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L’année dernière, en mars, le pays se
— Vous avez proposé des streamings
confinait. À l’époque, personne ne pouvait
musicaux en direct dès le début du
prédire ce que cela signifierait pour le secteur
confinement. Quel regard portez-vous sur
culturel. Pendant que nous faisions tous la
ces premiers jours ?
queue à la caisse du supermarché, Jef Neve a
« Je suis extrêmement heureux d’avoir pris
décidé d’offrir à ses abonnés un miniconcert
cette décision, plutôt impulsive. Le premier
en ligne. Un smartphone et un piano lui ont
confinement a suscité une sorte d’eupho-
suffi. C’était le début d’une année pleine de
rie. Nous étions excités à l’idée de vivre un
surprises, de nouvelles perspectives et d’un
moment totalement inédit. J’ai eu l’impres-
concept très original : une série de concerts
sion qu’il y a soudainement eu de la place pour
en ligne.
donner quelque chose en retour à mon public. Tout le monde était à la maison et je me suis dit : pourquoi pas ? » — C’est ainsi que les « Spring Live Sessions » sont nées. Cette idée vous estelle venue d’un coup ? « Non, elle a évolué de manière organique. Après deux mois de concerts en direct tous les jours sur Facebook et Instagram, nous sommes passés à une plateforme payante. J’ai réalisé ces spectacles depuis mon studio à