (out of the lie of no) (2007), Zeitung (2008) The Song (2009), En attendant (2011), Partita 2 (2013) et Vortex Temporum (2013). Elle collabore notamment avec Josse De Pauw, Vincent Dunoyer, Deufert-Plischke, Étienne Guilloteau et Claire Croizé. Citons également Nine Finger de Fumiyo Ikeda, Alain Platel et Benjamin Verdonck, production sélectionnée pour le Festival d'Avignon 2007.
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Giacomo Gorini
Lumières
Né en Italie, Giacomo Gorini étudie la musique classique et l'électronique. Il collabore fréquemment avec la compagnie de théâtre Socìetas Raffaello Sanzio, notamment pour Tragedia Endogonidia (mise en scène Romeo Castellucci, Cesena, 2002), Hey Girl! (texte et mise en scène de Romeo Castellucci, Théâtre national de l'Odéon en 2006) et l'opéra Parsifal (mise en scène, décors et costumes, Romeo Castellucci, la Monnaie de Bruxelles en 2011). Il travaille avec Peeping Tom pour Vader et Moeder, et avec Ivo Dimchev pour X-on (2012, en collaboration avec Franz West), Fest (2014), I-Cure (2014) et Operville (2016). Il collabore avec Sanja Mitrović pour I Am Not Ashamed of My Communist Past (Belgrade International Theatre Festival 2016) et My Revolution is Better Than Yours (Nanterre-Amandiers en 2018).
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Raphaëlle Latini
Conception sonore
Artiste pluridisciplinaire, graphiste, vidéaste, scénographe, elle est diplômée des BeauxArts de Caen. En 2003, elle se passionne pour la création sonore et crée le personnage de Madame Twill qui mixe dans les bars-club parisiens . Elle recentre son travail vers le spectacle vivant que ce soit en musique avec Vincent Dupont dans Incantus, Plan, Souffles et Refuge, en scénographie pour Borges vs Goya avec la compagnie Akté, ou en fondant en 2007 le groupe Entorse qu'elle inaugure avec Love Affair, green girl (théâtre radiophonique). Depuis 2015, elle en assume seule la direction artistique et a créé Corps disciplinaire puis Bold!. Parallèlement, elle crée les bandes son de Neige pour Michèle Anne De Mey/Charleroi danses, collabore avec Mohamed El Khatib et depuis 2011 avec Peeping Tom dans À Louer, Vader, Moeder et Kind, dans The Land pour le Residenz Theater ainsi que The Missing Door, The Lost Room, The Hidden Floor en collaboration avec le NDT.
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Clara Pons
Dramaturgie
Dramaturge du Grand Théâtre depuis 2019, Clara Pons a étudié la philosophie et le piano avant de se tourner vers la vidéo et le théâtre. Elle a travaillé comme assistante à la mise en scène sur les scènes internationales. Son adaptation du Schwanengesang de Schubert a été montrée à la Monnaie, au Komische Oper Berlin, au Theater an der Wien et au Norske Opera Oslo. En 2013, elle présente son film Irrsal/ Forbidden Prayers dédié aux lieder de Hugo Wolf à la Tonhalle de Düsseldorf, puis en tournée. Suivent en 2015 Wunderhorn, une adaptation des lieder de Mahler et en 2017, Harawi de Messiaen. Son dernier film, Lebenslicht, adapté des cantates de Bach et présenté en première mondiale au Concertgebouw Brugge en janvier 2019, est le fruit de la collaboration avec Philippe Herreweghe et le Collegium Vocale Gent. Clara Pons est aussi vidéaste pour la scène lyrique : son travail interroge la relation entre narration, musique et image.
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Eurudike De Beul
Collaboratrice artistique
Après une formation biomédicale, Eurudike De Beul obtient son diplôme de chant avec les félicitations du jury aux Conservatoires de Liège et de Mons. Elle chante d'abord le répertoire baroque et des oratorios en tant que soprano légère, avant de se tourner vers les grands rôles de mezzo. Elle fait partie des chœurs du festival de Bayreuth, puis chante des rôles verdiens, ainsi que Clytemnestre, Didon et la Messaghiera. Depuis plusieurs années, Eurudike participe aux tournées internationales de compagnies de théâtre et de danse contemporaine telles que les ballets C de la B, Peeping Tom, Theatre Cryptic, Theatercompagnie Amsterdam, Transparant et Muziektheater Lod. Eurudike propose un coaching vocal et corporel dynamique à des chanteurs et interprètes de toute l'Europe. Elle travaille comme coach vocal à l'Académie de Woluwe-Saint-Pierre et à l'Institut supérieur RITCS à Bruxelles.
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Marie-Claude
Chappuis
Mezzo-soprano
Dido, reine de Carthage Magicienne — L'Esprit
Après des études au Conservatoire de Fribourg, elle intègre le Mozarteum de Salzbourg où elle obtient le Prix d'excellence. Particulièrement appréciée de grands chefs d'orchestre tels que Nikolaus Harnoncourt et René Jacobs, elle interprète Idomeneo, Così fan tutte, The Fairy Queen au Festival de Salzbourg et aux opéras de Vienne, Graz et Zurich, ainsi que La finta giardiniera aux opéras de Lille et de Dijon avec Emmanuelle Haïm. Dans un répertoire plus récent, elle brille en Carmen, en Marguerite dans La Damnation de Faust et dans le rôle-titre de La Belle Hélène. Elle se produit à La Scala (Fierrabras) et incarne Didon au Teatro Real de Madrid et au Staatsoper Berlin. Au Grand Théâtre de Genève, elle est Orlowsky (La ChauveSouris) et Lazuli (L'Étoile) En concert, elle se produit avec l'OSR, le London Philharmonic Orchestra ainsi que le Giardino Armonico.
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Jarrett Ott
Baryton
Æneas, prince troyen / Un marin
Jarrett Ott a étudié au Curtis Institute of Music de Philadelphie : Son répertoire comprend des rôles tels que le Marquis de la Force dans Dialogues des carmélites, Argante dans Rinaldo et Valentin dans Faust. En 2015/16, il a été invité à interpréter le Comte dans Capriccio et Marchese d'Obigny dans La traviata à Philadelphie et Masetto à Santa Fe. Il fait aussi ses débuts en Europe en concert avec l'Ensemble Intercontemporain à Paris. En 16/17, il fait ses débuts au Deutsche Oper Berlin dans le rôle d'Angel dans Edward II d'Andrea Scartazzini et effectue une tournée européenne avec Teodor Currentzis et MusicAeterna dans le rôle de Don Pedro de Alvarado dans The Indian Queen. En 18/19, il rejoint l'ensemble du Staatsoper de Stuttgart. En 23/24, il a interprèté le rôle de Macbeth (Macbeth Underworld) à l'Opéra Comique et le rôle-titre de Samson au Festival d'Aixen-Provence.
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Francesca
Aspromonte
Soprano
Belinda, dame d'honneur / Deuxième sorcière
Après des études de piano et de clavecin, elle se spécialise en chant à l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia, puis obtient son diplôme au Mozarteum de Salzbourg. Son répertoire comprend Osmina et la Novice (Suor Angelica), Barbarina (Le nozze di Figaro), Papagena (Die Zauberflöte) mais aussi Cléopâtre, Susanna, Zerlina, Sofia, Ruggiero et pour la musique de chambre, des œuvres de Bach, Haendel, Mozart, Rossini, Schumann, Strauss. Elle s'est produite au Carnegie Hall, à l'Opéra Royal de Versailles, au Wigmore Hall, au Teatro La Fenice, au Wiener Musikverein, au Royal Albert Hall ou encore au Grand Théâtre du Luxembourg, l'Opéra de Nancy, ainsi qu'aux prestigieux festivals d'Ambronay, d'Aix-enProvence, avec des chefs renommés tels que Sir John Eliot Gardiner, Christophe Rousset, Leonardo García Alarcón, Raphaël Pichon, Giovanni Antonini, Stefano Montanari.
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Yuliia Zasimova
Soprano
Première sorcière / Deuxième dame
Diplômée du Conservatoire de Kiev, la soprano ukrainienne intègre l'International Opera Studio de Zurich de 2018 à 2020. Elle y interprète Barberine (Les Noces de Figaro), Poussette (Manon), la Fée rosée (Hänsel et Gretel) et Miss Spink (Coraline de Turnage). En 2022, elle obtient le premier prix du concours Juan-Pons et le troisième prix du concours Stanisław-Moniuszko. Elle est également remarquée dans les concours
Byulbyul (Azerbaïdjan), Klaudia-Taev (Estonie) et Opera Crown (Géorgie). Récemment, elle chante le Rossignol (Stravinsky) au Festival d'Adélaïde, la Première Dame (Die Zauberflöte) à la Bayerische Staatsoper, Juliette (Roméo et Juliette) à Kiev, Anna (Nabucco) à l'Opernhaus Zürich, ainsi qu'Yvette et Georgette (La rondine) dans une mise en scène de Christof Loy et sous la direction de Marco Armiliato. Au concert, elle est soliste du Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn au Teatro Regio Torino.
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Marie Gyselbrecht
Peeping Tom
Marie rejoint Peeping Tom en 2008. Elle participe à 32 rue Vandenbranden, À Louer, Vader, The Land, Moeder et Kind. En 2017, elle a également fait partie de la pièce Chef de Corps, mis en scène par Raphaëlle Latini. De plus, Marie a mis en scène la performance Taverne avec le Hotel Col-lectiu Escènic, qui a eu sa première en juin 2018 à Barcelone. À côté de son travail pour la scène, Marie a participé au courtmétrage Drôle d'Oiseau (2015) et au long-métrage Mijn vader is een saucisse (2019), les deux réalisés par Anouk Fortunier. Marie a commencé sa carrière internationale en tant que danseuse alors qu'elle était adolescente, dans le spectacle Allemaal Indiaan d'Alain Platel et Arne Sierens. En 1997, son solo est nommé pour le Meilleur Solo de Danse Belge.
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Romeu Runa
Peeping Tom
Romeu Runa est diplômé du Conservatoire national de Lisbonne. Il a travaillé avec le Ballet Gulbenkian jusqu'à sa dissolution. Par la suite, il a travaillé avec Miguel Moreira (Utero), Rui Horta, Paulo Ribeiro, Clara Andermatt, Olga Roriz, Teatro Praga, Labour Graz, In-jun Jung, Claudia Novoa, Hillel Kogan, Alain Platel, Berlinde De Bruyckere, Martin Zimerman, Gonçalo Wadington, Tonan Quito, Cassiana Maranha, James Newitt, Vânia Rovisco, José Fonseca e Costa, Tiago Guedes, Yann le Quellec, Marco Martins, Beatriz Batarda, Vittoria Santoro et Tiago Lima. Dido and Æneas est son premier spectacle créé avec Peeping Tom.
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Brandon Lagaert
Peeping Tom
Brandon Lagaert a suivi un parcours théâtral au SKI de Gand. En 2012, il a étudié la danse contemporaine au Conservatoire Royal d'Anvers. L'année suivante, il rejoint Peeping Tom pour la création de Vader. Il fait également partie de Moeder et de Kind. En plus de son travail avec Peeping Tom, Brandon collabore avec différents artistes, notamment à l'école de Théâtre Physique à Strasbourg, où il effectue des recherches cinématographiques. Il se démarque également comme un artiste polyvalent dans différentes disciplines, dont le théâtre, la danse, le film, la mise en scène. Après la création de Vader, il a également créé la pièce Subdued, basée sur une partie du matériel des répétitions de Vader qui n'avait pas été utilisé. Pour cette pièce il a reçu un « Outstanding Performer Award » lors de la Copenhagen International Choreography Competition. En 2016, Brandon a obtenu un BILL Award pour les jeunes artistes belges émergents, dans la catégorie « arts visuels ».
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Christina Guieb
Peeping Tom
Christina Guieb est une artiste indépendante née et élevée à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Elle s'est formée à la New Zealand School of Dance, où elle a obtenu son diplôme en 2017. En 2018, elle a travaillé avec la New Zealand Dance Company sur de multiples projets tels que Orpheus- A Dance Opera de Michael Parmenter, If Never Was Now de Stephanie Lake et Matter de Ross. En 2019, elle s'est produite dans Muscle Mouth's, As It Stands, de Ross McCormack (Auckland Arts Festival) et plus tard dans Chunky Move's Token Armies d'Antony Hamilton (Melbourne International Arts Festival). Guieb a travaillé avec le chorégraphe Damien Jalet dans le court-métrage musical Anima (2019) de Thom Yorke, réalisé par Paul Thomas Anderson, et a joué dans Fallen Man, le défilé de mode UNDERCOVER Paris pour leur collection automnehiver 2020-2021.
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Yi-chun Liu
Peeping Tom
Yi-chun a rejoint Peeping Tom en 2013 pour Vader. Depuis 2007, elle est diplômée de l'Université nationale des Arts de Taipei. Elle a travaillé ou travaille actuellement avec Anouk van Dijk, Shang-Chi Sun, Ann Van den Broek, Scapino Ballet Rotterdam, Paul Selwyn Norton, Balletto Teatro di Torino et le Cloud Gate Dance Theatre 1. De plus, elle a travaillé en tant qu'assistante artistique avec Franck Chartier sur la coproduction primée Peeping Tom The lost room (2015) et ensuite sur The hidden floor (2017). Sa pièce solo, O, a été créée à Rotterdam en 2012 et s'est depuis transformée en duo à Amsterdam et à La Haye. Elle travaille actuellement sur sa série alphabétique. Yi-chun est également une enseignante certifiée de Countertechnique depuis 2012, ce qui lui permet de développer une carrière polyvalente en tant qu'interprète et chercheuse. Elle offre des ateliers de laboratoire à côté des tournées de Peeping Tom.
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Hun-Mok Jung
Peeping Tom
Hun-Mok rejoint Peeping Tom en 2008. Il étudie au Département Danse de l'Université de Dankook, et en 2001 sort diplomé en tant que Performance Producer de la Seoul School of Performing Arts. En 2004, il termine un Master à l'Université de Dankook, et fonde le groupe de danse théâtre JU MOK. En 2007, son duo Ring Wanderung gagne le prix Best Choreography and Writing du maga-zine Dance & People, et le Arts Council Korea mentionne Hun-Mok comme un chorégraphe prometteur. En 2009, la production An Unconvenient Truth du groupe JU MOK est à l'affiche du programme du MODAFE. Les autres pièces comprennent Fragile Swallow, Wanted, Monster et Jean Mark. Il collabore comme assistant chorégraphe sur le film Go Go 70's et, depuis 2004, donne cours à l'Université de Dankook, à la Suncheon University et Chungnam Arts High School.
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Peeping Tom
Peeping Tom est une compagnie de danse et de théâtre belge fondée à Bruxelles par Gabriela Carrizo et Franck Chartier. La marque de fabrication de la compagnie réside dans une esthétique hyperréaliste, soutenue par une scénographie concrète : une maison de retraite pour Vader, deux caravanes résidentielles pour 32 rue Vandenbranden ou encore un salon pour Le Salon. Les chorégraphes y créent un univers instable qui défie la logique du temps et de l'espace. Le spectateur devient alors témoin — ou peutêtre plutôt voyeur — de ce qui habituellement demeure caché ou passé sous silence. L'isolement y mène vers un monde onirique de cauchemars, de peurs et de désirs dans lequel les créateurs mettent en lumière la part sombre de l'individu ou d'une communauté. La compagnie a reçu plusieurs prix importants dont l'Olivier Award, à Londres, pour 32 rue Vandenbranden.
Figuration
Naël Abdallah
Sopranos
Fosca Aquaro
Chloé Chavanon
Nicola Hollyman
Mayako Ito
Titziana Piletta
Elena Preda Iulia
Cristiana Presutti
Anna Samokhina *
Altos
Elise Bédènes
Vanessa Hurst
Varduhi Khachatryan *
Negar Mehravaran
Mariana Vassileva-Chaveeva
Contre-ténors
Mercieca Nathan
Mostyn-Williams Feargal
* Remplaçants
Ténors
Jaime Caicompai
Sanghun Lee
José Pazos
Georgi Sredkov *
David Webb
Louis Zaitoun
Basses
Romaric Braun
Phillip Casperd
BaeKeun Cho Peter
Christophe Coulier
Rodrigo Garcia *
Igor Gnidii
Sebastià Peris
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Le Concert d'Astrée
Ensemble instrumental et vocal dédié à la musique baroque, dirigé par Emmanuelle Haïm, Le Concert d'Astrée est aujourd'hui un des fleurons de ce répertoire dans le monde. Fondé en 2000, il réunit autour d'Emmanuelle Haïm des instrumentistes accomplis partageant un tempérament et une vision stylistique à la fois expressive et naturelle. Le Concert d'Astrée connaît un rapide succès en France et à l'international et entre en résidence à l'Opéra de Lille en 2004. De nombreuses tournées amènent régulièrement Le Concert d'Astrée à se produire sur les grandes scènes mondiales aux côtés de solistes prestigieux, dans des programmes consacrés à la musique des XVIIe
et XVIIIe siècles. Citons notamment ces dernières années : Sorcières et Magiciens (Anne Sofie von Otter, Laurent Naouri, Patricia Petibon, Christopher Purves et Nahuel Di Pierro, 2015 et 2016), Médée trahie et Héroïnes baroques (Magdalena Kožená, 2015, 2016, 2017), Gran Partita de Mozart (2016), Magnificat de Bach et Dixit Dominus de Haendel (2017), Cantates italiennes (Sabine Devieilhe et Lea Desandre, 2018), Desperate Lovers (Sandrine Piau, Patricia Petibon et Tim Mead, 2019) et le Requiem de Campra (2019). En collaboration avec des metteurs en scène de renom tels que, récemment, Krzysztof Warlikowski, Mariame Clément, Christof Loy, Robyn Orlin, ou encore Jean Bellorini, Barrie Kosky et Guy
Cassiers, Le Concert d'Astrée, sous la direction d'Emmanuelle Haïm, s'illustre dans de nombreuses productions scéniques à l'Opéra de Lille, à l'Opéra de Dijon où il est également Artiste Associé, à Paris (Palais Garnier, Théâtre du Châtelet, Théâtre des Champs-Élysées), au Théâtre de Caen et au Festival International d'Art Lyrique d'Aix-en-Provence : Monteverdi (Il ritorno d'Ulisse in patria, 2017), Cavalli et Lully (Xerse, 2016), Rameau (Pygmalion, 2018, 2019 et 2020 — Les Boréades, 2019), Bach (Magnificat, 2017), Händel (Il Trionfo del Tempo e del Disinganno, 2016 et 2017 — Dixit Dominus, 2017 — Alcina, 2018), Mondonville (L'Amour et Psyché, 2018, 2019 et 2020), Mozart (Mitridate, re di Ponto, 2016 — Così fan tutte,
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2017) et Purcell (The Indian Queen, 2019). Meilleur ensemble de l'année aux Victoires de la Musique Classique (2003) et Alte Musik Ensemble à l'Echo Deutscher Musikpreis (2008), Le Concert d'Astrée grave de nombreuses œuvres, de Monteverdi à Mozart. Ces enregistrements pour le label Erato Warner Classics reçoivent un accueil enthousiaste de la critique et du public. Parmi les dernières parutions CDs et DVDs : Il trionfo del Tempo e del Disinganno de Haendel enregistré au Festival d'Aix-en-Provence, Il ritorno d'Ulisse in patria de Monteverdi et Mitridate, re di Ponto de Mozart (Grand Prix du DVD de l'Académie Charles Cros et nominé au International Classic Music Award), enregistrés au Théâtre
des Champs-Élysées à Paris, Italian cantatas consacré à Haendel (Gramophone Gramophone Record of the Month, album Choc Classica, Classic d'Or RTL…). L'automne 2019 est marqué par la sortie du DVD de Rodelinda, production mise en scène par Jean Bellorini et enregistrée à l'Opéra de Lille qui reçoit le prix OPUS KLASSIK de la production d'Opéra de l'année, catégorie musique ancienne — 18e siècle. Cette saison 2024-2025, Le Concert d'Astrée sous la direction d'Emmanuelle Haïm présente Polifemo de Nicola Porpora (mise en scène de Bruno Ravella— Opéra de Lille), Semele de Haendel (mise en scène d'Olivier Mears – Theatre des Champs-Elysées), Didon & Enée de Purcell (mise en scène de Franck
Chartier/Peeping Tom — Grand Théâtre de Genève) et Giulio Cesare in Egitto de Haendel (mise en scène de Dmitri Tcherniakov – Festival de Salzbourg). Il a aussi participé à l'inauguration de la Cathédrale de Notre-dame de Paris en décembre et participera à la 1ère édition du Festival de Los Angeles THE HAENDEL PROJECT FESTIVAL en mars. En parallèle, les musiciens mènent un travail d'éveil et de sensibilisation en Région Hauts-de-France par le biais de la musique de chambre et la médiation. Le Concert d'Astrée sillonne l'ensemble du territoire à la rencontre des publics les plus variés, pour des moments d'échanges riches et fondateurs avec les artistes de l'orchestre et du chœur.
© Fanny Destombes
Le Concert d'Astrée
Premiers violons
David Plantier
Maud Giguet
Gabriel Ferry
Charles-Etienne Marchand
Giorgia Simbula
Seconds violons
Agnieska Rychlik
Isabelle Lucas
Emmanuel Curial
Céline Martel
Alto
Michel Renard
Laurence Duval
Diane Chmela
Violoncelle continuo
Jennifer Hardy-Bregnac
Violoncelle
Annabelle Luis
Viole de gambe continuo
Marion Martineau
Contrebasse continuo
Nicola Dal Maso
Hautbois
Gilles Vanssons
Yann Miriel
Avec le soutien de Madame Foriel Destezet
La Fondation Société Générale, mécène du Concert d'Astrée.
Basson
Philippe Miqueu
Emmanuel Vigneron (remplacement)
Flûte à bec
Sébastien Marq
Meillane Wilmotte
Luth continuo
Laura Monica Pustilnik
Harpe continuo
Angélique Mauillon
Percussions et bruitage
Sylvain Fabre
Clavecin et orgue continuo
Benoît Hartoin
Direction et clavecin continuo
Emmanuelle Haïm
Direction
Atsushi Sakai
Chef de chant invité
Benoît Hartoin
Bibliothécaire
Yann Breton
Régie orchestre & production
Nicolas Bondue
La Fondation Concert d'Astrée et ses mécènes soutiennent ses activités.
Le Concert d'Astrée bénéficie du soutien du Ministère de la Culture
Direction régionale des affaires culturelles Hauts-de-France, au titre de l'aide au conventionnement, du soutien financier du Département du Nord, de la Ville de Lille, dans le cadre de la résidence à l'Opéra de Lille,et de la Région Hauts-de-France.
Équipe artistique
Assistant à la mise en scène
Marcos Darbyshire
Assistant à la chorégraphie
Louis-Clément da Costa
Responsable production Peeping Tom
Helena Casas
Chef de chant
Jean-Paul Pruna
Régie de production
Valérie Tacheron
Régie
Claire Peverelli
Régie surtitres
Benjamin Delpouve
Directeur artistique adjoint
Arnaud Fétique
Chargé de production artistique et casting
Markus Hollop
Assistante de production et responsable de la figuration
Matilde Fassò
Chargée d'administration artistique
Élise Rabiller
Responsable des ressources musicales
Eric Haegi
Régie du Chœur
Marianne Dellacasagrande
Équipe technique
Directeur technique
Philippe Sagnes
Adjointe administrative
Sabine Buchard
Régisseure technique de production
Ana Martin del Hierro
Chef de plateau
Stéphane Nightingale
Machinerie
Stéphane Desogus
Éclairages
Stéphane Gomez
Accessoires
Damien Bernard
Électromécaniciens
David Bouvrat
Son / Vidéo
Youssef Kharbouch
Christian Lang
Habillage
Sonia Ferreira Gomez
Christelle Majeur
Perruques / Maquillage
Karine Cuendet
Christèle Paillard (à partir de la première)
Ateliers costumes
Carole Lacroix
DIRECTION GÉNÉRALE
Directeur général
Aviel Cahn
Assistante administrative
Victoire Lepercq
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
Secrétaire générale
Carole Trousseau
Attaché de direction et Chargé du contrôle interne
Swan Varano
Adjointe administrative
Cynthia Haro
DIRECTION ARTISTIQUE
Directeur artistique adjoint
Arnaud Fétique
Responsable de la planification
Marianne Dellacasagrande
Assistant à la mise en scène
Leonardo Piana
ADMINISTRATION ARTISTIQUE
Chargé de production artistique et casting
Markus Hollop
Chargée d'administration
artistique
Elise Rabiller
Assistante de production et responsable de la figuration
Matilde Fassò
RÉGIE DE SCÈNE
Régisseur-e général-e
NN
Régisseur
Jean-Pierre Dequaire
MUSIQUE
Chef de chant principal
Jean-Paul Pruna
Chefs de chant/Pianistes
Xavier Dami
Réginald Le Reun
Responsable ressources
musicales
Eric Haegi
Jeune Ensemble
Mark Kurmanbayev
Emanuel Tomljenovic
Yuliia Zasimova
DRAMATURGIE ET DÉVELOPPEMENT CULTUREL
Dramaturge
Clara Pons
Rédacteur-traducteur
Christopher Park
Responsable développement culturel
Sabryna Pierre
Collaboratrice jeune public
Léa Siebenbour
CHŒUR
Chef des chœurs
Mark Biggins
Régisseure des chœurs
Marianne Dellacasagrande
Assistant régie des chœurs et logistique
Rodrigo Garcia
Sopranos
Fosca Aquaro
Chloé Chavanon
Nicola Hollyman
Mayako Ito
Victoria Martynenko
Martina Möller-Gosoge
Cristiana Presutti
Anna Samokhina
Iulia Elena Surdu
Altos
Elise Bédènes
Audrey Burgener
Magali Duceau
Varduhi Khachatryan
Mi-Young Kim
Céline Kot
Vanessa Hurst
Negar Mehravaran
Mariana Vassileva-Chaveeva
Ténors
Jaime Caicompai
Rémi Garin
Lyonel Grélaz
Sanghun Lee
José Pazos
Terige Sirolli
Georgi Sredkov
Bisser Terziyski
David Webb
Marin Yonchev
Louis Zaitoun
Basses
Romaric Braun
Nicolas Carré
Phillip Casperd
Aleksandar Chaveev
Peter Baekeun Cho
Christophe Coulier
Rodrigo Garcia
Igor Gnidii
Seong Ho Han
Vladimir Kazakov
Sebastià Peris Marco
Dimitri Tikhonov
BALLET
Directeur du Ballet
Sidi Larbi Cherkaoui
Directeur opérationnel du Ballet
Florent Mollet
Régisseuse du ballet
Valérie Girault
Coordinatrice administrative
Léa Caufin
Chargée de production du ballet
Barbara Pian
Maître de ballet principal
Manuel Renard
Danseuses
Yumi Aizawa
Céline Allain
Zoé Charpentier
Zoe Hollinshead
Emilie Meeus
Stefanie Noll
Sara Shigenari
Kim van der Put
Madeline Wong
Danseurs
Jared Brown
Quintin Cianci
Oscar Comesaña Salgueiro
Ricardo Gomes Macedo
Julio Leon Torres
Adelson Carlos Nascimento Santo Jr.
Juan Perez Cardona
Mason Kelly
Luca Scaduto
Endre Schumicky
Geoffrey Van Dyck
Nahuel Vega
TECHNIQUE DU BALLET
Directeur technique du Ballet
Rudy Parra
Régisseur plateau
Alexandre Ramos
Régisseur lumières
Dylan Larcher
Technicien son & vidéo
Jean-Pierre Barbier
Service médical
Dr Silvia Bonfanti
Dr Victoria Duthon
(Hirslanden Clinique La Colline)
MÉCÉNAT ET SPONSORING
Responsable du mécénat
Frédérique Walthert
Adjointe administrative
Natalie Ruchat
PRESSE
Responsable presse et relations publiques
Karin Kotsoglou
Assistante presse
Sophie Millar
MARKETING & VENTES
Directeur Marketing & Ventes
Alain Duchêne
MARKETING
Responsable communication
digitale
Wladislas Marian
Social media and influencer manager
Alice Menoud-Riondel
Graphiste
Sébastien Fourtouill
Vidéaste
Florent Dubois
Assistante communication
Caroline Bertrand Morier
Coordinatrice communication
Paola Ortiz
Responsable développement clientèles privées et institutionnelles
Juliette Duru
BILLETTERIE
Responsable billetterie et du développement des publics
Margaux Sulmon
Responsable adjointe développement des publics
Julie Kunz
Collaboratrices billetterie
Jessica Alves
Hawa Diallo-Singaré
Feifei Zheng
ACCUEIL DU PUBLIC
Responsable accueil du public
Pascal Berlie
Agent-e-s d'accueil
Eric Aellen
Romain Aellen
Sélim Besseling
Margot Chapatte
Michel Chappellaz
Laura Colun
Liu Cong
Raphaël Curtet
Yacine El Garah
Arian Iraj Forotan Bagha
Victoria Fragoso
David Gillieron
Youri Hanne
Youssef Mahmoud
Ilona Montessuit
Dilara Özcan
Baptiste Perron
Margot Plantevin
Luane Rasmussen
Tanih Razakamanantsoa
Julia Rieder
Laure Rutagengwa
Doris Sergy
Rui Simao
Emma Stefanski
Quentin Weber
FINANCES
Responsable Finances
Florence Mauron-Fort
Comptables
Paola Andreetta
Andreana Bolea
Laure Kabashi
RESSOURCES HUMAINES
Responsable RH
Mahé Baer Ernst
Gestionnaires RH
Laura Casimo
Marina Della Valle
Alexia Dubosson NN
INFORMATIQUE
Chef de service
Marco Reichardt
Administrateurs informatiques et télécoms
Lionel Bolou
Ludovic Jacob
Alexandre Martins
ARCHIVES
Archiviste / Gestionnaire des collections
NN
CAFÉTÉRIA DU PERSONNEL
Coordinateur
Christian Lechevrel
Collaborateur buvette
Norberto Cavaco
Cuisinier
Olivier Marguin
TECHNIQUE
Directeur technique
Philippe Sagnes
Adjointe administrative
Sabine Buchard
Collaboratrice administrative et comptable
Chantal Chappot
Régisseures techniques de production
Ana Martín del Hierro
Catherine Mouvet
BUREAU D'ÉTUDE
Responsable du bureau d'étude
Yvan Grumeau
Assistant
Christophe Poncin
Dessinateur-trice-s
Stéphane Abbet
Antonio Di Stefano
Solène Laurent
LOGISTIQUE
Responsable logistique
Thomas Clément
Chauffeurs / Collaborateurs administratifs
Dragos Mihai Cotarlici
Alain Klette
SERVICE INTÉRIEUR
Huissier responsable
Stéphane Condolo
Huissier-ère-s
Bekim Daci
Teymour Kadjar
Antonios Kardelis
Fanni Smiricky
Huissiers/Coursiers
Cédric Lullin
Timothée Weber
INFRASTRUCTURE ET BÂTIMENT
Ingénieur infrastructure
bâtiment et sécurité
Roland Fouillerat
Responsable d'entretien
Thierry Grasset
CHEFS DE PLATEAU
Stéphane Nightingale
Patrick Savariau
MACHINERIE
Chef de service
Stéphane Guillaume
Sous-chefs
Juan Calvino
Stéphane Desogus
Daniel Jimeno
Yannick Sicilia
Sous-chef cintrier
Killian Beaud
Brigadiers
Eric Clertant
Henrique Fernandes Da Silva
Sulay Jobe
Julien Pache
Damian Villalba
Machinistes cintriers
Alberto Araujo Quinteiro
David Berdat
Vincent Campoy
Nicolas Tagand
Machinistes
Chann Bastard
Philippe Calame
Vincent De Carlo
Fernando De Lima
Sedrak Gyumushyan
Benjamin Mermet
Hervé Pellaud
Julien Perillard
Geoffrey Riedo
Bastien Werlen
SON & VIDÉO
Chef de service
Jean-Marc Pinget
Sous-chef
Matteo Buttice
Techniciens
Amin Barka
Youssef Kharbouch
Christian Lang
Jérôme Ruchet
ÉCLAIRAGE
Chef de service
Simon Trottet
Sous-chefs de production
Marius Echenard
Stéphane Gomez
Sous-chef opérateur lumières et informatique de scène
David Martinez
Coordinateur de production
Blaise Schaffter
Techniciens éclairagistes
Serge Alérini
Dinko Baresic
Salim Boussalia
Stéphane Esteve
Romain Toppano
Juan Vera
Électronicien
Clément Brat
Opérateurs lumière et informatique de scène
William Desbordes
Florent Farinelli
NN
Responsable entretien électrique
Fabian Pracchia
ÉLECTROMÉCANIQUE
Chef de service
David Bouvrat (ad intérim)
Sous-chef
Fabien Berenguier (ad intérim)
Electromécaniciens
Sébastien Duraffour
Stéphane Resplendino
Christophe Seydoux
Emmanuel Vernamonte
ACCESSOIRES
Chef de service
Damien Bernard
Sous-chef
Patrick Sengstag
Accessoiristes
Vincent Bezzola
Joëlle Bonzon
Stamatis Kanellopoulos
Cédric Pointurier-Solinas
Anik Polo
Silvia Werder
Pierre Wüllenweber
HABILLAGE
Cheffe de service
Joëlle Muller
Sous-cheffe
Sonia Ferreira Gomez
Responsable costumes Ballet
Caroline Bault
Habilleur-euse-s
Claire Barril
Cécile Cottet-Nègre
Angélique Ducrot
Sylvianne Guillaume
Philippe Jungo
Olga Kondrachina
Christelle Majeur
Veronica Segovia
Charlotte Simoneau
Lorena Vanzo-Pallante
Habilleuse ballet
Raphaèle Ruiz
PERRUQUES ET MAQUILLAGE
Cheffe de service
Karine Cuendet
Sous-cheffe
Christèle Paillard
Perruquières-maquilleuses
Lina Frascione Bontorno
Cécile Jouen
Alexia Sabinotto
ATELIERS DÉCORS
Chef des ateliers décors
Michel Chapatte
Assistant
Christophe Poncin
Magasinier
Roberto Serafini
MENUISERIE
Chef de service
Stéphane Batzli
Sous-chef
Manuel Puga Becerra
Menuisiers
Giovanni Conte
Ivan Crimella
Frédéric Gisiger
Aitor Luque
Philippe Moret
German Pena
Bruno Tanner
SERRURERIE
Chef de service
Alain Ferrer
Serruriers
Yves Dubuis
Romain Grasset
Samir Lahlimi
TAPISSERIE DÉCORATION
Chef de service
Dominique Baumgartner
Sous-chef
Martin Rautenstrauch
Tapissier-ère-s et décorateur-trice-s
Line Beutler
Daniela De Rocchi
Dominique Humair Rotaru
Raphaël Loviat
Fanny Silva Caldari
PEINTURE DÉCORATION
Chef de service
Fabrice Carmona
Sous-chef
Christophe Ryser
Peintres
Gemy Aïk
Ali Bachir-Chérif
Stéphane Croisier
Janel Fluri
ATELIERS COSTUMES
Cheffe des ateliers costumes
Sandra Delpierre
Assistant-e-s
Armindo Faustino-Portas
Carole Lacroix
Gestionnaire stock costumes
Philippe Joly
ATELIER COUTURE
Cheffe de l'atelier couture
Corinne Crousaud
Costumière
Caroline Ebrecht
Tailleur-e-s
Amar Ait-Braham
Christian Rozanski
Pauline Voegeli
Couturier-ère-s
Sophie De Blonay
Léa Cardinaux
Ivanna Denis
Marie Hirschi
Gwenaëlle Mury
Léa Perarnau
Yulendi Ramirez
Xavier Randrianarison
Ana-Maria Rivera
Soizic Rudant
Astrid Walter
Fanny Betend
DÉCO ET ACCESSOIRES
COSTUMES
Cheffe de service
Isabelle Pellissier-Duc
Décoratrices
Corinne Baudraz
Emanuela Notaro
Ella Abbonizio
CUIR
Chef de service
Arthur Veillon
Cordonnier-ère-s
Venanzio Conte
Catherine Stuppi
PERSONNEL SUPPLÉMENTAIRE
TEMPORAIRE
Médiamaticien
Enzo Incorvaia (apprenti)
Ressources humaines
Anita Hasani (apprentie)
Vlora Isaki
Mathilde Bettencourt
Rym Benharrats
Accueil du public
Raphaël Benador
Lorella Birchmeier
Eloïse Crétallaz
Auriana Demierre
Tana Krippner
Lucie Lerebours
Alexandre Pages
Vincent Pasche
Jane Vulloz
Billetterie
Lea Arigoni
Solana Cruz (apprentie)
Morgane Wagner
Archives
Léana Polard
Marketing
Cyril Robert
Presse
Charles Sigel
Informatique
Alexandre Da Silva Martins
Buvette
Abema Dady-Molamba
Léonie Laborderie
Régie
Valérie Tacheron
Saskia Van Beuningen
Chœur — organisation et support
Molham Al Sidawi
Senou Ronald Alohoutade
Harry Favarger
Sega Njie
Pauline Riegler
Ballet
Elena Braito Sanina
Anna Cenzuales
Antonio Costa Jover
Serafima Demianova
Dramaturgie et développement
culturel
Alexandra Guinea
Latcheen Maslamani
Mansour Walter
Accessoires de scène
Yoann Botelho
Dorota Smolana Tomic
Habillage
Sarah Bourgeade
Julie Chenevard
Delphine Corrignan-Pasquier
Céline Ducret
Aurélie Vincent
Infrastructure et bâtiment
André Barros (apprenti)
David Garcia (stagiaire)
Perruques et maquillage
Delfina Perez
Carole Schoeni
Cristina Simoes
Nathalie Tanner
Séverine Uldry
Mia Vranes
Léa Yvon
Éclairage
Tristan Freuchet
Adrien Nicolovicci
Juliette Riccaboni
Alessandra Vigna
Machinerie
Claude Attipoe
Mickael Coue
Telat Demir
Maxime Ettwiller
Marius Iacoblev
Greg Schmidt
André Tapia
Électromécanique
Alejandro Andion
Son & Vidéo
Clément Karch
Noah Nikita Kreil
Bureau d'étude
Cédric Bach
Lorenzo Del Cerro
Décors
Loris Gérard (stagiaire)
Samir Karar (stagiaire)
Cuir
Eloane Berner (apprenti)
Couture
Michèle Foucher-Michaux
Kalyani Jaccard
Giulia Muniz
Paola Mulone
Amandine Penigot
Thea Ineke Van der meer
La Fondation du Grand Théâtre de Genève
Le Grand Théâtre est régi depuis 1964 par la Fondation du Grand Théâtre de Genève sous la forme juridique d'une Fondation d'intérêt communal, dont les statuts ont été adoptés par le Conseil municipal et par le Grand Conseil. Principalement financée par la Ville de Genève avec le soutien de l'Association des communes genevoises et de mécènes, la Fondation a pour mission d'assurer l'exploitation du Grand Théâtre,
Conseil de Fondation
M. Xavier Oberson, Président*
Mme Sandrine Salerno, Vice-présidente*
M. Guy Dossan, Secrétaire*
M. Sami Kanaan*
Mme Frédérique Perler*
M. Claude Demole*
Mme Dominique Perruchoud*
M. Ronald Asmar
M. Shelby R. du Pasquier
M. Rémy Pagani
M. Charles Poncet
* Membre du Bureau
Situation au 27 août 2024
notamment en y organisant des spectacles d'art lyrique, chorégraphique et dramatique (art. 2 de ses statuts).
Le Conseil de Fondation est composé de quatorze membres, désignés par le Conseil municipal et le Conseil administratif de la Ville de Genève, et d'un membre invité représentant du personnel.
M. Thomas Putallaz
Mme Maria Vittoria Romano
Mme Françoise Vaufrey Briegel
M. Juan Calvino, Membre invité représentant du personnel
M. Guy Demole, Président d'honneur
Secrétariat Cynthia Haro fondation@gtg.ch
Devenez mécène du Grand Théâtre !
Comme mécène ou partenaire du Grand Théâtre de Genève, vous serez associé à la plus grande structure artistique de Suisse romande et renforcerez tant son ancrage à Genève que son rayonnement au-delà de ses frontières. Vous participerez au déploiement des ambitions d'excellence et d'innovation artistiques, et d'ouverture à tous les publics. Chaque saison, le Grand Théâtre présente des productions lyriques et chorégraphiques qui évoquent les grands sujets de notre époque, destinées à faire vivre l'expérience incomparable de l'art sous toutes ses formes au plus grand nombre. Avec une compagnie de ballet menée par le grand chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, à la pointe de l'expérimentation transdisciplinaire, le Grand Théâtre développe un nouveau répertoire de danse contemporaine dont les tournées feront briller Genève et la Suisse à l'international.
Votre don permet la réalisation de projets audacieux, avec un large champ d'initiatives qui vous permettent de participer directement au financement d'une saison ou d'un spectacle ; contribuer à la création mondiale d'un ballet ; soutenir un projet qui rassemble plusieurs
disciplines artistiques ; vous engager pour la jeunesse et pour la diversification des publics ; pour l'accessibilité à toutes et tous et à petit prix ; aider les artistes du Grand Théâtre, sa troupe de jeunes chanteurs en résidence ou les jeunes danseurs de sa compagnie de ballet.
À titre individuel, dans le cadre d'une fondation ou d'une entreprise, votre mécénat se construit selon vos souhaits en relation privilégiée avec le Grand Théâtre, pour enrichir votre projet d'entreprise ou personnel. Rejoignez-nous pour bénéficier non seulement d'une visibilité unique et d'un accès exceptionnel aux productions, mais aussi pour vivre des émotions fortes et des moments inoubliables en compagnie des grands artistes de notre époque !
Rejoignez-nous, engageons-nous ensemble à pérenniser les missions du Grand Théâtre !
Informations et contact
+41 22 322 50 58
+41 22 322 50 59 mecenat@gtg.ch
Ville de Genève, Association des communes genevoises, Cercle du Grand Théâtre de Genève, Aline Foriel-Destezet, République et Canton de Genève
Ses grands mécènes : Fondation Alfred et Eugénie Baur, Généreux donateur conseillé par CARIGEST SA, Guy Demole, FCO Private Office SA, Caroline et Éric Freymond, Fondation Ernst Göhner, Indosuez Wealth Management, Fondation Inspir', JT International SA, Fondation Leenaards, Brigitte Lescure, Fondation Francis et Marie-France Minkoff, Fondation du Groupe Pictet, REYL Intesa Sanpaolo, Fondation Edmond J. Safra, Union Bancaire Privée, UBP SA, Stiftung Usine, Fondation VRM
Ses mécènes : Rémy et Verena Best, Bloomberg, Boghossian, Cargill International SA, Fondation Coromandel, Dance Reflections by Van Cleef & Arpels, Denise Elfen-Laniado, Angela et Luis Freitas de Oliveira, Fondation Léonard Gianadda Mécénat, Hirslanden Clinique La Colline — CMSE, Hyposwiss Private Bank Genève SA, Mona Lundin-Hamilton, France Majoie Le Lous, Vera Michalski-Hoffmann, MKS PAMP SA, Famille Rolland, Adam et Chloé Said, Famille Schoenlaub, Fondation du Domaine de Villette
Le Cercle du Grand Théâtre de Genève
Le Cercle du Grand Théâtre de Genève rassemble toutes les personnes et entreprises intéressées à soutenir les activités du Grand Théâtre dans le domaine des arts lyrique, chorégraphique et dramatique. Depuis sa création en 1986, le Cercle apporte chaque saison un important soutien financier au Grand Théâtre par des contributions aux spectacles.
Pour la saison 2024-2025, le Cercle soutient les productions suivantes : Ihsane, Fedora, Khovantchina et Stabat Mater.
Pourquoi rejoindre le Cercle ?
Pour partager une passion commune et s'investir dans l'art vivant avec la plus grande scène culturelle de la Suisse romande.
Certains de nos avantages exclusifs :
· Cocktails d'entracte
· Dîner de gala annuel
· Voyages lyriques sur des scènes européennes
· Conférence annuelle Les Métiers de l'Opéra
· Participation à la finale du Concours de Genève (section voix)
· Priorité pour la souscription des abonnements
· Priorité de placement et utilisation de la même place tout au long de la saison
· Service de billetterie personnalisé
· Tarifs préférentiels pour la location des espaces du Grand Théâtre
· Invitation au pot de Première
· Meet & Greet avec un·e artiste et/ou un·e membre de la production
· Accès gratuit à toutes les activités de La Plage
Bureau (novembre 2024)
M. Rémy Best, président
M. Shelby du Pasquier, vice-président
M. Luis Freitas de Oliveira, trésorier
Mme Benedetta Spinola, secrétaire
Autres membres du Comité (novembre 2024)
Mme Emily Chaligné
M. Romain Jordan
Mme Pilar de La Béraudière
Mme Marie-Christine von Pezold
Mme Adeline Quast
M. François Reyl
M. Julien Schoenlaub
M. Gerson Waechter
Membres bienfaiteurs
M. Metin Arditi
MM. Ronald Asmar et Romain Jordan
M. et Mme Rémy Best
M. Jean Bonna
Fondation du groupe Pictet
M. et Mme Luis Freitas de Oliveira
Mme Mona Hamilton
M. et Mme Pierre Keller
Banque Lombard Odier & Cie
MKS PAMP SA
M. et Mme Yves Oltramare
M. et Mme Jacques de Saussure
M. et Mme Julien Schoenlaub
M. et Mme Pierre-Alain Wavre
M. et Mme Gérard Wertheimer
Membres individuels
S.A. Prince Amyn Aga Khan
Mme Marie-France Allez de Royère
Mme Diane d'Arcis
M. Luc Argand
M. Cesar Henrique Arthou
Mme Christine Batruch-Hawrylyshyn
M. et Mme François Bellanger
Mme Maria Pilar de la Béraudière
M. Vincent Bernasconi
M. et Mme Philippe Bertherat
Mme Antoine Best
Mme Saskia van Beuningen
M. et Mme Nicolas Boissonnas
Mme Clotilde de Bourqueney Harari
Comtesse Brandolini d'Adda
Mme Emily Chaligné
M. et Mme Jacques Chammas
M. et Mme Philippe Chandon-Moët
M. et Mme Philippe Cottier
Mme Tatjana Darani
M. et Mme Claude Demole
M. et Mme Guy Demole
M. et Mme Michel Dominicé
M. Pierre Dreyfus
Me et Mme Olivier Dunant
Mme Marie-Christine Dutheillet de Lamothe
Mme Heidi Eckes-Chantré
Mme Denise Elfen-Laniado
Mme Diane Etter-Soutter
M. et Mme Patrice Feron
M. et Mme Éric Freymond
M. et Mme Olivier Fulconis
M. et Mme Nicolas Gonet
M. et Mme Yves Gouzer
Mme Claudia Groothaert
M. et Mme Philippe Gudin de La Sablonnière
Mme Bernard Haccius
Mme Beatrice Houghton
Mme Victoria Hristova
M. et Mme Éric Jacquet
M. et Mme Daniel Jaeggi
M. Guillaume Jeangros
Mme Jane Kent
M. Antoine Khairallah
M. et Mme Jean Kohler
Mme Mallu Kulvik
M. Marko Lacin
Mme Brigitte Lacroix
M. et Mme Philippe Lardy
Mme Éric Lescure
M. Pierre Lussato
Mme France Majoie Le Lous
M. et Mme Colin Maltby
M. Bertrand Maus
M. et Mme Olivier Maus
Mme Béatrice Mermod
Mme Vera Michalski-Hoffmann
Mme Jacqueline Missoffe
M. et Mme Christopher Mouravieff-Apostol
M. Fergal Mullen
M. Xavier Oberson
M. et Mme Patrick Odier
M. et Mme Alan Parker
M. et Mme Shelby du Pasquier
Mme Jean Pastré
Mme Sibylle Pastré
Baron et Baronne Louis Petiet
M. et Mme Gilles Petitpierre
Mme Marie-Christine von Pezold
M. et Mme Charles Pictet
M. Charles Pictet
M. et Mme Guillaume Pictet
M. et Mme Ivan Pictet
M. Nicolas Pictet
Mme Françoise Propper
Comte et Comtesse de Proyart
M. et Mme Christopher Quast
Mme Zeina Raad
Mme Brigitte Reverdin
M. et Mme Dominique Reyl
M. et Mme François Reyl
Mme Karin Reza
Mme Chahrazad Rizk
M. et Mme Jean-Pierre Roth
M. et Mme Andreas Rötheli
M. et Mme Jean-Rémy Roussel
M. et Mme Adam Said
Mme Maria-Claudia de Saint Perier
Marquis et Marquise de Saint Pierre
M. Vincenzo Salina Amorini
M. Alain Saman
Mme Nahid Sappino
M. Paul Saurel
Mme Isabelle de Ségur
Baronne Seillière
M. Jérémy Seydoux
Mme Nathalie Sommer
Marquis et Marquise Enrico Spinola
Mme Christiane Steck
Mme Kenza Stucki
M. Eric Syz
M. Riccardo Tattoni
Mme Suzanne Troller
M. et Mme Gérard Turpin
M. Olivier Varenne
Mme Ghislaine Vermeulen
M. et Mme Julien Vielle
M. et Mme Olivier Vodoz
Mme Bérénice Waechter
M. Gerson Waechter
M. et Mme Stanley Walter
M. Stanislas Wirth
M. et Mme Giuseppe Zocco
Membres institutionnels
1875 Finance SA
BCT Bastion Capital & Trust
FCO Private Office SA
Fondation Bru
Fondation de l'Orchestre de la Suisse Romande
International Maritime Services Co. Ltd.
Lenz & Staehelin
Moore Stephens Refidar SA
Plus d'informations et le détail complet des avantages pour les membres du Cercle sur gtg.ch/cercle
Inscriptions
Cercle du Grand Théâtre de Genève
Gwénola Trutat
Case postale 44
1211 Genève 8 +41 22 321 85 77 (8 h-12 h)
cercle@gtg.ch
Compte bancaire
No 530290
Banque Pictet & Cie SA
Organe de révision
Plafida SA
Ballet
Ballet
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Opéra
Opéra
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Ballet
Ballet
Ballet Opéra Ballet
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Beethoven 7
Beethoven 7
Beethoven 7
Chorégraphie de Sasha Waltz
13 au 16 mars 2025
Chorégraphie de Sasha Waltz 13 au 16 mars 2025
Chorégraphie de Sasha Waltz 13 au 16 mars 2025
Ballet invité
Ballet invité
Ballet invité
Figure majeure de la danse contemporaine, Sasha Waltz poursuit sa réflexion sur les utopies et les idéaux bafoués dans une chorégraphie inspirée et consacrée à la Symphonie n° 7 de Ludwig van Beethoven.
Figure majeure de la danse contemporaine, Sasha Waltz poursuit sa réflexion sur les utopies et les idéaux bafoués dans une chorégraphie inspirée et consacrée à la Symphonie n° 7 de Ludwig van Beethoven.
Figure majeure de la danse contemporaine, Sasha Waltz poursuit sa réflexion sur les utopies et les idéaux bafoués dans une chorégraphie inspirée et consacrée à la Symphonie n° 7 de Ludwig van Beethoven.
IMPRESSUM
Directeur de la publication
Aviel Cahn
Rédaction
Jacques Berchtold
Christopher Park
Clara Pons
Traduction
Christopher Park
Relecteur
Patrick Vallon
Khovantchina
Khovantchina
Khovantchina
Opéra de Modeste Moussorgski
Opéra de Modeste Moussorgski
Opéra de Modeste Moussorgski
Nouvelle production 25 mars au 3 avril 2025
Nouvelle production 25 mars au 3 avril 2025
Nouvelle production 25 mars au 3 avril 2025
Écrin parfait pour la musique aux évocations folkloriques de Modeste Moussorgski, Calixto Bieito achève son cycle russe avec Khovantchina : prophétie tragique d'une Russie éternellement tiraillée.
Écrin parfait pour la musique aux évocations folkloriques de Modeste Moussorgski, Calixto Bieito achève son cycle russe avec Khovantchina : prophétie tragique d'une Russie éternellement tiraillée.
Écrin parfait pour la musique aux évocations folkloriques de Modeste Moussorgski, Calixto Bieito achève son cycle russe avec Khovantchina : prophétie tragique d'une Russie éternellement tiraillée.
Photo couverture
© Diana Markosian
Réalisation graphique
Sébastien Fourtouill
Impression
Atar Roto Presse SA
Mirage
Mirage
Mirage
Chorégraphie de Damien Jalet
Chorégraphie de Damien Jalet
Création mondiale 6 au 11 mai 2025
Chorégraphie de Damien Jalet Création mondiale 6 au 11 mai 2025
Création mondiale 6 au 11 mai 2025
Dans cette première création pour le Ballet du Grand Théâtre, Damien Jalet poursuit son exploration de la condition humaine avec Kohei Nawa.
Mirage se traverse comme un rêve éveillé, fluctuant et mouvant, à l’instar de ces phénomènes fascinants.
Dans cette première création pour le Ballet du Grand Théâtre, Damien Jalet poursuit son exploration de la condition humaine avec Kohei Nawa. Mirage se traverse comme un rêve éveillé, fluctuant et mouvant, à l’instar de ces phénomènes fascinants.
Dans cette première création pour le Ballet du Grand Théâtre, Damien Jalet poursuit son exploration de la condition humaine avec Kohei Nawa. Mirage se traverse comme un rêve éveillé, fluctuant et mouvant, à l’instar de ces phénomènes fascinants.
Grand Théâtre de Genève
Boulevard du Théâtre 11
Case postale 44 1211 Genève 8
Standard +41 22 322 50 00
Billetterie +41 22 322 50 50
Contact info@gtg.ch
gtg.ch
#WeArtGTG
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