N°167 - Octobre 2016
Barthologue
Grégory Coupet sur le divan d’Iceo
Pierre CHAMBON Thierry LAHON A LA CONQUETE DE L’UMIH
Syndicat leader des cafés, hôtels, restaurants
N°167 - Octobre 2016
IWC PILOTE . CONÇUE POUR LES AVIATEURS.
Montre d’Aviateur Chronographe Spitfire. Réf. 3777: Ceux qui ont déjà pris place dans le cockpit d’un Spitfire et fait l’expérience de sa vitesse exceptionnelle le savent bien: mieux vaut être bien at taché! Les per formances de cet te montre ne sont pas moins impressionnantes. Un boîtier interne en fer doux protège le mécanisme de précision contre les champs magnétiques, tandis que la lunette du boîtier en acier fin à la finition polie – mise en relief par le cadran ardoise – souligne
la valeur de ce garde-temps en toute élégance. A sa vue, chacun n’aura qu’une envie: l’attacher à son poignet. I WC . CO N Ç U E P O U R L E S H O M M E S . Mouvement de chronographe mécanique, Remontage automatique, Affichage de la date et de la semaine, Fonction stop heure minute et seconde, Petite seconde avec dispositif d’arrêt, Boîtier en fer doux assurant une protection antimagnétique, Couronne vissée, Verre saphir bombé, antireflet sur les deux faces, Gravure spéciale sur le fond, Étanche 6 bars, Diamètre 43 mm
Photo © FB Gérard Collomb
Édito
Déprimantes primaires
A
lors que se profile une primaire de droite aux allures paradoxales de maternelle -tant la puérilité des candidats saute aux yeux-, et de maisons de retraite – tant ce qui nous est proposé par ces vieux chevaux sur le retour blanchis sous le harnois, pue le déjà trop vu, qui vais-je pouvoir choisir, moi qui ai toujours voté à droite ? Surtout pas pour Juppé, prototype de l’énarchie sclérosée Pas davantage pour Fillon, faux-derche plus vrai que nature, Sûrement pas pour Lemaire qui, derrière sa suffisance, affiche des insuffisances rédhibitoires, Ni pour NKM, ni pour Copé et autres seconds couteaux… Pas plus pour Sarkozy qui prônait la récompense au mérite avant de virer au népotisme paternel. Alors qui ? Et pourquoi pas Emmanuel Macron ? S’il se présente… Je n’ai jamais voté à gauche de ma vie, excepté pour Gérard Collomb en 1995 et 2001. Mais était-il vraiment de gauche ? Pas beaucoup plus que Macron. Alors pourquoi pas en effet ? Au moins comprend-t-il, à la différence de ses aînés, le monde de demain. Justin Calixte
Lyonpeople.com n°167 - Octobre 2016 Sur une idée originale de Marc Engelhard et Nicolas Winckler Couverture : Didier Michalet Directeur de la publication Nicolas Winckler - nicolas@lyonpeople.com Rédacteur en chef Marc Polisson - marco@lyonpeople.com Conseillère éditoriale Françoise Petit - francoise.petit@lyonpeople.com Graphiste Maquettiste Valérie Barranco - valerie@lyonpeople.com Photographe webmaster Fabrice Schiff - fab@lyonpeople.com Ont collaboré à ce numéro Jean-Marc Requien, Gérard Corneloup, Yves Espaignet, Jean-Alain Fonlupt, Christophe Magnette, Christian Mure, Jean-François Mesplède, Jérôme Billioud et Laurette. Photographes Pierre Sage, Saby Maviel, Anik M, Val-fpg et Jonathan Cortes Chef de Publicité Axelle Lamiche - axelle@lyonpeople.com - 06 11 19 04 43 Comptable Valérie Vacher - valerievacher@lyonpeople.com Lyon People Global Jeff Savoye - jfsavoye@lyonpeople.com, Alexia Charlon - alexia@lyonpeople.com, Amandine Belluz - amandine@lyonpeople.com Agence Coyote Diffusion Bruce Mathieu - bruce@lyonpeople.com Supplément gratuit du www.lyonpeople.com. Impression Chirat. Ne peut être vendu. Ne pas jeter sur la voie publique. La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro sont la propriété exclusive de Lyonpeople, une marque de Jetpeople.com SARL au capital de 178 030 €. RCS Lyon 493 132 252. Elle se réserve tous droits de reproduction dans le monde entier. Dépôt légal à parution. ISSN : 1952-7772. Abonnement pour 1 an = 49€. 100 000 lecteurs tous les mois Etude Médiamétrie - 05/2005
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Ce magazine comporte des encartages du Guide des bonnes adresses de Monplaisir et du Plan Immobilier
sommaire Octobre 2016
p.24 p.10
p.28
dossier spécial p.36 àKGB LYON 7 Du communisme au syndicalisme p.74
p.62
p.106 NUMÉRO SPÉCIAL GASTRONOMIE LES 20 RENDEZ-VOUS
qu’il ne fallait pas rater
260 PAGES
EN KIOSQUE
N°164 - Juin 2016
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LES ÉLECTIONS DANS LES CCI DU 20 OCTOBRE AU 2 NOVEMBRE 2016
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/ par
Marc Polisson
Le temps des copains au Matmut Stadium, le 31 janvier 2015
AULAS – GINON La paix des braves
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millions d’euros ! C’est la somme que réclamait Jean-Michel Aulas à Olivier Ginon dans le cadre du différend qui les oppose quant à l’avenir du stade de Gerland. Selon nos confrères Les Potins d’Angèle (hebdo du 15 septembre 2016), le président de l’OL a assigné Olivier Ginon devant le Tribunal de Commerce de Lyon durant l’été. JMA reprochait au président de GL Events « d’avoir profité des informations confidentielles obtenues en tant qu’administrateur de l’OL dans sa négociation avec la mairie de Lyon pour obtenir Gerland ». C’est en effet dans l’ex place forte de l’OL que les rugbymen lyonnais
LE RETOUR DU TENNIS SUR LE SOL LYONNAIS Nous vous l’avons annoncé en exclusivité sur notre site web. Créé en 1898 et devenu « open » en 1971 pour être en phase avec les nouvelles directives du tennis professionnel, le tournoi de tennis de Nice… va être délocalisé ! Lyon qui avait subi un beau revers en perdant don GPTL parti à Montpellier va prendre sa revanche en récupérant celui de Nice ! Estampillé ATP 250 series depuis 2010, il a accueilli les plus beaux noms du tennis mondial, de Björn Borg à Guillermo Vilas, en passant par Lendl, Nastase… avant d’accuser une sérieuse baisse de régime, surtout au niveau de l’affluence. C’est l’Autrichien Dominic Thiem (numéro 15 mondial) qui a remporté le tournoi 2016. Jo Wilfried Tsonga et Tony Parker – via Gaëtan Muller et Pascal Biojout - ont racheté le tournoi pour le transplanter à Lyon dès le printemps 2017,
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vont disputer la seconde partie du Top 14. GL Events, actionnaire principal du LOU Rugby, va investir plus de 40 millions d’euros pour reconfigurer l’ancien stade qui pourra accueillir des évènements et du réceptif. Dans les colonnes d’InterMédia, Valérie Fétaud, en charge de l’évènementiel BtoB au LOU, mise sur la localisation centrale du stade pour attirer les entreprises. A ces deux cathédrales, viendra s’ajouter dans deux ans la nouvelle aréna de Tony Parker à Villeurbanne. Comme l’écrit très justement Jacques Simonet, « c’est l’inflation des lieux d’évènements à Lyon ! ». D’où l’inquiétude de JMA pour le business-plan du grand stade… Après plusieurs semaines de bras de fer, les deux parties sont enfin parvenues
une semaine avant Rolland Garros. Avec l’idée de l’installer dès 2018 dans la nouvelle aréna de l’ASVEL à Villeurbanne, une fois que les travaux réalisés par DCB International et Floriot seront achevés. Reste une inconnue : où se tiendra-t-il l’an prochain ? La piste du vélodrome du Parc de la Tête d’Or, non loin du TCL, tient la corde tout comme le partenariat avec la Région Rhône-Alpes Auvergne. Quid du nouveau tournoi monté par Lionel Roux en juin dernier ? Pourra-t-il continuer à exister en parallèle de l’Open 250 ? A suivre…
« Je suis fou de joie à l’idée de revoir du tennis de haut niveau à Lyon. Maintenant les temps ont changé, les joueurs ont changé, surtout au niveau de la mentalité, ce ne sera donc pas la même histoire… » Gilles Moretton, créateur du GPTL
à trouver un terrain d’entente : « Après discussions approfondies entre les parties, il est apparu que des synergies étaient possibles entre les deux Groupes. L’OL et le LOU Rugby développeront ensemble le merchandising des deux clubs dans les locaux du Mégastore de Gerland. Plus généralement, les deux parties ont convenu de rétablir leurs relations antérieures en partenaires et concurrents loyaux et de renoncer définitivement à tout recours réciproque. L’assignation déposée par OL Groupe à l’encontre de GL events sera retirée dans les plus brefs délais. » ont assuré les deux hommes dans un communiqué commun le 24 septembre. A suivre…
Photos © Saby Maviel
LA VIE LYONNAISE
LA VIE LYONNAISE
/ par
Marc Polisson
JO 2016
Mehdy Metella fêté par Anahome Immobilier
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Photos © Fabrice Schiff et Chris
n a pu croiser du beau monde le 5 septembre dans les bureaux du promoteur Pierre Nallet à l’occasion du cocktail donné en l’honneur du champion de natation guyannais. Mehdy Metella a décroché sa médaille d’argent, au relais 4x100 mètres nage libre avec ses complices Florent Manaudou, Fabien Gilot et Jérémy Stravius juste derrière les Américains. Thierry Braillard était bien entendu présent pour l’occasion. C’est en effet grâce au Pacte de performance mis sur pied par le secrétaire d’Etat aux Sports que le nageur a pu parfaire sa préparation au plus haut niveau. Pierre Nallet a signé un contrat de parrainage avec Mehdy qui bénéficie désormais d’une gratification mensuelle et peut sereinement s’entraîner tout en réfléchissant à son avenir.
ESTELLE MOSSELY ET TONY YOKA CHEZ MDA
Dans le même esprit, le couple de boxeurs en Or a été reçu en grande pompe au siège social de MDA à Lozanne. Tony Yoka bénéficie également du Pacte de performance créé par Thierry Braillard qui a été accueilli en compagnie des deux athlètes à Lozanne au siège social de MDA par son président Michel Vieira, accompagné de Bruno Genesio. > Vidéo en ligne sur www.lyonpeople.com
THIERRY RASPAIL COURT-CIRCUIT DANS LE TOP 100
LDLC ET ECONOCOM PHOTOCOPIES NUMÉRIQUES
Une erreur s’est-elle glissée dans le numéro de septembre de Lyon People, consacré au classement des personnalités lyonnaises ? Notre n°73 Thierry Raspail « a un doctorat en histoire et un doctorat en histoire de l’art obtenus à l’université de Grenoble. Bien que très lumineux, il n’a pas fait «d’études professionnelles d’électricien » nous précise avec malice son épouse Catherine. Une version contredite par le Figaro dans la biographie consacrée au directeur du musée d’Art contemporain de Lyon : « Issu du milieu ouvrier grenoblois, il s’engage d’abord dans une formation d’électricien avant de bifurquer vers l’histoire de l’art. »
On peut être multimillionnaire et manquer singulièrement d’imagination. Dernier exemple en date dans le domaine des services informatiques. Pompant sans vergogne le concept « 42 » de Xavier Niel, le génial fondateur de Free – Laurent de la Clergerie (LDLC, fortune de 110 millions d’euros*) et Jean-Louis Bouchard (Econocom, fortune de 560 millions €*) ont décidé de créer eux aussi des écoles d’informatique, baptisées « campus » pour faire plus branché. Celui d’Econocom a été inauguré le 28 septembre dernier à la Doua. Jean-Louis Bouchard n’en est pas à son coup d’essai. C’est lui qui, au milieu des années 2000, a financé « TouMa » la photocopie noir et blanc du magazine Marseille People. La reprographie, il connait ça par cœur.
* Source : www.evene.lefigaro.fr
* Source : Magazine Challenges du 7 juillet 2016
A lire sur le web lyonpeople.com CARTES D’IDENTITÉ EN SOUFFRANCE Plus de 120 jours pour obtenir le renouvellement de sa carte d’identité ! Les témoignages reçus à la rédaction ou postés sur notre page Facebook démontrent qu’il ne s’agit pas de cas isolés mais d’un véritable dysfonctionnement. Interpellé par Lyon People, le sous-préfet Denis Bruel a annoncé que l’Etat rembourserait les billets d’avion des personnes ayant été contraintes d’annuler leur voyage pour absence de pièces d’identité. (Reportage complet sur www.lyonpeople.com)
WORLD TRAVEL AWARDS LYON RÉCOMPENSÉE
Lyon a été élue «meilleure destination week-end en Europe» aux «Oscars» du tourisme, devant Paris, Londres, Rome ou encore Venise. Une belle victoire à mettre à l’actif du directeur d’Only Lyon Tourisme et Congrès : « On l’a fait. Après 10 ans de travail acharné nous sommes rentrés à Lyon avec le World Travel Award de la Meilleure Destination Européenne de Citybreak. 10 ans de joies, de peines, de prises de risques et de petites victoires, d’innovation et d’audace, d’énergie dépensée sans compter pour faire de Lyon une destination incontournable en Europe. » Congratulations à François Gaillard et à ses équipes ainsi qu’au graphiste Alex Asfour.
«Vichy pourrait très bien être demain le Deauville des Lyonnais» Claude Malhuret, maire de Vichy [le Tout Lyon du 3 septembre 2016]
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Lyonpeople / Octobre 2016
/ par
Baudouin Wisselmann
Photos © Fabrice Schiff
LA VIE DU PATRIMOINE
SAINT-BERNARD DE LA CROIX-ROUSSE Le combat des Lyonnais pour la sauver
L
e sort de l’Eglise Saint Bernard est sujet à polémique depuis plus de 15 ans. À l’heure où sa transformation en immeuble de bureaux semble être scellée, des catholiques se mobilisent pour que l’édifice conserve sa vocation initiale. Le premier chapitre de ce triste feuilleton s’est écrit en janvier 2003 quand Le Progrès annonce la destruction de l’édifice. L’absence d’entretien et une fréquentation en baisse avaient entraîné sa désacralisation en 1999. Son parvis et son clocher n’ayant jamais été bâtis faute de financement, des experts ont alors opportunément pointé une menace pour l’équilibre de la bâtisse, mais sans que cela ne soit ensuite avéré scientifiquement. Peu importe, le prétexte à la démolition est trouvé. A l’initiative de Nicole Hugon sa présidente, l’association des Amis du Bon Pasteur et de Saint Bernard s’attelle à sauver l’église coûte que coûte entamant une procédure judiciaire contre le permis de démolir signé par Gérard Collomb. Devant le tribunal, un architecte spécialiste des monuments historiques et de restauration d’églises confirmera qu’aucun effondrement ne menace l’édifice de manière imminente. La très prestigieuse Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF) qui figure parmi les premières associations de défense du patrimoine, en phase avec de nombreux sénateurs, parvient à convaincre Gérard Collomb de l’intérêt
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Lyonpeople / Octobre 2016
patrimonial de cette église abritant de très beaux vitraux de Lucien Bégule. Le maire de Lyon finit par renoncer à ses projets de parking, et débloque une subvention de 380 000 euros pour consolider la façade. Car la bâtisse souffre d’un déséquilibre causé par le percement en 1889 du funiculaire reliant la place Croix-Paquet à la place de la CroixRousse. Ces travaux vinrent fragiliser les soussols déjà percés de galeries souterraines créant un phénomène d’affaissement vers la place Colbert.
Le respect des Canuts
Une fois le sauvetage acquis, l’association redouble d’énergie en vue du second objectif : rendre à l’église Saint Bernard sa vocation cultuelle originelle, et honorer la mémoire des Canuts qui, de leur obole, ont financé sa construction. Des demandes de rachat, d’acquisition (car propriété de la ville), de bail emphytéotique sont alors formulées par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Une communauté catholique traditionaliste forte de 500 familles qui, depuis plus 40 ans, accueille ses fidèles dans des locaux privés aménagés en chapelle (hier une chocolaterie désaffectée, aujourd’hui une ancienne salle de billard, cours Charlemagne). Depuis dix ans, les Amis de Saint Bernard font le siège du maire et de ses adjoints sans résultat. Et pour cause. En juin dernier, Nicole Hugon apprend qu’un
bail emphytéotique est sur le point d’être signé avec le promoteur Carré d’Or*. L’opération immobilière vise à transformer l’église en immeuble de bureaux et à la doter d’une terrasse végétalisée. Mais les travaux sont dantesques, et avant tout aménagement intérieur, un parvis doit être construit pour stopper l’affaissement. Cette seule opération est estimée à 7 millions d’euros ! Qui va les prendre en charge ? « Nous ne voulons pas revivre le triste épisode de l’église Sainte Rita à Paris. Nous avons de plus en plus le sentiment inquiétant d’un Etat qui abandonne le patrimoine et l’identité du pays. » souligne Nicole Hugon qui a lancé une pétition sur le site mesopinions.com pour impliquer les Lyonnais dans son combat. Elle a déjà recueilli plus de 2300 signatures. http://www.mesopinions. com/petition/social/ signez-mairie-lyon-rendeglise-saint/24617 *C’est ce même promoteur qui porte le projet de « container » sur le toit du 19 quai Augagneur (Lyon People de juillet 2016, page 12)
Saint Jean-Baptiste et Saint Jean l’évangéliste – Lucien Bégule vers 1890
LA VIE POLITIQUE
/ par
Marc Polisson
LÉGISLATIVES
Michel Havard à quitte ou double !
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e la conférence de presse de rentrée de Michel Havard, on retiendra d’abord ses raisons d’être heureux : sa montée en puissance professionnelle au sein du pôle de sociétés dont il est actionnaire (Biloba Environnement, SNN Eco et NVS) et dont il devrait prochainement assurer la direction générale. Et ça tombe bien, car au niveau politique, c’est beaucoup plus compliqué. Les sujets qui fâchent ? En premier lieu, l’investiture accordée à la sarkozyste Anne Lorne pour les prochaines législatives sur sa circonscription. Le chef de l’opposition municipale va devoir attendre le résultat des Primaires chez les Républicains pour connaître son sort définitif en la matière. Si son champion Alain Juppé l’emporte devant Sarko, il est quasi assuré de repartir au combat contre Thierry Braillard. Dans le cas contraire, il se dit prêt à tenter l’aventure en solitaire : « Je n’accepte pas la décision de la Commission Nationale d’Investiture (CNI) qui est une faute politique et je n’exclus pas d’aller chercher ma légitimité dans les urnes ». En aucun cas, il ne donnera un coup de main à Anne Lorne : « Je m’occuperai d’autre chose ! » assure-t-il dans un sourire. On sait que Laurent Wauquiez a largement pesé dans la balance de son désaveu. Les deux hommes ne sont pas parlés depuis la décision rendue en juillet. Cette fâcherie a alimenté la rumeur (entretenue aussi bien à droite qu’à gauche) d’un possible de ralliement de Michel Havard à la cour de Gérard Collomb, via son mentor Emmanuel Macron. La présence de sa fille Victoria à l’apéro de rentrée macroniste de la Plateforme, mercredi 7 septembre, a accentué le malaise. Michel Havard balaie les écrits de nos confrères d’un revers de main : « Ils ont fumé de l’herbe ! Ce serait un suicide politique. D’autre part, je pense que la candidature Macron va faire pschitt ! » Cette péripétie aura eu au moins un avantage : refaire parler de lui. Michel Havard, bien conseillé, a eu raison d’éteindre le feu tout de suite. « J’ai quand même dû m’expliquer au téléphone avec une dizaine de militants. Comment ont-ils pu croire une intox pareille ? » Il peut désormais se consacrer à la campagne d’Alain Juppé qu’il a accueilli le 29 septembre au Double Mixte. Si l’ancien Premier Ministre l’emporte, ce sera le jackpot. Il est en effet le seul élu d’envergure à soutenir sa candidature entre Rhône et Saône. Mais dans le cas contraire…
MARC FRAYSSE À VILLEURBANNE Du monde au balcon
Un grand appartement blanc dans un immeuble moderne du cours de la république. C’est là que l’ancien député de Villeurbanne a implanté son camp de base en vue des prochaines législatives. L’inauguration a rassemblé ses soutiens de France Unie ainsi que des personnalités de la société civile comme Alain Garcia, président du GEVIL. Marc Fraysse aura-t-il le courage d’aller affronter Najat Vallaud Belkacem sans l’investiture des Républicains (promise aujourd’hui à l’avocate Emmanuelle Haziza) ? Réponse après la primaire de la droite et du centre.
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Lyonpeople / Octobre 2016
Michel Havard a sorti les gants de boxe au Grand Café de la Préfecture - Photo © Fabrice Schiff
VISITE ÉLECTORALE
Il n’y a pas de petits profits. Surtout quand ils se font sur le dos du contribuable. Jeudi 1er septembre, Hélène Geoffroy, Secrétaire d’Etat à la Ville, s’est rendu dans le Rhône à l’occasion de la rentrée scolaire 2016. Elle a visité des établissements scolaires à Rillieux-la-Pape, Bron et Vaulx-en-Velin… qui se trouvent comme par hasard sur la circonscription où elle se représente pour le compte du Parti socialiste en 2017. Du petit lait pour son adversaire LR Alexandre Vincendet. C’est ça le changement ? Une semaine après le départ fracassant du gouvernement d’Emmanuel Macron, ses supporters lyonnais sont partis à l’abordage de la Plateforme (en vente ?) le temps d’un apéro festif. On nous avait promis du sang neuf et des visages juvéniles… et on a retrouvé tous les affidés de Gérard Collomb (ses adjoints, son cabinet, son comité de soutien de 2008 et 2014, ses maisons de retraite…). Un arrière-goût de campagne municipale. Comme le dit si bien Justin Calixte (lire son édito de septembre), le changement ce n’est pas pour maintenant.
« Les partis politiques sont devenus des machines électorales. Elles n’ont aucune réflexion de fond, elles ne réfléchissent plus, elles sont simplement là pour la conquête du pouvoir. » [Charles Millon, sur TV Libertés, le 19 septembre 2016]
LA VIE CULTURELLE
/ par
Jean-Alain Fonlupt
PIANO A LYON Partition de saison
S
tars du clavier ou musiciens émergents, références internationales ou découvertes hexagonales, interprètes renommés ou jeunes virtuoses prometteurs, pour chaque rentrée, «Piano à Lyon» compose sur sa partition de saison, le plus prestigieux et le plus audacieux des programmes. Construite avec ouverture, curiosité, pertinence et détermination pour ne pas dire pugnacité, la programmation 2016/17, reflète assez fidèlement la personnalité de celui qui en est le responsable avisé, Jérôme Chabannes. Confortant ses belles amitiés pianistiques, se rappelant aux excellents souvenirs d’instrumentistes aujourd’hui très sollicités, accueillant avec son imparable enthousiasme le meilleur de la nouvelle scène classique, il sait tenir le périlleux accord entre la cohérence de son choix et la diversité des artistes… Pour preuve ce premier rendez-vous (14 oct.) avec les enivrantes interprétations du pianiste espagnol Luis Fernando Pérez, dans les «Goyescas» de Granados, associées à des Nocturnes et une ballade de Chopin ainsi qu’à la troublante «Isle Joyeuse» de Debussy… Une brillante ouverture de saison dont Philippe Bianconi devrait maintenir l’éclat en fêtant (le 25 nov.) la sortie de son nouvel album
consacré à Schumann. Le violoncelliste Gautier Capuçon avec son complice Frank Braley au piano, s’attaqueront au monument qu’est l’intégrale des Sonates pour piano et violoncelle de Beethoven (3 déc.), alors que le public pourra fêter (le 14 déc.), dans un remarquable programme romantique, l’anniversaire d’un des plus éminents pianistes contemporains, Nicholas Angelich ! En 2017, «Piano à Lyon» confirme l’impeccable qualité de sa sélection en invitant par ordre d’entrée sur la scène de la Salle Rameau, les sœurs Labèque plus les percussionnistes Florent Jodelet et Emmanuel Curt (13 janv.), le «voyageur intranquille» Piotr Anderszewski (27 janv.), François-Frédéric Guy et son «Brahms Project» (15 fév.), Elisabeth Leonskaja pour la tournée de ses 70 printemps (15 mars), le trentenaire David Fray en préparation d’un CD Chopin (24 mars), Alexander Melnikov, «L’Homme aux nombreux pianos» (7 av .), la mythique Martha Argerich et le déjà légendaire Stephen Kovacevich (26 av.), pour la première fois l’événement Christian Zacharias (10 mai), et, en clôture de saison, Michel Dalberto (9 juin)dont le dernier opus a été produit par Piano à Lyon…
LES 111 DES ARTS
Des images pour adoucir les maux Poser les couleurs de la vie sur les maux qui la ternissent, révéler des mondes enchantés à ceux dont l’univers est contraint par la maladie, offrir la joie de la découverte en cadeau de partage, tels sont, entre autres, les objectifs des «111 des Arts». Le principe est simple puisqu’il additionne le chiffre de l’unité pour mieux le multiplier : 111 artistes proposent 1111 œuvres au prix unique de 111 euros… Une opération dont les multiples de la générosité portés au dénominateur commun du talent des créateurs a rapporté 50 000 euros en 2015. Somme qui s’affichera avec fierté sur le chèque remis lors du vernissage de l’exposition
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Quel avenir pour la salle Rameau ? A la Salle Rameau, Piano à Lyon a découvert un environnement acoustique performant, une jauge idéale (670 places) pour que dialoguent dans la proximité le concertiste et son public, et, la possibilité technique de relayer sur un écran, le rapport singulier que chaque artiste entretien avec le clavier… Des paramètres indispensables à l’intimité de l’échange artistique, rendus possible grâce à la Ville de Lyon qui renouvelle le prêt de la salle depuis plusieurs saisons. Or, comme on le sait, cet élégant bâtiment début XXe, de style Art Nouveau sera mis en vente à partir de juin 2017 et devrait certainement perdre sa vocation musicale et culturelle d’origine ? Dommage ! Piano à Lyon et ses éminents artistes retrouveront donc prochainement le Palais de Bondy et la Salle Molière rénovés. Quant aux inconditionnels du patrimoine et du spectacle, ils pourront goûter encore au charme du lieu grâce à d’autres rendez-vous (l’humoriste Florent Peyre, les déroutants Oldelaf et Alain Berthier, Marianne James et sa «Miss Carpenter», l’impertinent Olivier de Benoist…). Concerts à la Salle Rameau Programme complet sur pianoalyon.com
présentée dans l’Atrium de l’Hôtel de Ville de Lyon. Car il s’agit bien là d’associer complicité artistique et implication médicale. En effet, 111 artistes reconnus ou émergents, présentent 11 œuvres chacun (dont une est intégrée au grand mur d’expo) qu’il est possible, en «cash and carry», de décrocher, de payer et d’emporter… Les profits de cette expovente d’art contemporain iront aux enfants hospitalisés à l’Institut d’Hématologie et d’Oncologie pédiatrique de Lyon. Des fonds qui participent à l’amélioration de leurs conditions de vie (ateliers de stylisme, photo, peinture, sculpture, musique, cinéma…) et aux financements de programmes de recherche. Exposition à l’Atrium de l’Hôtel de Ville de Lyon du 10 au 20 novembre tous les jours de 11h à 19h30. www.les111desarts.org
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BRÈVES DE COMPTOIR / par Christian Mure
BRASSERIE DES LUMIÈRES Coup d’envoi au Parc OL
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clairée de mille feux les soirs de match»... C’est sur le modèle de sa concession match, la Brasserie des Lumières de Disneyworld à Orlando qu’il a bâti son (900 m2 pour 650.000 euros partenariat avec l’OL. Un deal « win-win » sous d’investissement) du nouveau Parc forme de royalties calculées en pourcentage Olympique Lyonnais rejoint la du chiffre d’affaires. Le groupe Bocuse (2.000 galaxie gourmande de la famille Bocuse. En couverts par jour) a aligné ses cinq «tops» dix ans, Jérôme Bocuse (47 ans) a triplé le pour le déjeuner de presse du mercredi chiffre d’affaires de ses restaurants américains 7 septembre : Christophe Muller (Chef dans lesquels il sert 1.200 couverts par jour exécutif du Pont de Collonges), Eric Pansu sur le modèle des brasseries familiales. A (Chef exécutif des Brasseries) et Gérard Vignat (anciennement la tête depuis février 2015 des Brasseries «Accueillir le fleuron de la gastronomie Fond Rose) tous trois Meilleurs Ouvriers de Bocuse (64%) avec au Parc OL est un honneur» France assistés des son directeur général Jean-Michel Aulas deux attaquants hors Paul Maurice Morel catégorie Marco (36 %), il est ravi d’ouvrir Chopin et Thibaut Gaudin au service. En son 7ème établissement au sein du Parc OL : préliminaire, un tartare de thon et avocat sauce «C’est un match qu’on ne pouvait pas refuser. pastorale suivi d’un carré de veau rôti de toute Ce restaurant de 400 couverts dans l’enceinte beauté de la maison Trolliet des Halles de du stade est unique proposant un moment Lyon (L’iconoclaste journaliste gastronomique d’exception, de fête et d’émotion les soirs de François Mailhes, venu à vélo au stade, en a avalé trois portions…) Une tarte sablée aux framboises avec petit cannelé bordelais a terminé en beauté ce repas inaugural.
Paul Maurice Morel, Jean-Michel Aulas et Jérôme Bocuse
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Lyonpeople / Octobre 2016
Combien ça coûte ? La Brasserie des Lumières propose des menus à 58 E (deux entrées + deux plats + trois desserts au choix) les jours de matchs à partir de 19h avec une carte de tapas identique à celle du Comptoir de l’Est. En semaine, les menus préparés par le chef Nicolas Gacon (venu de l’Est) sont nettement plus abordables avec un menu du jour à 19,90 E (deux plats) et 24,80 E (trois plats).
Gérard Vignat, Cédric Boutroux et André Soubadjou
Christophe Muller, Marco et Thibaut
Brasserie des Lumières 10, avenue Simone Veil 69150 Décines-Charpieu - Tél. 04 72 10 00 00 Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 16h. Privatisable le soir sur commande. Menus à 19,90 E (deux plats) et 24,80 E (3 plats). Menu à 58 E avant et après les matchs.
Photos © Fabrice Schiff
BRÈVES DE COMPTOIR / par Jean-François Mesplède
LE BONHEUR D’UN DÉJEUNER AU CHALUT
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n prend volontiers des habitudes gourmandes. Et, derrière les Voutes de Perrache, Le Chalut fait partie de ces maisons que l’on aime fréquenter. Un restaurant d’hôtel ? Oui. Et alors ? Il ne faut pas systématiquement mettre une connotation péjorative dans ce qualificatif. Et ce n’est pas un problème quand la cuisine est à la hauteur des espérances des convives… Depuis des lustres Marie-Claude Bernard (photo), propriétaire de l’affaire, s’attache à ce que ses clients aient envie de revenir. Et l’on retrouve, au gré des tables, des figures familières et des habitués qui ne laisseraient leur place pour rien au monde. Depuis des lustres, Christophe Romain est le « patron » en cuisine. Un chef « à l’ancienne » qui connaît bien son métier au
MAÎTRES CUISINIERS DE FRANCE Le cœur sur la main
C’est aux Halles Mercière, le nouveau restaurant de la fédératrice Françoise Pupier-Sibilia, que les chefs se sont
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point de se risquer à présenter le concours d’un des Meilleurs Ouvriers de France ! Volontiers formateur, il a su faire passer le message du bon en cuisine. Et Fabienne Reneaud qui dirige en ce moment la manœuvre gourmande, a su le recevoir. Avec un vent nouveau, plein de modernité, qui souffle désormais rue MarcAntoine Petit. Le produit reste d’une qualité et d’une fraîcheur irréprochables. Et l’assiette vit avec son temps. Sans excentricité inutile. « La cuisine c’est quand les choses ont le goût de ce qu’elles sont » professait le Prince Curnonsky. Et quand elle vit au rythme des saisons et des envies. Alors, ce jour-là, l’effeuillé de cabillaud et sa vinaigrette à l’orange était sans reproche. Tout comme l’aile de raie aux câpres que l’on trouve trop rarement dans les restaurants d’aujourd’hui. Et que dire de
cette assiette gourmande de quatre desserts, idéale pour terminer sur une note sucrée, mais pas trop ! On trouve des incontournables. Le filet de hareng à l’huile d’herbes maison, le foie de veau poêlée, la petite caille braisée aux raisins. En attendant un simple céleri en rémoulade qui fait retourner en enfance ! Rien à redire sur Le Chalut sinon allez-y ! La cuisine est en de bonnes mains. L’accueil et le service sont souriants et aimables. Et même pour une première visite on se sent déjà comme un habitué avec, fatalement, l’envie de revenir !
retrouvés pour leur réunion de rentrée autour de Stéphane Buron et Laurent Bouvier. Sous le regard attentif de leur président national Christian Têtedoie, les MCF ont dévoilé leur plan d’action pour le dernier trimestre 2016, avec au menu la confection de la plus grande terrine de foie gras truffé (avec tentative de record du monde) dans le cadre de leur partenariat avec l’association Pas à Pas avec Alexia (le 7 décembre). Une semaine plus tard, dans la grande tradition d’accueil qui a fait la réputation des aubergistes français depuis des siècles, ils recevront dans leurs estaminets des personnes en situation de grande précarité pour un repas de Noël avant Noël (le 14 décembre). MP
Conçu en collaboration avec l’architecte d’intérieur Richard Bagur, ce nouveau lieu s’apparente à un atelier où le bois côtoie le viroc pour donner un effet industriel très moderne. Une boutique ouverte et conviviale dont le but est de mettre le client au cœur de la gourmandise.
SÉBASTIEN BOUILLET La passe de 8
Après les Halles de Lyon Paul Bocuse, c’est au 78, avenue des Frères Lumière que l’on peut retrouver les spécialités et créations du pâtissier-chocolatier Sébastien Bouillet.
LE CHALUT 12, rue Marc-Antoine Petit - Lyon 2 Tel 04 72 77 70 70 Du lundi au vendredi midi et soir. Formule à 25 € et menu (entrée, plat, dessert) à 27 €
30 ANS DU BOCUSE D’OR Poulet aux écrevisses
Le Comité a décidé de réinventer le concours en proposant un thème sur plateau inédit qui, à la fois, rend hommage aux origines de la compétition et permet aux candidats de laisser libre cours à leur créativité. Le thème sur plateau du Bocuse d’Or 2017 est le « Poulet de Bresse aux crustacés » sur la base d’une interprétation de la fameuse recette lyonnaise du « Poulet aux écrevisses ». Les 24 et 25 janvier 2017, les candidats doivent donc préparer un plat pour 14 personnes intégrant le poulet de Bresse, le crustacé choisi et 3 garnitures.
Photos © Fabrice Schiff & Alain Rico
BRÈVES DE COMPTOIR / par Marc Polisson
BLACK BY JACK Nouvelle saison bonifiée
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oujours un as dans la poche, les passionnés Florent Egasse et Carine Bodoe ont conçu la nouvelle saison de leur cabaret de la Confluence comme une « collusion explosive de l’art, de la musique et de la gastronomie ». Pionnier en France à la manière des shows d’Ibiza, Londres ou New York, ce concept de clubbing artistique propose des spectacles avant-gardistes aux jeux de lumière étourdissants et des DJ set pointus dans un cadre feutré, résolument innovant grâce au
talent de l’artiste créateur Krijn de Koning. Au Black by Jack, danseurs et artistes se produisent chaque jeudi, vendredi, et samedi soir devant un parterre de 200 couverts. L’ambiance est glamour et festive jusqu’à 3h du matin, le champagne coule à flot au bar. Le public s’émoustille joyeusement à chaque tableau de ce spectacle vivant, en totale interaction avec la troupe des huit danseurs, surprenants dans leurs costumes inspirés du monde de la mode, sur le thème du cirque moderne. Plusieurs formules sont possibles :
un dîner semi-gastronomique assuré par le Domo pour vous accompagner tout au long du show ou tout simplement des formules apéro autour d’une bonne bouteille sélectionnée par Antic Wine. De quoi ravir les noctambules lyonnais adeptes du « sortir différent ». Séverine Eberhardt
Olivier Bardin et d’adresser un clin d’œil amical à Dominique Frérard (Chef du Sofitel Vieux Port) et à son directeur général Silvio Iacovino.
TROPHÉES 2016 DU MAGAZINE «LE CHEF»
Le Café Comptoir Abel sis sous la Voûte d’Ainay (Lyon 2) est désormais ouvert tous les dimanches soir.
LES 10 ANS DU COLOMBIER LYON REMPORTE LA BATTLE CONTRE MARSEILLE Dernière Battle de chefs pour Aline Germain et Philippe Menguy (DS Automobiles) le 18 septembre dernier dans les cuisines du Sofitel vieux Port Marseille. Les Toques Blanches Lyonnaises de Christophe Marguin ont tenu la distance face à l’équipe des Gourméditerranée emmenée par Gérald Passedat. Les belligérants se sont ensuite retrouvés au Vélodorme pour assister au match OM/ OL qui se soldera par un nul. L’occasion de saluer l’arrivée du nouveau directeur régional de Citroën
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Soirée corse avec le chanteur Jean Menconi pour fêter les 10 ans du Colombier en présence d’Arnaud Bernollin, Christophe Marguin, Frédéric Cote, Thierry Braillard et Gilles Demange.
Black By Jack show, dîner et spectacle 45, quai Rambaud, Lyon 2 - Tel 04 81 91 90 20 Représentations les jeudis, vendredis et samedis soir Pour les entreprises, possibilité de privatiser la salle Soirées « Les Incontournables » les mercredis.
François Pipala sur le podium
Appelés à désigner les meilleurs d’entre eux, 6000 professionnels des CHR ont voté et décerné le Prix du Service au maître d’hôtel de Paul Bocuse. Au mois de mars 2016, François Pipala a soufflé sa trentième bougie à l’Auberge du Pont de Collonges, dirigée par Vincent Le Roux. Né en Anjou, il baigna dans l’univers de la cuisine grâce à ses grandsparents paternels. Depuis 1986, il évolue dans le célèbre restaurant triplement étoilé et dirige de main de maître les 26 membres de la brigade de salle. En 1993, devant la volonté farouche de Monsieur Paul, il a passé et remporté la première édition du MOF Maître d’hôtel du service et des Arts de la Table.
BRUITS DE BOUCHON / par Françoise Petit
SAINT-PÉRAY EFFERVESCENT Les bulles en voie de consécration
Photos © Patrick Zani
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agner en était accro comme s’il avait eu besoin de bulles pour composer, Lamartine, Daudet, Proust écriront en « verre » ce vin désaltérant créé par un disciple de Bacchus. L’histoire de cet effervescent prend racines entre les pierres du château de Beauregard où Louis-Alexandre Faure fit intervenir un sommelier champenois. Dans les caves de l’ancienne demeure du Bailli de Crussol naquit en 1826 la première bouteille de « mousseux » que la Maison Faure étiqueta « Champagne Saint-Péray ». La législation est passée par là. Depuis la vinification du sieur Faure, ce vin floral oscilla entre gloire et oubli. Il est vrai que la puissance de feu des Cornas, voisins de vignes porta ombrage aux bons blancs dotés de marsanne et roussanne. La maison Chaboud s’est positionnée très vite sur le créneau de ce côte-du-rhône niché en vallée mi septentrionale mi méridionale. L’AOC déclarée avant la seconde guerre mondiale n’a pas permis d’asseoir immédiatement sa distinction. Après la « reconstruction », l’appellation en déficit de notoriété prend soin d’elle exhumant crescendo
des arômes prometteurs. Alain Voge, figure emblématique de la syrha se prend d’amour pour les vins tranquilles et effervescents du nom de son village. Albéric Mazoyer, homme de confiance du pape du Cornas réalise son rêve : « quand j’ai rejoint Alain Voge, j’avais tous ses millésimes dans ma cave, je suis ardéchois et cévénol et j’y tiens, dans ma famille on était petit mais indépendant, catholique en terre protestante, j’ai vécu le terroir et l’humain constatant depuis les années 80 que l’environnement et les hommes avaient changé, alors ici il fallait rattraper nos grands frères : hermitage, côte-rôtie ou condrieu ! Et puis il faut dire qu’aujourd’hui on boit moins mais mieux ». Aux portes de la Drôme de l’autre côté du Rhône, les caractères des vignerons
épousent la candeur d’un paysage au même titre qu’un éperon de granit. Quand il s’agit de faire mousser une appellation, confidentielle soit elle, les producteurs rivalisent de talent et ils sont peu nombreux. Voge avec « les bulles d’Alain » comme les autres producteurs* de saint-péray effervescent sont confiants, leur produit d’exception se déguste avec parcimonie et la conviction de consacrer élégance et savoir faire. * Stéphan Chaboud représentant la 6ème génération. Jean Louis Thiers, domaine du Biguet, Cave Coopérative de Tain l’Hermitage, Alain Voge, Rémi Nodin, Vins de Vienne, Chapoutier
LE ”SAINT-PÉRAYTIF”
LA CONFRÉRIE DU SAINT-PÉRAY La confrérie du Saint-Péray, créée en avril 1990 adouba Jacques Pic dans son premier chapitre. Chaque année, ses dignitaires fêtent la Saint-Vincent, célèbrent une journée prestige et orchestrent le marché aux vins (commissaire Alain Blache) sous l’égide du Grand Maître de la Confrérie Gérard Lamberton. Les ateliers de dégustation sont animés par Guy Perriolat. FICHE TECHNIQUE 1936, année de l’ AOC saint-péray vins tranquilles et effervescents (effervescents : 20% de l’appellation générale) sur les communes de Saint Péray et Toulaud. Le vignoble de 80 ha est situé en Ardèche sur la rive droite du Rhône, au niveau du 45ème parallèle, favorable à la culture de deux cépages : marsanne et roussanne. Sol granitique et limoneux-calcaire.
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Cette boisson exclusive porte la signature de David Capdeville, talentueux mixologue au service du célèbre bar* à cocktail de Marc Bonneton. Le « saint-péraytif » pure création 2016 fut testé avec succès par Georges Dos Santos himself ! La recette, pétillante à souhait, marie les fines bulles du SaintPéray à une subtile sélection d’ingrédients. Baptême de ce cocktail prévu avec les vignerons de l’Appellation en novembre. Marraine… Françoise Petit ! L’Antiquaire 20, rue Hippolyte Flandrin Lyon 1er
Photo © Fabrice Schiff
LA VIE GASTRONOMIQUE / par Christophe Magnette
POINT MAJUSCULE Histoire d’une couverture
Un géant (1,96 m pour 140 kg à ses plus belles années) tenant dans ses immenses pognes sa fille, Marie-José : l’image a fait la couverture du dernier Lyon People consacré aux 80 ans des Toques Blanches Lyonnaises.
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râce à Pierre Orsi, MarieJosé Eymin est aujourd’hui dans la lumière. Comme un trait d’union entre plusieurs générations de cuisiniers : un point culminant au pied duquel la gastronomie française se retrouve. Fernand Point ? Il est leur maître. Eux ? Ils sont ses fils : point barre ! 1940. Un matin piquant du mois de mars, dans les cuisines de La Pyramide à Vienne : devant les carreaux mythiques de l’antre du chef, entre le garde-manger et l’entrée, père et fille partagent un instant tendresse. Des milliers d’autres suivront. Michel Reynon, devenu au fil du temps biographe officiel de Fernand Point en atteste : « Il avait deux passions : sa cuisine et sa fille ! » Marie-José a été adoptée. Elle arrive à huit jours dans son nouveau foyer. Le couple Point ne peut pas avoir d’enfant.
Mais Fernand veut une fille. Et Mado, sa femme ? « Personne ne sait vraiment », sourit pudiquement sa fille. Ses parents se sont rencontrés en 1930. Ils sont de la même année (1897) mais n’auront jamais le même âge : par coquetterie, Mado se rajeunit toujours de deux ans ! Ils se marient un an plus tard. Mado (Marie-Louise Paulin à l’état civil) est originaire de Saint-Félicien en Ardèche. Avec sa famille, elle s’installe à Vienne en 1904. Apprentie coiffeuse rue des Archers à Lyon, elle ouvre le salon Mado dans la cité iséroise et « fréquente » un homme de bonne famille mais cette dernière ne la désire pas, elle est rejetée. Fernand lui, a quitté Louhans en 1923. Où plutôt a-t-il suivi son père, Auguste, qui achète en 1923 à Léon Guieu, le restaurant éponyme qui jouit d’une belle réputation. Deux ans plus tard, Auguste Point Marie-Jo dans les bras de son père qui la traitait comme une princesse, en 1943
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L’entrée et la salle du restaurant mythique Mado et Fernand Point dans les années 40
une pièce : une cuisine avec une immense table pour recevoir tout le monde, famille, copains, visiteurs etc… La chaleur, la convivialité, la bienveillance, c’était ça mes parents.»
Fernand et Mado : un couple historique
dans une insouciante créativité ; il vit dans disparaît : Fernand, qui œuvre alors à l’excès : elle fait montre de tempérance. l’Hôtel-Royal d’Évian, reprend l’établissement Cette dichotomie de caractère, Marie-José la paternel et le rebaptise : La Pyramide. En perçoit aussi. Son papa la veut près de lui. 1928, il gagne ses deux premières étoiles au Toujours. Encore et encore. « Jusqu’à l’âge guide Michelin (il obtiendra sa troisième en de huit ans, je ne suis pas allée à l’école. 1933 et la gardera jusqu’à sa disparition, en Une institutrice à la retraite venait le matin. 1955). Cliente de La Pyramide, Mado n’est Je passais l’après-midi avec mes parents. pas insensible à l’aura gargantuesque d’un Le restaurant était fermé le mardi et du géant dont on perçoit déjà qu’il marquera 1er novembre au 15 décembre. Nous en l’histoire en sa qualité de « père de la nouvelle profitions pour passer nos cuisine ». Fernand a perdu journées ensemble. On sa fiancée de la grippe Fernand Point, ne s’ennuyait jamais avec espagnole ; mise au ban un géant au cœur tendre lui. » En 1948, la petite fille par la famille de son fait sa rentrée au collège fiancé, Mado est en quête Ponsard. Trois ans plus tard, elle entre en d’une âme sœur, d’un pygmalion, d’une pension, à Lyon, à Chevreul. Un crève-cœur revanche ? Les deux font la paire au point pour le père et la fille. « Quand il me laissait, d’avoir marqué la gastronomie française. nous pleurions tous les deux. » Un géant au « C’était une dame », assure Jacky cœur tendre, Fernand Point. Un chef cuisinier, Marguin. « Une princesse, avec une passionné d’animaux qui, à l’instar de tous les allure dingue [sic] quelque soit l’heure de chefs de l’époque, vit dans son établissement, la journée », acquiesce Michel Reynon. À la à l’étage. Il rêve d’une vraie maison, d’une réception, elle accueille, guide, charme, rassure. maison de famille. En 1952, il achète une Et assure ! Marie-José est catégorique : maison de pêcheurs à Condrieu. Il se lance « Une quarantaine de bonhommes travaillaient dans des travaux XXL (évidemment) qui dureront à l’époque : avec maman, aucun ne plus de deux ans et n’aura jamais l’occasion bronchait ! » Tous les jours, à la main, elle écrit d’en profiter. Une anecdote le résume. Marietrois voire quatre cartes de menu. Elle incarne José : « Attenante à la maison, il avait prévu le pragmatisme quand monsieur se complaît
Goguenard, drôle – « Il faisait des blagues à tout le monde », dixit sa fille – à la fois jusqu’auboutiste et iconoclaste (il reste dans l’histoire parmi l’un des tous premiers chefs à devenir propriétaire de son établissement et demeure celui qui, avant tous les autres, comprend tout l’intérêt de dresser ses tables d’une manière moderne, assemblées notamment, avec une vaisselle de Limoges et des verres Baccarat), la vie de Fernand Point est mâtinée d’anecdotes en tous genres. En 1938, de passage pour inaugurer le théâtre romain de Vienne, le président de la République, Albert Lebrun et Édouard Herriot (alors maire de Lyon et président de la Chambre des députés) font une halte à La Pyramide. Ils sont reçus (très) chaleureusement par le maître des lieux : verres après verres, bouteilles après bouteilles, les deux édiles ne tiennent plus debout. Ils sont « bourrés » et attendus pour livrer chacun un discours dans moins de deux heures.
Mont Fuji. Mado Point et Paul Bocuse accueillis par Mr et Mme Tsuji au Japon en 1972. Lyonpeople / Octobre 2016
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LA VIE GASTRONOMIQUE / par Christophe Magnette Mado est hors d’elle : « Tu (Fernand) y es allé un peu fort, non ? » ; « Bah, ils avaient juste soif ! » ; « Il faut trouver une solution. Couche-les dans notre lit ! » Voilà comment Lebrun et Herriot ont dormi ensemble, pendant une heure, dans le lit familial ! Débarbouillés, remis sur pied, leur allocution ne laisse deviner aucun épisode aviné quelques heures plus tôt. Pourrionsnous imaginer quelques décennies plus tard, François Mitterrand et Francisque Collomb dans un état similaire ? Les scènes cocasses pullulent (les barques cachées dans les arbres, on en parle ?), les postures héroïques aussi. Marie-José : « Un matin, j’ai découvert un soldat US caché dans un de nos placards. Sans doute pour éviter que je ne parle, mes parents m’ont envoyé illico à Rontalon, chez ma marraine. Il n’était pas rare que des Allemands mangent dans la salle pendant que des Américains se cachaient à l’étage. » Durant la guerre, le restaurant est même fermé pendant six mois : à La Pyramide on mettait du beurre dans le gratin dauphinois au mépris des restrictions dictées par l’occupant. Pas de quoi impressionner le couple Point : un après-midi, ils envoient balader des officiers allemands enclins à venir déjeuner : « Les fourneaux sont arrêtés : revenez ce soir ! » Ils ne reviendront pas. Ils étaient venus pour manger mais aussi déguster les vins de La Pyramide : entre 16 000 et 20 000 bouteilles sont recensées à la cave (seule la Tour d’Argent pouvait s’enorgueillir d’un florilège plus important). Sauf que l’homme à l’éternelle lavallière avait pris soin d’enterrer ses « protégées » en creusant une tranchée dans l’allée du jardin : à défaut de les boire donc, les Allemands auront au moins marché dessus !
Mado Point et sa brigade
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Mado Point, Marcel Cerdan, le comédien Jean Charpini, Edith Piaf, Fernand Point et Jean Vignard en 1953
« C’est là-bas que tout a commencé » Paul Bocuse
ouvertes en 1957. » Mado décède en 1986. Marie-José décide de vendre l’établissement l’année suivante « pour différentes raisons ». Une autre histoire.
Fernand et Mado ont reçu tous les deux la Légion d’honneur. Après la disparition de son époux, le 4 mars 1955, Mado parvient à maintenir la renommée et les trois étoiles de La Pyramide sans discontinuer avec l’appui des chefs Paul Mercier puis Guy Thivard. Pour Marie-José aussi, ce décès marque une rupture : « Après la mort de papa, je suis revenue à Vienne pour épauler maman. J’avais raté le BAC donc ma destinée était toute tracée : m’occuper des quinze chambres de l’hôtel que nous avions
« C’est là-bas que tout a commencé » a toujours affirmé Paul Bocuse, lui l’ancien apprenti du chef viennois. Lors de ses obsèques, l’Aga Khan III fait livrer une gerbe de fleurs de violettes de Parme pour une petite fortune. Pour Fernand Point en matière d’amour ou de cuisine, on ne s’économisait jamais. En as de la sémantique, Sacha Guitry avait trouvé la formule pour parler de son ami : « Pour bien manger en France, un Point c’est tout ! »
Jacky Marguin et Pierre Orsi entourant Marie-José Point et sa fille Sophie
ALPES PEOPLE
SAINT GERVAIS La maison Doux va retrouver ses amours glamour
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ette maison… c’était fabuleux ! Une maison de maître particulière avec un étage luxe, une grande surface sous plafond. La cheminée de la salle à manger était en marbre moucheté de rouge et blanc, elle était plus haute et avait plus de moulures que les autres. Plus on montait dans les étages, moins il y avait de hauteur sous plafond et moins de moulures aux cheminées. Et toujours des miroirs, de moins en moins ouvragés en montant ». La voix précise et pétillante de Monique Doux est le vortex temporel le plus efficace pour remonter à l’époque où ce qu’à Saint-Gervais on appelle la maison Doux, était simplement « Le Château », une annexe du palace le Mont-Joly datant de la fin du XIXe, début du XXe. Le couple Monique et Marcel Doux y a déménagé son entreprise de limonaderie en 1971, en recherche d’espaces. « Un
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environnement particulièrement exceptionnel, mais on n’a pas eu l’occasion d’en profiter, on s’en servait pour travailler ! » Un revirement de fonction s’il en est. Car la légende veut que Le Château ait accueilli l’Aga Khan en villégiature, entre autres personnalités. En vérité, il est difficile de savoir avec certitude qui est réellement passé au château ou au palace : leurs registres étaient mélangés. Mais l’historien et élu saint-gervolain Gabriel Grandjacques pointe que l’hôte des lieux Philippe Rosset se servait de préférence de la future maison pour choyer les personnalités, comtes, comtesses, écrivains… Le Mont-Joly a été transformé en palace au début du XXe siècle par ce même Philippe Rosset, qui avait aussi la propriété de cinq annexes : le Rosset, l’Etable, les Crématites/les Violettes, la Terrasse et le Château. « Philippe Rosset est un ancien saint-gervolain parti faire fortune à Paris
comme marchand de vins à la fin du XIXe et en est revenu rentier. C’est dans ce Château qu’il aimait recevoir les grands de ce monde » conte Gabriel Grandjacques. Philippe Rosset sera en outre élu conseiller général du canton. A la fin de sa vie, la maison deviendra sa villa personnelle avant d’échoir à sa descendance, son beau-fils et la famille Dorin. Alors que des promoteurs avaient planté leur piquet il y a quelques années avant de reculer faute de commercialisation suffisante, Saint-Gervais avait également renoncé à racheter la bâtisse en l’absence de projet certain. Désormais, une seconde vie s’esquisse pour la maison, qui va permettre de renouer avec la première. De quoi faire remonter les souvenirs de Monique Doux, encore en émerveillement devant les caves en terre battue, le système d’air pulsé ou bien le verger intérieur de cette petite perle qui ne restera plus cachée pour longtemps. AG
ON DIT QU’ILS Y SONT PASSÉS La Duchesse d’Orléans dans le premier hôtel du Mont-Joly au milieu du XIXe Le Maréchal Joffre en 1920 Jean-Pierre Blum vers 1924 et pendant la guerre de 1940 Khadour Ben Gharbrit, ministre du sultan du Maroc Blaise Cendrars vers 1924-25 et peut-être Salavador Dali en 1938 Mais également des industriels du Nord et d’avocats, des hommes de lettres de Lyon et Paris. Beaucoup de résidents secondaires d’aujourd’hui sont arrivés dans ce palace avant de s’installer au pays, comme l’ancien premier ministre de Napoléon III Emile Ollivier, ou les grandes familles Hautecoeur fondateur du musée d’art moderne, Dorrival, le peintre Gaulet, les Beuredeley. Sans savoir si elles sont toutes passées par ce palace, le Splendid, ou le Grand Hôtel. En face, au Grand Hôtel : Maurice Leblanc (Arsène Lupin), en voisin, a écrit quelques romans sur place dans une petite tonnelle du jardin. Le Bao Dai et l’impératrice.
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Aga Khan III
1. La salle à manger et ses fauteuils aux chiffres de Philippe Rosset 2. Le fumoir hommes
des
3. Carte postale des annexes du Mont Joli au début du XXème siècle 4. L’entrepôt de la limonaderie Doux dans les années 70
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LE PROJET HÔTELIER
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Bordé aujourd’hui d’une haie sous forme de tignasse ébouriffée, la maison Doux/Le château s’apprête à retrouver les atours d’un lieu d’accueil de charme. C’est en effet le 18 juin qu’a été lancée sa rénovation en hôtel quatre étoiles à l’entrée de ville, entre la Départementale et l’arrivée du Tramway du Mont-Blanc. Une opération partagée entre mairie, bailleur social Semcoda et un grand groupe français qui sera chargé de l’exploitation des lieux qui conserveront l’extérieur, mais aussi l’esprit intérieur. La partie avant de la propriété retrouvera sa destination soyeuse avec des suites de luxe conservant leur apparat d’origine : plafonds en stuc moulé reconstitué, cheminée…. Mais agrémenté de la modernité nécessaire : salles de bains, ascenseur… La partie arrière proposera 73 chambres, un restaurant, des salles de séminaires, une piscine et des salles de sport. Deux niveaux de parkings souterrains seront aussi créés. La commune, plus sûre du projet et des partenaires, avait fini par racheter la propriété 350 000 euros en avril 2012. Elle restera propriétaire des murs. Il s’agit pour elle de s’assurer du développement hôtelier lacunaire de la commune et d’éviter une reconversion sauvage dans un avenir plus ou moins proche. Livraison programmée pour mi-décembre 2017.
Pers. avant RCA Architectes 2016
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MEGÈVE PEOPLE
FERRARI CLUB BELGIO
A l’assaut des cols alpins
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endredi 19 aout dans l’après-midi. Alors que les Journées commerciales attirent la foule à Megève, un camion ne passe pas inaperçu. Stationné devant la Gendarmerie, il décharge 3 Ferrari pour une ballade touristique organisée par le Ferrari Club Belgio. Ce sont au total 15 bolides italiens qui rejoindront la station haut-savoyarde pour un séjour de trois nuits dans les Alpes. Au programme de cette sortie organisée par un membre du club et fidèle de la station megevane depuis 15 ans : dîner en alpage avec dépose en hélicoptère, visite de Punta Helbronner et dégustation de la Cuvée des guides, visite de la fromagerie GAEC Mont Chauffé à Abondance avant le déjeuner chez « Les Cornettes ». Côté roulage, vous aurez peut-être croisé leurs carrosseries colorées sur les routes du Col des Montets, Col de la Forclaz, Col du Grand-Saint Bernard, Col du Petit-Saint Bernard, Cormet de Roselend, Col des Aravis, Le reposoir… Les bolides ont parcouru plus de 600 km de lacets et routes de montagne pendant leurs deux jours de croisière alpine. Les connaisseurs de la marque qui ont eu la chance de les croiser auront reconnu des modèles d’exception comme cette unique F12 TdF « Ecurie Francorchamps » ou encore une 458 Aperta.
CHRISTIAN DOUCHEMENT Le boss de Megève Tourisme
Nous vous annoncions le 1er juillet 2016 l’arrivée imminente d’un nouveau directeur à l’Office de tourisme. C’est désormais chose faite. Christian Douchement a pris ses fonctions rue Monseigneur Conseil début septembre. Né d’une mère tchèque et d’un père de Savoie où il a grandi, la passion pour la montagne lui a été naturellement transmise. Il suit un cursus universitaire à partir de 1986 en gestion et
se spécialise en 90 dans le tourisme et l’hôtellerie à Nice après un DUT à Toulon et un M1 à Montpellier. C’est à Isola 2000 qu’il va prendre ses premières fonctions à la direction de l’Office de Tourisme. S’en suit un long parcours professionnel essaimé de divers postes et de destinations aux quatre coins de France. Après 4 années dans le Mercantour et sans d’abord quitter la PACA, il devient directeur de complexes touristiques Pierre & Vacances à Aix-en-Provence puis dans les Landes. Son nomadisme se poursuit dans l’Est de la France au Conseil Général du Doubs, il rejoint la Compagnie
des Alpes en Alsace pour lancer le Bioscope (mais c’est un échec retentissant) puis la station balnéaire de Port Leucate. Ces 5 dernières années, Christian Douchement s’est attelé au développement de de Villard-de-Lans « l’anti-station d’altitude, anti barres d’immeuble. La variété de ses expériences est de bon aloi pour l’activité « multi-saisonnière » que Megève la station entend booster afin de faire vivre le village l’année durant. Un challenge réussi qu’il lui faudra désormais dupliquer avec le même succès. MP & BW
> Toute l’actu de Megève sur www.megevepeople.com 34
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ÀKGB LYON 7 Du communisme au syndicalisme… ème
C’est une page de la nuit lyonnaise qui s’est refermée, cet été, avec la démolition programmée de l’ancienne usine de chaudières qui abritait les agapes gourmandes et nocturnes de Pierre Chambon et Thierry Lahon. Flash-back sur 16 ans d’innovation et de happening festifs… et révélations sur les projets de nos deux camarades. Photo © Pierre Sage - Propos recueillis par Marc Polisson & Baudoin Wisselmann Lyonpeople / Octobre 2016
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Photo © Didier Michalet
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PIERRE CHAMBON ET THIERRY LAHON « Notre prochain défi c’est d’œuvrer pour la profession et le commerce en général et être force de proposition pour l’attractivité de la ville et la région… »
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arc Polisson : L’immeuble historique de l’ àKGB, rue des Bons Enfants, va tomber sous la boule d’un promoteur immobilier qui a fait table rase de ce passé industriel puis festif. Êtes-vous triste de cet épilogue ? Pierre Chambon : Non. On ne vit pas dans le passé, on vit dans le présent et surtout l’avenir, donc non nous ne sommes pas tristes, car nous avons plein de bons souvenirs et sommes heureux que cette aventure se soit plutôt bien terminée. On dit souvent que l’argent a l’art d’adoucir les mœurs, et les plaies. Combien avez-vous touché du promoteur Kaufman & Broad ? Thierry Lahon : Je cède la parole au ministre des finances (rires), car dans notre tandem c’est lui qui gère les kopecks. PC : Je pense que les sommes n’intéressent personne… Elles intéressent toute la ville, je peux vous l’assurer ! (rires) PC : Absolument personne ! Vu nos origines modestes et nos débuts avec trois bouts de ficelle, ça nous permettra effectivement d’avoir un peu plus de quiétude, mais en aucun cas de nous arrêter de travailler. Même sur les dix ans à venir, on ne pourrait pas le faire. Ça nous permettra juste de reconstruire d’autres outils pour pouvoir continuer
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à vivre de notre travail, donc d’être des prolétaires. Donc si je vous entends bien, monsieur le prolétaire Chambon, avec une somme évaluée par les professionnels que nous avons interrogés, entre 2,5 à 3,5 millions d’euros pour le tènement immobilier, vous ne pouvez pas vous arrêter de travailler ? PC : J’ai aussi une question à vous poser mon cher Marc Polisson, connaissez-vous la définition d’un prolétaire ? Un prolétaire c’est celui qui est obligé de vivre du fruit de son travail et non du fruit de son argent et de ses biens immobiliers. Mais ça ne répond pas à la question. Est-ce que l’on peut s’arrêter de travailler ou pas avec une somme de plus de 3 millions d’euros ? PC : Pour ceux qui ont plus de 3 millions, sûrement ! Mais ce n’est pas la somme que nous avons touchée. Qu’allez-vous faire de ce pactole ? Est-ce que vous avez déjà choisi le paradis fiscal dans lequel vous allez le planquer (rires) ? PC : Pour des hommes de gauche, ce serait difficile. TL : Mon associé dira que l’Ardèche est une terre promise, donc histoire à suivre ! L’aventure de l’à KGB du 7ème aura duré 16 ans. Quels sont vos meilleurs souvenirs?
TL : De ces souvenirs, d’abord il y a eu l’ouverture, avec la construction entre un bureau transformé en cuisine de chantier et des étages en ateliers d’artistes pour préparer l’habillage pictural. Le premier moment, est aussi celui qui marque. Paradoxalement, il y a aussi notre dernier dîner à KGB, un moment agréable en toute intimité avec deux amis. Entre temps, il y a eu tellement de fêtes, d’évènements, de rencontres, aussi bien avec nos clients qu’avec ceux qui ont travaillé avec nous. C’est tout cela nos meilleurs souvenirs. PC : Mon plus beau souvenir c’est l’enfantement de ce produit, en 1997-1998. Une usine désaffectée qui devient restaurant et bar de nuit, aujourd’hui ça paraît assez commun, à l’époque c’était inimaginable surtout dans le quartier choisi. Le meilleur souvenir est aussi l’excitation qui précédait tout ça. Comme le disait Georges Clemenceau, le meilleur moment de l’amour c’est quand on monte l’escalier. Dans cette aventure, le plus excitant a été d’imaginer, trouver l’endroit, le créer, le concevoir et pendant les 6 premiers mois faire face à des gens qui disaient que nous ne tiendrions pas. Ce fut très drôle. Toute la ville pensait que vous seriez les PPH de la profession, « ne Passeront Pas l’Hiver ». Et en fait, ça a duré 17 ans ! Y a-t-il eu des plantages, des déceptions ? PC : Les plantages sont surtout humains. Nous avons été déçus par des personnes sur qui nous
avions misé, des débutants à qui nous avions mis le pied à l’étrier et qui ne se sont pas révélés dignes de confiance… Votre établissement a cartonné à ses débuts par son côté totalement novateur et iconoclaste. Vous avez glissé peu à peu dans l’indifférence… le promoteur immobilier est arrivé à temps ! PC : Pas forcement car à KGB n’est jamais passé de mode, en fait il n’a jamais été à la mode. Certes, de 1999 à 2009, il a vraiment cartonné au sens financier du terme, mais ensuite tout ne s’est pas écroulé, même si depuis 2009 beaucoup a été fait pour nous empêcher d’exploiter et nous détruire. Ça a été la stratégie d’un certain nombre de promoteurs qui espéraient remporter la mise. On ne s’est pas laissé faire. Nous n’étions plus sous les feux de la rampe mais le lieu a continué à très bien vivre et cela nous a prouvé au moins une chose : pour faire durer de manière sereine un établissement, il n’y a qu’une méthode : le dépersonnaliser. Ce qui a été fait depuis 2009. TL : Dans le microcosme Lyonnais, on avait l’impression et le sentiment que l’à KGB n’existait plus, car on ne travaillait plus avec la clientèle dite « branchée ». Mais en réalité l’aventure continuait avec d’autres clients. Un autre pactole vous attend, celui que vous comptez récupérer dans la procédure judiciaire qui vous oppose à Maître Loïc Conan, le propriétaire de l’immeuble qui abrite Le Petit Salon (ex Studio 1, ex Life,). Cette affaire dure depuis plus de 10 ans et vous colle à la peau une image de procéduriers... PC : Vous comprendrez qu’on ne puisse pas s’exprimer sur une affaire pour laquelle les juges doivent bientôt se prononcer. Ce qui est sûr c’est que cette situation a vraiment compliqué le développement du lieu, qu’il a fallu se battre pour ne pas disparaître. Et quand on se sent lésé ou victime, il faut savoir se défendre même si pour cela il faut attaquer un notable. Quoiqu’il en soit, il ne sera jamais question d’un enrichissement mais uniquement de la juste réparation d’un préjudice. Vous êtes associés depuis 1989, une performance dans le monde de la nuit. Quel est le secret de cette longévité ? PC : C’est ma patience (rires de TL), mon abnégation et de fait que j’ai compris que la vie était une suite de renoncements (rires aux sanglots de MP), ce qui fait que l’on arrive à tenir pendant 26 ans. TL : Je crois que dans la vie, c’est une chance d’avoir à ses côtés quelqu’un qui possède les qualités que l’on n’a pas. Mais il faut aussi savoir ne pas y mettre que le travail et les soucis professionnels. Il faut vouloir partir en vacances ensemble, s’obliger à partager de bons moments, et même ne plus se voir pendant un mois, aller voir ailleurs. C’est peutêtre tout cela ça le secret.
PC : Ce que dit Thierry est très juste. Et puis dans les affaires, ce qui sépare parfois les gens c’est l’argent. Notre secret, c’est d’avoir su ne jamais faire de l’argent un problème entre nous. Et bien sûr, il faut aussi avoir la volonté de s’inscrire dans la durée. Depuis vos débuts au 11 Club (quai des Etroits), puis au Jardin (rue Royale), vous avez touché à tout : restauration, publicité, édition musicale, et jusqu’à ce projet de parc nordique en Ardèche. Où en êtesvous dans ce dossier qui vous a mobilisé pendant au moins 2-3 ans ? PC : Cette aventure, je crois, est ma dernière illusion perdue. Ça m’est arrivé à 45 ans, l’année où on a décidé avec Thierry de stopper définitivement notre projet avec la montagne ardéchoise. Peut-être avais-je idéalisé la chose, et je reconnais que c’est moi qui ai embarqué Thierry dans cette galère. On a vécu des choses intéressantes, mais l’histoire est vite devenue politique. Dès lors, elle n’avait alors plus de sens à nos yeux. On n’était plus suivi par les gens pour qui nous l’avions imaginé, donc exit. C’est une histoire qui fait partie du passé, même si on en garde de très bons souvenirs.
Vous avez transféré l’à KGB route de Grenoble à Saint-Priest dans un immense hangar ayant abrité un restaurant chinois en faillite. Comment se passe cet exil en banlieue ex-rouge ? TL : C’est une autre aventure, un peu comme lorsqu’on a créé le premier à KGB. On a atterri dans un secteur improbable dont on ne connaît pas les codes, où on se met en danger, et c’est ça qui nous plaît. Tous les jours, on apprend, on modifie notre approche. Depuis septembre, nous en avons fait un vrai lieu de dîners spectacles, un all inclusive apéro, dîner, spectacle et soirée dansante. Avec une mise en scène de toute la soirée et un timing millimétré de 19h30 à 2h00 du mat. Du vrai dîner cabaret version 2017. Vous débarquez en banlieue, ça vous change quand même de l’environnement des beaux quartiers dans lesquels vous vivez, surtout Pierre… (Fous rires) PC : Je ne suis pas sûr qu’une très modeste demeure
dans les beaux quartiers ne vaille pas un très bel appartement dans un quartier moyen (Rire de Thierry). Quand on impose à sa famille une partie de sa vie en pleine montagne ardéchoise, il faut savoir renvoyer l’ascenseur, surtout à mes jeunes qui ont de 14 à 19 ans et qui ont envie de vivre dans l’hyper centre. C’est une compensation à tout ce qu’ils acceptent. Vous allez réinvestir votre pactole dans une nouvelle affaire dont on dit qu’elle sera à vocation touristique. A quoi ressemblera ce nouveau bébé ? PC : Notre envie, c’est sortir de la monotonie de la vente pure de limonade et de la vie nocturne brute de décoffrage. Et puis la nuit est devenue tellement compliquée de par ses exigences législatives et ses risques. Depuis quelques jours, je n’ai plus de licence IV et je dors mieux la nuit. Thierry en a encore deux, et on ne sait jamais le matin quel sera notre avenir quand on reçoit les rapports de nuit. On a ainsi un jour atterri aux 24 Colonnes, en correctionnelle… Croyez-moi, ça ne s’oublie pas. Retomber là-dedans ne nous intéresse vraiment pas, ni l’un, ni l’autre... Continuez-vous dans le monde de la nuit ou bien partez-vous sur une nouvelle aventure ? TL : Pour rebondir sur ce que disait Pierre, heureusement nous sommes sortis de cette mésaventure totalement blanchis, à la fois sur le fond et la forme. Cela nous a rendu plus forts et nous a amené à l’engagement syndical. Mais pour revenir à votre question sur l’avenir, ni Pierre ni moi sommes lyonnais, et malgré tout la ville de Lyon nous a adopté. Aussi nous aimerions lui rendre ce qu’elle nous a apporté. Nous avons envie d’inventer un vrai produit touristique qui va raconter Lyon d’une autre manière, à la fois gourmande et théâtrale. Nous avons en tête le concept d’une restauration novatrice qui n’existe pas encore, ni à Lyon, ni même en France. PC : Je rajoute aussi que nous aimerions partager ce projet avec des associés, capables et désireux de rejoindre notre duo et que nous recherchons, aussi, un local dans Lyon, avec pour caractéristiques principales de la hauteur de plafond de 5 à 6 mètres de hauteur, et bien sûr du parking ou du stationnement (voilà et merci de faire passer le message). La salle Rameau me paraît toute indiquée. Elle risque d’être transformée en supermarché si l’on écoute Georges Képékénian. A quelle échéance pensezvous réaliser ce projet ? PC : Pour la salle Rameau pourquoi pas… Sinon, notre seul luxe est désormais d’avoir du temps, ce que l’on n’a jamais eu la chance d’avoir. Si le projet sort, ce sera vraisemblablement aux alentours de décembre 2017. Lyonpeople / Octobre 2016
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EN COUVERTURE Au quotidien, vous continuez de gérer àKGB Saint-Priest et le Petit Salon… PC : A Saint-Priest, nous lançons le concept dînerspectacle pour les 35 ans et plus, un produit grand public de belle facture. Le Petit Salon est aujourd’hui le club électro à la mode avec Le Sucre. Depuis un an, ce sont nos associés Benjamin Roche et Brice Bousta qui le dirigent, et l’avenir c’est de leur céder l’affaire. On nous dit que l’un ressemble à Pierre et l’autre à Thierry, et effectivement plus on les voit faire, plus on a l’impression de nous voir il y a 20 ans. Ils ont la jeunesse, le dynamisme, un sens aigü du marketing et une parfaite maîtrise de la com 2.0. Vous avez incarné le sursaut de la profession avec l’association « Sauvez la nuit » puis par votre engagement à l’UMIH. Comment est née cette vocation tardive de syndicalistes ? PC : Me concernant, la vocation pour la chose publique, la politique au sens de Platon, pas la politique politicienne, est quelque chose qui me taraude depuis longtemps et qui m’a toujours intéressé. La vie a fait que j’ai longtemps eu comme préoccupation principale de savoir comment j’allais manger le lendemain, et quand on se pose ce genre de question, on n’a pas trop le temps de penser politique. Quand nous sommes sortis d’une très très dure expérience judiciaire, qui aurait pu nous anéantir, notre idée a alors été de partager cette expérience. Cela a commencé avec l’association Sauvez la nuit dont Lyon People a été l’un des parrains très actif. Ça a été le début de tout, l’acte fondateur. Depuis 5 années, entre 20 et 25% de notre temps est consacré aux autres, et on en tire beaucoup de satisfaction. Vous êtes désormais les référents « Nuit » de la Ville de Lyon et de la préfecture du Rhône. Que de chemin parcouru ! PC/TL : On voudrait remercier ici plusieurs personnes qui nous ont tendu la main quand on était au fond du gouffre, bien sûr Marco et Nico de Lyon People, mais aussi Michaël Peters, Bernard Fontanel, Jean Louis Joly, Yann Féminier et Blandine Peillon. Il ne nous restait plus que le nez hors de l’eau et ils sont venus nous aider à en sortir. Nous ne l’oublierons pas. L’association « Sauvez la Nuit » est devenue une véritable machine pour aider les professionnels et promouvoir la vie nocturne lyonnaise. A quel moment le regard des institutionnels a-t-il changé ? PC : Quand on crée « Sauvez la Nuit », le préfet n’avait pas reçu la profession dans son bureau depuis 36 ans. Donc quand il nous invite en 2009, ça a un côté tout à fait exceptionnel ! TL : Cela s’est fait progressivement, c’est l’enchaînement de rendez-vous, d’abord la rencontre avec Gérard Collomb, qui a été la plus compliquée mais aussi et sans doute la plus déterminante. Annie Mesplède puis Didier Delorme ont aussi beaucoup aidé la cause. Ensuite, l’UMIH nationale nous a repéré. Quand ils ont vu qu’il était en train de se passer quelque chose à Lyon, ils nous ont invité à rejoindre les instances nationales.
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Première réunion de Sauvez la Nuit, le 5 janvier 2010 dans les salons du Sofitel Bellecour - Photo © Fabrice Schiff
Et puis tout cela s’est aussi fait grâce aussi aux médias, bref le chemin s’est vraiment tracé petit à petit. Vous êtes devenus les avocats de la profession et vous intervenez à chaque fois qu’il y a un problème sur un établissement. PC : Aujourd’hui notre rôle est à 50% d’être des avocats mais à 50% d’être force de proposition auprès de la mairie, des forces de police, de la préfecture, mais aussi auprès des professionnels à qui nous expliquons qu’il ne s’agit pas de rester chez soi en train de pleurer, mais d’agir et être actif. Notre rôle est de faire le « go between » entre les parties prenantes et aujourd’hui tout est vraiment différent. Concrètement pour répondre à votre question, oui, on agit aussi souvent quand les gens sont en difficulté… …C’est à dire menacés d’une fermeture administrative ? PC : Ou même pour un problème de terrasse ! Dans 80% des cas, on utilise le dialogue, la médiation. Au final, les guerres se terminent toujours autour d’une table. Cela fait un moment maintenant que nous sommes dans cette démarche avec la Ville de Lyon et les services de Police. Notre rôle est que les professionnels soient entendus et compris et que les impératifs des autorités soient respectés. Lorsque cela est résolu, on a bien souvent réglé 70 à 80% du problème. Grâce à vos efforts, Lyon a décroché le titre de capitale de la Nuit, mais on est encore loin du dynamisme de Berlin ou Barcelone. Quels sont les ingrédients manquants ? PC : C’est une impression typiquement lyonnaise, je ne suis pas du tout d’accord avec le fait que l’on soit si loin de ces deux villes. Nous sommes certes différents mais à Lyon l’offre est réelle et la nuit bouge vraiment, et surtout n’oubliez pas qu’à Barcelone même la municipalité fait marche arrière… ce n’est plus le bon exemple !
A Barcelone, 6% de la population travaille dans la nuit. Combien à Lyon ? PC : On est 3 000 à Lyon. Sur une population active de 220 000 personnes, ça ne représente que 1% ! TL : Sans doute mais ce n’est pas le pourcentage qui compte. Nous avons la chance, dans le cadre de nos activités pour l’UMIH, de voyager dans la France entière et quand on dit que nous sommes de Lyon, tous nous répondent que Lyon est une exception, que l’on a la chance d’être dans une ville dynamique. Et dans le même temps, les Lyonnais disent qu’il ne s’y passe pas grand-chose. Prenez Lille, la ville de Martine Aubry : tout ferme à 1 heure du matin, la vie nocturne a été tuée. Dans le midi de la France, à part les quelques stations balnéaires en juillet-août, tout y est compliqué. A Paris, beaucoup de professionnels se plaignent d’Anne Hidalgo qui bride l’activité ! PC : Les démarches de Barcelone et de Berlin ont été à l’inverse de Lyon, et je reconnais que le directeur de cabinet de Jean-Louis Touraine (aujourd’hui celui de Jean-Yves Sècheresse) avait raison. Il a été notre terreur et aujourd’hui c’est plutôt l’inverse, je parle de Didier Delorme. Son discours au départ était : « pour pouvoir développer, il faut d’abord réglementer » et pour nous c’était une aberration. Aujourd’hui avec le recul, il avait bougrement raison. Parce que Barcelone et Berlin qui n’ont pas du tout règlementé leur nuit, font aujourd’hui machine arrière. Ils ferment des établissements dans la précipitation, c’est devenu un souk complet ! A Lyon, on a tellement bien callé la législation et la partie administrative que l’on serait presque capable de développer par 5 la vie nocturne sans qu’elle ne devienne une catastrophe auprès des riverains. Pas mal, non ? LT : Pour la petite anecdote, hier nous étions dans le bureau d’un élu de la ville de Lyon, l’objectif était de préparer la tenue de soirées découvertes d’établissements et de quartiers sous
LE BEST OF Les événements qui ont marqué l’histoire de l’à KGB LES GROSSES LEGUMES Si l’à KGB a obtenu sa renommée c’est peut-être grâce à la qualité de ses soirées, parmi les plus innovantes et les plus créatives de la ville. Les 17 années de succès de cette institution se sont ouvertes avec une pluie de têtes d’affiches et de grosses légumes qui ont été accueillis par des hôtesses vêtues de costumes de légumes géants (en provenance du Ritz à Paris)… Au programme des vodkas à la courge ou à la betterave, et tout ce que Lyon comptait de people en 2000.
JEUNES POUSSES SORTIES DES URNES Parce que l’à KGB a toujours été le rendez-vous des politiques, des artistes et des people, en 2008, Pierre & Thierry convient, pour leur soirée de rentrée, tous les nouveaux élus du conseil municipal de Gérard Collomb. Au casting, on pouvait croiser Richard Brumm, Jean-Michel Daclin, Jean-Pierre Flaconnèche, MarieOdile Fondeur, Sandrine Frih, Hubert Julien-Laferrière, Georges Képénékian, Isabelle Gleize, Jérôme Maleski, Thierry Philip, Jean-Yves Secheresse, Thierry Braillard et Najat Vallaud-Belkacem. Depuis tous sont encore à la manœuvre et certains sont même devenus ministres… Bravo camarades !
EWS (EYES WIDE SHUT) Sans aucun doute, l’une des plus marquantes et des plus sulfureuses soirées de l’à KGB… Imaginez une fête ou l’on ne peut rentrer qu’avec un mot de passe, où tous les convives sont masqués et capés, où le personnel ne dira mot de toute la soirée (on ne parle que par signes) ou vous êtes accueilli par un nain masqué et une hôtesse longiligne entièrement nue… Viendra ensuite un diner aux chandelles et une procession avec un encensoir pour inviter les participants à assister aux ébats érotiques des acteurs recrutés pour l’occasion. Il paraît même, que des capes furent livrées chez quelques VIP afin de préserver leur participation à cet inoubliable opus nocturne…
SEVEN 2 ONE Toujours précurseur, l’à KGB a lancé sur Lyon le concept d’after working qui, à l’époque, était totalement inconnu. Avec la complicité d’Olivia Dufour (ID en tête) les lyonnais ont découvert les soirées Seven 2 one, de vraies fêtes pour « business fêtards » qui souhaitent réconcilier sorties en semaine et réveil sans gueule de bois. Le pari a été gagnant sur toute la ligne, et ce furent 4 années de succès ininterrompu !
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EN COUVERTURE la bienveillance de la municipalité. Cet événement festif aura lieu tous les deuxièmes mardis du mois dans tous les arrondissements, ça va être les « chouette parties » en référence à la Charte de la nuit représentée par une chouette. Qui aurait cru qu’un jour on allait travailler avec la Ville sur un tel sujet ? Je crois vraiment que c’est unique en France. Souhaitez-vous prolonger votre action à l’UMIH, le premier syndicat de la restauration ? PC : Elu depuis 3 ans au niveau national, et chargé des établissements de nuit, je retiendrai une seule victoire importante, c’est d’avoir réussi - après que Laurent Fabius ait pris le tourisme à bras le corps - à imposer que la vie nocturne fasse partie des 5 pôles d’excellence du tourisme en France. Voir le monde de la nuit, considéré encore il y a 10 ans comme une activité de voyous, être mis désormais sur le même plan que la gastronomie ou le vin, est une victoire extraordinaire. Ce sera le terme de mon engagement national car j’ai compris que l’étape suivante ne signifiait plus défendre une profession mais faire de la politique, et cela ne m’intéresse pas. Thierry, vous avez été élu président régional de l’UMIH en Rhône-Alpes. Quels sont vos projets pour 2016-2017 ? TL : Avant de se projeter, faisons le bilan. Au niveau national, je me suis investi dans le comité de rédaction du magazine de l’UMIH, « NOUS » édité à 40 000 exemplaires sur la France. J’ai œuvré pour que le titre évolue et se modernise. Aujourd’hui, grâce au travail de toute une équipe, c’est un vrai succès commercial et éditorial. Je compte poursuivre cette aventure pour continuer à suivre ce qui se passe ailleurs mais aussi pour faire savoir ce qui se passe à Lyon ! J’ai ensuite été élu Président de l’UMIH région Rhône-Alpes. En charge de l’emploi et de la promotion de nos métiers, j’ai convaincu l’Institut Paul Bocuse de participer à un audit régional qui a consisté à envoyer 70 étudiants dans 70 établissements des 8 départements de la région. Ces établissements ont pu être audités, et nous avons pu voir quelles étaient leurs forces et
Benjamin Roche et Brice Bousta, associés au Petit Salon
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leurs faiblesses. En parallèle, nous avons fait un benchmark européen pour savoir ce qui se faisait ailleurs. Nous remettrons bientôt le bilan de ce travail au préfet, afin de promouvoir le dynamisme de l’UMIH et surtout proposer à tous nos adhérents de nombreuses pistes d’innovation et de croissance que nombre d’établissement pourront mettre en place pour booster et libérer la croissance de leurs commerces. Sur ce projet, Patrick Martin le nouveau président du MEDEF Auvergne Rhône-Alpes nous a également rejoint et ensemble nous allons faire des demandes, pour nos métiers, aux candidats à la présidence de la république de 2017. Une fois cette mission accomplie, je laisserai ma place au niveau régional pour que d’autres personnalités s’expriment. Que projetez-vous pour la suite ? TL : Pour les élections départementales à venir, dans un mois, j’ai décidé de me présenter à la présidence de l’UMIH du Rhône. Ce qui est essentiel, ce n’est pas mon élection, ce qui compte c’est remettre l’UMIH du Rhône à sa place, lui redonner toute son importance. Pour cela, je veux jouer le collectif et me présenter avec une équipe de 4 présidents de branches forts et généreux pour défendre leurs confrères. Mon rôle sera celui d’un coordinateur et celui qui saura insuffler envie et audace. Pour vous donner quelques exemples, si nous gagnons, la restauration sera représentée par le duo de choc Françoise Sibilia-Pupier et Frédéric Fass. Franck Delafon (L’Institution) mettra son talent au service des cafés-brasseries. Pour les établissements de nuit, Cédric Dujardin et Guillaume Baron ont de nombreuses idées. Pierre Chambon sera notre porte-parole et des personnalités comme. Marwan Nadje, Roland Bernard, Jonathan Bel, Françoise Pignol et Christian Bourillot font aussi partie des talents prêts à agir pour nos métiers et s’associer au projet que je présente et qui sera détaillé mi-octobre. PC : Je crois que Thierry veut aussi créer une branche traiteurs, une branche prestige, et même une branche gay, ce qui est logique puisqu’au niveau national nous avons œuvré pour le rapprochement entre l’ancien syndicat des
entreprises gays et l’UMIH, et que désormais le SNEG est devenu une branche l’UMIH. Tout cela augure de belles évolutions et de nouveaux atouts pour tous nos métiers. Pourrait-on avoir en avant-première d’autres propositions du candidat ? TL : J’aimerais lancer un UMIH Jeunes où l’on réunirait une fois par an les étudiants de l’Institut Paul Bocuse et Vatel, mais aussi de jeunes exploitants non syndiqués pour qu’ils puissent être force de proposition pour l’organisation. D’autre part, j’aimerais aussi faire appel à tous les retraités qui ont exercé nos métiers, ils peuvent aussi avoir un rôle de lobbying, d’influence et de conseil ! Enfin, je voudrais que l’UMIH ne soit plus isolée, je voudrais la voir initier des projets avec la Métropole et la Ville de Lyon, mais aussi l’Office de Tourisme, GL Events ou Only Lyon… Et puis, si je suis élu, nous proposerons pour janvier 2018, pendant les soldes, un night city break, durant laquelle seront ouverts les établissements de nuit, mais aussi tous les commerces qui voudront se joindre à l’opération. C’est un événement qui ferait travailler les cafés, les hôtels, les restaurants et les établissements de nuit tout en y associant la culture. Nous avons présenté le projet au maire, et d’ores et déjà, avons l’accord et le soutien des adjointes Fouziya Bouzerda et Sandrine Frih et des équipes de la ville. PC : Nous avons le feu vert, mais tout reste à faire. Et pour vous Pierre, rien à l’horizon ? PC : Me concernant, le MEDEF m’a proposé de me présenter à l’élection de la Chambre de commerce. Nous serons force de proposition, dans le dynamisme de la ville, et c’est une action qui m’intéresse beaucoup. Parce que je pense qu’auprès des petites entreprises, la CCI a de belles cartes à jouer et qu’elle peut beaucoup leur apporter.
Modèle du genre, la charte de la vie nocturne a été élaborée par la Ville de Lyon en concertation avec les professionnels. De g à d : Pierre Chambon, Sandrine Frih, adjointe au Tourisme, Jean-Yves Sécheresse, adjoint à la Sécurité et Fouziya Bouzerda, adjointe au Commerce
LE BEST OF Les événements qui ont marqué l’histoire de l’à KGB HAPPY NATION Apres les Seven 2 one, place aux Happy Nation, un autre afterwork, inventé pour favoriser les rencontres et les échanges entre les différentes nationalités qui cohabitent et travaillent ensemble à Lyon. L’idée de réunir sous une bannière festive expatriés et lyonnais était une vraie gageure. Au final, entendre parler toutes les langues sur une terrasse bondée reste un étonnant souvenir (merci Blandine !).
PORTRAITS DE TZAR Les Portraits de tzar restent l’une des soirées de rentrée incontournable des « people lyonnais »… Le pitch ? Quel personnage mort ou vivant souhaiteriez-vous réincarner le temps d’une exposition ? Résultats : plusieurs dizaines de portraits réalisés, dont Najat Vallaud-Belkacem en Marie Curie mais aussi de Michael Peters en Peter Pan. 5 éditions ont donné lieu à 5 vernissages et 5 soirées. Ces tableaux ornent toujours les bureaux des personnalités et même l’entrée d’une datcha caluirarde…
LE DINER DANS LE NOIR Bien avant que Paris ne les découvre, dès 2001, à KGB proposait l’expérience unique du diner dans le noir. Cette agape pour le moins insolite nous emmenait dans un voyage sensoriel unique. Beaucoup se souviennent de cette joyeuse aventure quelque peu déstabilisante. Les plats dégustés avaient tous une toute autre saveur, l’écoute et les odeurs furent sans conteste la clé de cet événement renouvelé plusieurs fois pendant deux années.
LES INTERROGATOIRES àKGB THE coproduction à KGB / Lyon People… Sans nul doute les interviews les plus audacieuses et les plus originales de toute la presse lyonnaise. Toute la ville y est passée. Après convocation et placement en garde à vue, passage à table pour un entretien bien arrosé où aucun sujet n’était tabou… Cette aventure nous a permis de lever le masque sur quelques vraies personnalités et connaître de nombreux secrets. Il se murmure aussi que certains directeurs de cabinet en ont fait une sorte de who’s who pour connaître l’âme de notre ville !
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LE DIGEST PEOPLE Les interrogatoires àKGB
Eté 2013 Secrets de vacances
Mardi 9 mai 2000 : Denis Trouxe
Mardi 20 avril 2004 : Victor Bosch
• Guy Bardel
Mercredi 31 mai 2000 : Denis de Montgolfier
Mercredi 23 juin 2004 : Jacques Cadario
• Marie-Odile Fondeur et Vincent Balse
Mercredi 28 juin 2000 : Maître Gilbert Collard, avocat
Jeudi 1er juillet 2004 : Guy Darmet
• Vincent Covolo
Jeudi 21 octobre 2004 : Thierry Ehrmann
• Denis Broliquier et Pierre-Laurent
Mercredi 17 novembre 2004 : Béatrice Denis
• Yann Féminier et André Blanc
Mardi 29 août 2000 : Henry Chabert Mercredi 4 octobre 2000 : Max Chaoul Lundi 15 novembre 2000 : Gérard Collomb Mardi 9 janvier 2001 : Charles Millon Jeudi 1 août 2002 : François Turcas Jeudi 14 novembre 2002 : Marc Fraysse Jeudi 6 février 2003 : Emmanuel Hamelin
Mardi 14 décembre 2004 : Christian Boiron Mardi 13 janvier 2005 : Gilbert Coudène
Mardi 20 mai 2003 : Daniel Perez Mercredi 18 juin 2003 : Nadine Gelas Jeudi 25 septembre 2003 : André Soulier Mercredi 19 novembre 2003 : Georges Fenech Mardi 25 novembre 2003 : Bernard Montiel Mercredi 21 janvier 2004 : Maître Loïk Conan Jeudi 5 février 2004 : Fernand Galula Jeudi 18 mars 2004 : JeanClaude Caro
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• Bruno Bonnell et Philippe Florentin • Olivia Cuir et Ali Afshar • Franck Morize et Jean-Louis Joly • Béryl Maillard et Philippe Vorburger
Mardi 12 avril 2005 : Jean-Michel Daclin
• Michel Havard et Laurent Duc
Mercredi 22 juin 2005 : Michael Peters
• Silvio Iacovino et Éric Giraud • Jacotte Brazier et Grégory Cuilleron • Blandine Peillon et Jacques Chalvin • David Metaxas et Michael Jones • François Turcas et Sedat Kartal • Gwendal Peizerat et Fiorello Colatosti
Jeudi 8 septembre 2005 : Laurent Gerra Mardi 18 octobre 2005 : Patrice Beghain Mardi 4 octobre 2006 : Florence Foresti Jeudi 16 novembre 2006 : Laurence Renaudin Jeudi 14 décembre 2006 : Dominique Perben Jeu 21 décembre 2006 : Yvan Muller Mardi 6 février 2007 : Francisque Collomb
Mercredi 15 octobre 2003 : Nicolas Le Bec (par contumace)
• Sandrine Frih et Dominque Lafoy
Mercredi 23 février 2005 : Anne-Marie Comparini
Mercredi 19 mars 2003 : Claire Carthonnet Jeudi 17 avril 2003 : Jean-Michel Dubernard
• Nathalie Chaize et Daniel Buguet
Mercredi 21 mars 2007 : Jean-Paul Lacombe Mercredi 14 mars 2007 : Jean-Paul Pignol Jeudi 10 mai 2007 : Azouz Begag
• Nora Berra et Cécile Simeone • Jacques Marcout et Yves Rioton • Thierry Braillard et Michel Lopez • Marie Rigaud et Guy Mathiolon
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FLASH BACK
Tapis rouge à la Préfecture du Rhône. Le Saint Père est escorté par Jean-Bernard Raimond, ministre des Affaires étrangères et par le Premier Ministre Edouard Balladur
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JEAN-PAUL II A LYON Son accueil triomphal en 1986 Photos © Patrick Jarnoux – Paris Match – Scoop
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amais un pape n’avait autant voyagé jusqu’alors que Jean-Paul II. En 26 ans de pontificat, il est venu huit fois en France, si l’on compte une étape à la Réunion. Son premier voyage apostolique en terre de France est pour Paris et Lisieux en 1980. L’épiscopat français, marqué, comme le clergé par l’après-68, a peu de sympathie pour ce Pape anticommuniste venant du Froid. Ce voyage à Paris restera marqué par une phrase célèbre et symbole d’un tournant qui allait s’opérer et commencer parmi la jeunesse : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? France, Fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle pour le bien de l’homme, à l’Alliance avec la Sagesse éternelle ? ». Ce 1er juin 1980, au Bourget, la foule n’était pas suffisamment nombreuse au rendez-vous, la pluie tombait, le vent s’était levé, le sol était de la boue, nous étions transis et le Pape nous montrait la lumière, enfouie, en nous. La tentative d’assassinat en
1981, son voyage à Lourdes en 1983, sa foi en Dieu qui aime l’homme, firent le reste auprès des Français. Bonheur et fierté sont deux mots qui peuvent traduire les sentiments des catholiques et certainement de la majorité des Lyonnais et des habitants de la région qui s’apprêtent à recevoir le Pape en ces premiers jours d’octobre 1986, il y a donc trente ans. Aujourd’hui, en Europe, en France, nous vivons dans la crainte des attentats fanatiques qui accumulent les morts innocents, partout et jusque dans les églises, avec l’assassinat d’un prêtre à l’autel et célébrant la messe. Il y a exactement trente ans, le climat était similaire, on se souvient de l’attentat de la Rue de Rennes qui fit 9 morts et de très nombreux blessés, le 17 septembre de cette même année, « l’Orient compliqué » et ses relations avec la France en étaient la cause. Dans ce climat trouble, survient un autre élément qui n’est pas simplement anecdotique, une prédiction de Nostradamus, relayée abondamment, et qui fait
craindre à beaucoup qu’un zélateur soit pris du besoin de la rendre actuelle, la voici : « Romain Pontife garde de t’approcher De la cité que deux fleuves arrosent Ton sang viendra auprès de là, cracher Toi et les tiens quand fleurira la rose » Et devinez qui venait en personne, à l’aéroport de Satolas, accueillir le Souverain Pontife ? François Mitterand, Président de la République, l’homme à la rose… Heureusement le voyage se passa d’une manière merveilleuse, même si nous avions en pensée la crainte de cette mauvaise prédiction. Nous étions tout à la joie d’accueillir chez nous le Successeur de Pierre. Le dernier pape qui était passé par Lyon était Pie VII prisonnier de Napoléon, acclamé par les Lyonnais, malgré les interdictions des Autorités de venir le saluer, ce fut un triomphe pour le Souverain Pontife, un terrible constat pour ceux qui pensaient que la foi était morte.
« Ce soir, je me suis prosterné aux pieds de Notre-Dame de Fourvière qui veille sur votre cité depuis des siècles » Lyonpeople / Octobre 2016
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FLASH BACK Je vous rassure peut-être, je n’y étais pas ! La première visite de Jean-Paul II fut pour l’Amphithéâtre des Trois Gaules, lieu des Martyrs de 177. Emotion inoubliable de voir le Pape dans son attelage devenu célèbre la papamobile ! - remonter la rue Terme pour parvenir à l’Amphithéâtre… Après tout, un autre pape, il y a fort longtemps, tomba de sa mule, Montée du Gourguillon et perdit son anneau précieux, qu’on cherche encore entre les pavés. « Je suis chrétien » disait le diacre Sanctus, c’est ce qui motiva sa condamnation à mort ainsi que celle des 50 disciples du Christ, dont Sainte Blandine, l’esclave, qui moururent là après d’effroyables tortures. « Chrétiens de Lyon, de Vienne et de France, que faites-vous de l’héritage de vos glorieux martyrs ? » Le Pape était entouré des différents représentants des Eglises séparées et confessions chrétiennes toutes unies dans l’unique baptême. Jean-Paul II évoqua aussi la grande figure de l’abbé Couturier, prêtre de Saint-Irénée, des Chartreux comme on dit à Lyon, immense apôtre de l’unité chrétienne. L’après-midi, nous étions des centaines de milliers à Eurexpo pour la messe de béatification du Père Chevrier : « Le Père Chevrier s’est laissé pleinement absorbé par le service des autres. Ses frères ce sont d’abord les pauvres… ces enfants et ces jeunes non scolarisés et non instruits de la foi, abandonnés, méprisés, exploités » et le Pape cite Antoine Chevrier : « Ils deviennent des machines à travail faites
Amphithéâtre des Trois Gaules à la Croix-Rousse, lieu du martyr de Sainte Blandine et de ses compagnons. Jean-Paul II serrant la main du cardinal Lustiger, archevêque de Paris. En retrait, le cardinal Decourtray, archevêque de Lyon
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pour enrichir leurs maîtres », toutes sortes de misérables, de marginaux qui ont conscience « de ne rien avoir, de ne rien savoir, de ne rien valoir ». Cette messe célébrée dans une chaleur encore estivale se termina sous un magnifique coucher de soleil éblouissant.
Un « bonne nuit » retentissant et salutaire ! Le lendemain dimanche, le Pape se rendit à Taizé et Paray-le-Monial et en fin d’après-midi il rejoignit les 50 000 jeunes qui l’attendaient au stade de Gerland. Le retour fut joyeux, nous étions tous à pied pour nous rendre dans le centre, au plus près des quais de Saône pour assister au fameux concert de Jean-Michel Jarre. Extraordinaire ! Il y avait au moins 800 000 personnes dans le centre-ville. Le Cardinal Decourtray avait demandé aux Lyonnais d’illuminer les fenêtres comme pour le 8 décembre. Il demanda à ceux qui le voulaient bien de sonoriser la ville, en mettant très fort toutes les radios qui retransmettaient ainsi les différentes allocutions du Pape adressées aux malades, aux prisonniers, aux jeunes, aux religieux, à Saint-Jean, à Gerland, à Fourvière. Incroyable ! Incroyable d’entendre de partout, depuis les fenêtres des maisons, les paroles de Jean-Paul II. Au sortir du Pont de la Guillotière, vers Bellecour, une voiture de police munie d’un haut-parleur tonitruant adressait aux innombrables passants, ravis, la
bonne parole papale (de grâce, ne le répétez pas à ces Messieurs de la Libre pensée). JeanMichel Jarre rêvait d’un concert dans sa ville natale, lui le Croix-roussien, après Houston et la Chine, il ne pouvait mieux faire et c’était chez nous à Lyon, avec le Pape, qui nous adressa, depuis la loggia de Fourvière. « Ce soir, je me suis prosterné aux pieds de Notre-Dame de Fourvière qui veille sur votre cité depuis des siècles » et après la bénédiction, il nous adressa un « bonne nuit » retentissant et salutaire ! Un dernier souvenir, à Ars. Beaucoup de prêtres, tous les séminaristes, les jeunes religieux de France, nous étions tous conviés dans le village du Saint Curé, 15 000 sous un chapiteau. Le brouillard était épais et c’est le seul souvenir automnal que je conserve de ce qui nous semblait être un moment d’été et de splendeur. Les uns et les autres, nous pensions, sans trop de sérieux, qu’il serait mieux qu’aucune bombe ne soit déposée là. Nous étions, à cette époque, plus insouciants que nous le serions aujourd’hui… Le lendemain encore le Pape se rendit à Annecy, lieu de résidence de Saint-François de Sales, évêque de Genève, sa devise était : « Rien par force, tout par amour ». Il est aussi le saint patron des journalistes (il a de quoi faire !) Dans son ultime allocution, adressée à Jacques Chirac, Premier ministre, à l’aéroport, Jean-Paul II affirma : « Quand les saints passent, Dieu passe avec eux ». Une réalité profonde et aussi une prophétie. Abbé Jérôme Billioud
FLASH BACK
Jean-Paul II en prière devant la châsse du Saint Curé d’Ars, le 6 octobre 1986. Chaque année environ 400.000 pélerins viennent chercher auprès de lui la paix de l’âme et la réalisation des faveurs qu’ils implorent.
Jean-Paul II saluant son escorte des motards de la Police Nationale dans la cour du séminaire Saint Irénée. Le majestueux bâtiment a été désacralisé et transformé en immeuble de logement vingt ans plus tard…
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La papamobile sillonnant les rues de Lyon. A son bord, Jean-Paul II et le cardinal Decourtray
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IN MEMORIAM
L’EFAP LYON ORPHELINE DE FRANCE VIAL
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our des générations d’étudiants, elle restera à tout jamais la grande prêtresse de la communication de l’EFAP Lyon, l’école qu’elle a durablement marquée de son empreinte. Vendredi 16 septembre 2016, après un long combat contre la maladie, France Vial s’est abandonnée dans les bras de son Créateur. A 80 ans, piquante et distinguée, elle était curieuse de tout et branchée sur tous. Sa page Facebook régulièrement alimentée, toujours à l’affut des nouvelles du microcosme lyonnais et mondial… France Vial n’a jamais décroché. Jamais à court d’idées et d’actions dans lesquelles elle se projetait avec tout son cœur (Fête des voisins, théâtre…) Indissociable de son mari le journaliste Robert Vial, elle aura mené une intense carrière de 30 ans (1971-2001) au sein de l’Ecole Française des Attachés de Presse en tant que chargée des relations extérieures et responsable des stages. Son souvenir restera gravé à jamais dans le cœur de ses étudiants : « Je suis très triste comme tous les Efapiens lyonnais qui l’ont connue et aimée. Elle continuait à «veiller» sur nous et nous suivait sur les réseaux. Oui France c’est une grande Dame qui nous quitte » lui a posté Agnès. Après son départ à la retraite, elle a animé pendant deux ans les réseaux des anciens de l’EFAP Lyon. Jean-François Croes, directeur du campus EFAP Lyon résume bien le sentiment général : « D’abord, on n’y croit pas, pas France, et ensuite quand on réalise, on est aujourd’hui orphelin. Pour la plupart d’entre nous, c’est France qui nous a mis le pied à l’étrier et a été au début de ce que nous sommes devenus aujourd’hui professionnellement. France c’était son carnet d’adresses, sa capacité à très vite identifier quel stage ou quel emploi était fait pour nous, son humour, sa gentillesse, toujours là pour rendre service et mettre en relations, et toujours partante pour tout mais avec sa cigarette !!
« Le sourire de France, sa voix inimitable, sa cigarette, son allure so chic et, justement, le chic que France mettait à vous trouver le collaborateur et/ou le stagiaire qui allait matcher avec votre agence. Merci France ...» Sophie Turion, attachée de presse 52
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Et puis personnellement et c’est très anecdotique, une expression qui lui correspondait tellement « le coup du docteur » = la petite dernière gorgée de rouge après le café !!! France a été ma responsable des stages comme étudiant, ma collaboratrice pendant 11 ans, et elle tire sa révérence au moment où je quitte mes fonctions de Directeur de l’EFAP Lyon. Il y a des moments dans la vie… » C’est son ami, le père Christian Delorme qui a officié pour la messe d’au revoir, samedi 1er octobre en l’église de Limonest. L’équipe de Lyon People partage la peine de son époux Robert, ses enfants et petits-enfants et de toutes celles et ceux qui aiment France. RIP. Marc Polisson
Le témoignage de Guy Moyse « France, il y a de l’éternité dans ton prénom. Dans notre souvenir, tu resteras donc indissociable de cette femme aux armes redoutables, celles de la passion. Passion d’une profession, ou plus exactement d’un rôle social de premier plan : relier les êtres, les compétences, les métiers. Détecter les talents aussi, animer des réseaux pour faire éclore les potentiels en bourgeons. Pendant plus de trente ans, tu as tout donné à cette école formant les communicants devenus dans le monde actuel les pivots de la relation humaine. Et dans la ville ton attitude était la même, d’ouverture et d’étonnements. Chacune de nos rencontres était un instant de bonheur. Avec Robert, honneur de la profession journalistique, vous étiez toujours aux avant-postes de la vie et de ses découvertes. France tu vas lui manquer, tu vas nous manquer. » Guy Moyse a été la voix d’Europe 1 à Lyon de 1974 à 1982
Photo © Jean-Luc Mège
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GEORGES PITHIOUD A tombeau ouvert
L
« Le Président » avant son grand voyage. Et pour cause. La nièce de sa femme – entre les mains de laquelle il avait déposé son destin – avait pris grand soin d’organiser son isolement. « Enterré vivant » à l’hôpital gériatrique de Fourvière pour une septicémie causée par « une piqure intempestive » selon l’expression d’André Soulier, Georges Pithioud dont la forme insolente était sa plus grande fierté « a vu le fil de sa vie se briser ». Privé de visites et seul dans sa chambre d’hôpital, l’homme qui a mis sur un vélo des générations de Lyonnais est décédé à l’arrière du peloton, le 28 juillet. Aucun proche pour rouler les derniers mètres à ses côtés… Il avait 97 ans. Nous n’épiloguerons pas sur la personne précédemment évoquée dont il avait fait sa légataire universelle. Pour héritage, il nous laisse un exemple – sans doute suranné pour certain – d’honnêteté et de probité. Des vertus parfaitement reflétées dans son long visage émacié percé de deux billes bleues pétillantes et taquines. Ce même visage salué unanimement chez Pierre Orsi. C’est dans la belle maison de la place Kléber
particulièrement appréciée par Georges Pithioud que Georges Halatas a rassemblé le 22 septembre ses plus fidèles amis, privés des ultimes adieux. A André Soulier d’endosser, ce jour-là, tous les costumes : faiseur d’épitaphe, orateur funèbre, marchand de couronnes… le ténor de Fourvière et de Sainte Blandine a gravé dans le marbre le souvenir de ce « champion de l’élégance » qui aura occupé dans le cyclisme et la vie lyonnaise une place à part. Roulez en paix, cher Georges. Marc Polisson [Article à lire en écoutant « Il était une fois en Amérique – Deborah’s Theme]
Les membres du Club Privilège réunis chez Pierre Orsi pour honorer la mémoire de Georges Pithioud
Photo © Fabrice Schiff
e ciel a attendu. Peu importe Georges Pithioud a désormais l’éternité pour lui. Disparu sans laisser d’adresse, il aura fallu à ses amis beaucoup de ténacité pour honorer sa mémoire. Fin juillet, Lise Faucon s’alarme. Elle n’a plus de nouvelles de Monsieur Georges depuis plusieurs semaines ! Prise d’un mystérieux et angoissant pressentiment, son amie de cœur fait le tour des hôpitaux lyonnais et sonne le rappel des proches. Quand elle parvient enfin à retrouver sa trace, il est déjà trop tard. Mort, incinéré et enterré en catimini, Georges Pithioud méritait (et désirait secrètement) mieux que ce macabre épilogue. Même sa gouvernante – qui veillait sur lui depuis plus de 30 ans – n’a appris sa mort qu’en rentrant de ses vacances au Portugal. Au Club Vendôme, le club de sports huppé du 6ème, dont il ouvrait tous les jours les portes à 6h30 du matin, c’est également la consternation. Aucun de ses prestigieux membres (Gérard Collomb, Christian Philip, Jean-Michel Aulas…) n’a pu saluer une dernière fois
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IN MEMORIAM
GEORGES PITHIOUD
Charles Béraudier, ancien président du Conseil régional, aux couleurs de Monsieur Georges Le magasin Pithioud de l’avenue de Saxe, le temple du vélo pour les Lyonnais
André Soulier, Charles Hernu sur la ligne de départ au Parc de la Tête d’Or dans les années 80
Georges Pithioud (à droite) présentant le nouveau Vespa 125 en 1960
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Le maire de Lyon, Francisque Collomb, en Pithioud dans la cour de l’Hôtel de Ville en 1985
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GEORGES PITHIOUD
Pendant 26 ans, Georges Pithioud a été la plus belle publicité de l’Institut Vendôme dont il ouvrait quotidiennement les portes à 6h30
Chaque année, sa section de joyeux matinaux faisaient ripaille chez Pierre Orsi
Parmi ses copains de galère, le député Christian Philip et Georges Halatas, fondateur de l’Institut Vendôme
Monsieur Paul et Monsieur Georges. Une amitié de 50 ans
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Superstar. Georges Pithioud dédicaçant l’article que Lyon People lui a consacré dans son édition de novembre 2009
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LOU RUGBY – TOULOUSE Ecran géant ! L
e LOU tient sa victoire fondatrice » titre le Progrès au surlendemain de la rencontre opposant la grosse écurie toulousaine au promu lyonnais. Au stade comme devant le petit écran, on s’est régalé ! Côté terrain, les 10 316 spectateurs ont applaudi à tout rompre un Frédéric Michalak impérial et décisif, dont la présence sur la pelouse est un gage de sérénité : « Je suis ravi d’avoir appuyé sa venue, malgré les critiques » nous confiait Franck Isaac-Sibille, le vice-président du LOU Rubgy, entre deux bouchées de « pignolettes » *. Auteur de 20 points (100 % de réussite) derrière son pack d’avants dominateurs dans les combats menés et la limpidité des attaques des trois quarts, Micha a permis aux Lyonnais d’atteindre la mi-temps sur un score de 19 à 03. Au retour des vestiaires, les Toulousains présentaient un tout autre visage, mettant la défense lyonnaise à rude épreuve, mais cette dernière a tenu bon pour finalement l’emporter 25-20. Une victoire historique puisque le dernier succès de Lyon face à Toulouse remontait à… 1954. Texte : Jean-Marie Nauleau - Photos : Fabrice Schiff
Prochain rendez-vous au Matmut : LOU – Toulouse : week-end du 5-6 novembre. Réservez vos places sur www.lourugby.fr
Olivier Ginon, président de GL Events, Thierry Braillard, secrétaire d’Etat aux Sports et Yann Roubert, président du LOU Rugby
Laurence Michel (Projacro), Léandre Borbon (LOU Rugby) et Anne-Sophie Panseri (Maviflex)
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Le docteur Jacqueline Ginon, son époux Olivier Ginon, président de GL Events, Romain Loursac (LOU Rugby), Bruno Lacroix (Fondation Hospices Civils de Lyon), son épouse Anne et Sophie Merigot (Fondation Hospices Civils de Lyon)
Franck Levotre et son fils Maxime, dirigeants du Groupe Levotre
Roland Tchenio, Denis de Bénazé et Jacques Gaillard
Franck Isaac-Sibille, vice-président du LOU Rugby, l’horloger Jean Louis Maier (multi sports), le chef Frédéric Berthod (33 Cité) et le docteur Jacqueline Ginon
Maurice Leschel et Sandrine Bellotto (Promoplus)
Hélène Duvanel et Françoise Eyraud (Golf du Beaujolais)
Emilie et François Noir (Evolem)
Anne-Line Gayet et Jean-Claude Pietrocola (Média Sport Promotion)
Virginie Col (Welcome by Virginie) et Emmanuel Mony (Tarvel)
De retour dans l’arène ! Christophe Gerbaud et Corinne Paris (Assurances Paris Gerbaud)
Alain-Jean Berthelet (Cars Berthelet), Olivier Cassan (3A Assurances) et Stanislas Artru (Lamberet)
La championne de tennis Caroline Garcia et Fabien Pelous, manager général du Stade Toulousain
Photo collector. Michel Noir, ancien maire de Lyon et Maitre André Soulier
Le jeune marié Rémy Jomard (Mingat), Evelyne Haguenauer et Stéphane Mingat (Mingat)
François-Noël Buffet, sénateur-maire d’Oullins (et futur maire de Lyon ?) et Erick Rostagnat, le grand financier de GL Events
Yohan Gerrier et Stéphane Lescoul (Groupe Eclipse) entourant Mathieu Renaud (LOU Rugby)
Yann Roubert, président du LOU Rugby et Yann Cucherat, adjoint aux sports
100% de réussite pour Frédéric Michalak ! Respect !
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ICEO
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LE BARTH’ OLOGUE
de Grégory Coupet Chaque mois, un illustre représentant du monde sportif s’allonge sur le divan de l’infirmier Barth, ancien interné des hôpitaux de Lyon qui délaisse caméras et micros pour enfiler blouse blanche et stéthoscope. L’ancien gardien de buts Grégory Coupet se prête à nouveau au jeu ce mois-ci 10 ans après son premier passage sur le divan d’Iceo. Entraîneur à l’OL chez les jeunes, c’est un aboutissement logique pour toi ? On peut dire ça. J’ai toujours aimé transmettre et transmettre en plus à l’OL c’est parfait, c’est donc une évolution logique. Vas-tu remplacer Joël Bats à court terme ? Court terme je ne sais pas mais c’est possible, j’en ai déjà parlé avec lui et rien ne presse. De toute façon, je m’inspire de lui, quand il voudra passer la main, je lui succéderai avec honneur. Ce sera une énorme responsabilité pour moi, c’est un Monsieur dans la psychologie, mais pas seulement. Si le sport n’existait pas, que ferais-tu ? Oulàlà, je serai bien embêté (il se marre)… Je travaillerais sans doute dans l’humanitaire ou avec les animaux.
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Quelle est la plus belle personne que tu ais rencontrée dans le foot ? (Il réfléchit) mon père. Aujourd’hui encore je mets en pratique ses bases et c’est une vraie richesse pour moi. Il y a aussi Luc Borelli (ndlr décédé le 3 février 1999). (Je coupe, il est très ému) Et le pire ? Raymond Domenech, on ne s’est jamais compris. Si tu le croises, tu lui sers la main ? Bien sûr, mais ça reste quand même la seule personne dans le milieu du foot avec qui ça n’a pas marché. Qui as-tu envie d’épater le plus ? Sans doute mes enfants. J’aimerais qu’ils soient fiers de leur père et puis il y a aussi ma femme évidemment. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? M’accueillir avec toujours autant de générosité. Tu vas aller voter aux présidentielles ? Oui bien sûr ! Quel est le joueur le plus brillant avec lequel tu as évolué ? (Je n’ai pas eu le temps de finir ma question qu’il m’avait déjà répondu) Zinedine Zidane, LE magicien ! Il y a eu des bruits de couloir concernant l’arrivée de Balotelli à Lyon. Personne ne sait si c’est vrai mais toi, tu le prends ? Non, je ne crois pas. L’équipe est très jeune avec peu d’expérience, je ne crois pas que ce soit un bon exemple à suivre. Maintenant sans l’ombre d’un doute, c’est un bon joueur, et avec les échos que j’en ai, c’est aussi un bon mec, paraît-il.
C’est simple d’être ton pote ? Je pense que oui, j’ai des plaisirs très simples, d’ailleurs si tu en fais trop pour épater la galerie, ça ne va pas le faire ! Sois convivial et humain et très vite, tu peux devenir mon pote. Quand tu te regardes dans la glace, tu te dis quoi ? Putain que ça fait chier de vieillir ! (Il éclate de rire) Quel ancien joueur de l’OL perdu de vue aimerais-tu bien revoir ? Marco Grassi. J’aime bien ce mec, on s’est revu effectivement mais pas assez à mon goût. Qu’écoutes-tu en boucle en ce moment ? J’écoute de tout ! Mais si tu me demandes un truc précis, c’est Soprano « le diable s’habille plus en Prada ». Avec quel personnage connu aimerais-tu aller boire l’apéro ? Mickael Jordan, le plus grand de tous, la classe mondiale. C’est une légende ce type. Le défaut que tu ne supportes pas ? La jalousie, qu’on parle dans mon dos, ça me rend fou. Le défaut pour lequel tu as le plus d’indulgence ? La rancune, sans doute parce que je suis moi-même un peu rancunier. Que vont dire tes proches en lisant le Barthologue ? J’espère qu’ils diront que c’est bien moi. Maintenant on change, c’est toi qui me poses une question… Quand reviens-tu à l’OL TV, pour dire « L’Olympique lyonnais est une formidable raison d’être heureux ».
Photo © Saby Maviel
PEOPLE SPORT
PEOPLE SPORT
Ligue des Champions
UNE VICTOIRE, UNE PREMIÈRE PLACE, WHAT ELSE ? C
e premier match de Champions League au Parc Olympique Lyonnais a été une vraie réussite à beaucoup de niveaux : une victoire 3-0, la 1ère place du groupe suite au match nul entre la Juventus de Turin et le FC Séville, et surtout une équipe conquérante. Les esprits chagrins diront que le Dinamo Zagreb est l’équipe la plus faible du groupe. Il n’empêche que les hommes de Bruno Génésio ont rempli leur contrat largement en l’absence de Lacazette, Fekir, Grenier, Valbuena, Jallet notamment. Il faut d’ailleurs saluer l’état d’esprit global des joueurs avec une défense à 5 qui a permis d’avoir une base beaucoup plus solide, donc de compenser les faiblesses constatées lors des 2 derniers matchs. Le système en 3-5-1-1 a été couronné de succès notamment avec la générosité de Jordan Ferri, la partition quasi-parfaite de Tolisso et un Maxwel Cornet qui a harcelé la défense croate sans cesse. D’ailleurs ce sont les 3 buteurs.
Texte : Franck Girardet - Photos : Fabrice Schiff
La loge de Cegid
Maël, son père Rémy Garde, Jean-Michel Aulas, président de l’OL et Gérard Houiller
Jean-Louis Joly, DG du Medef Lyon-Rhône et Laurent Fiard, président du Medef Lyon Rhône
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Isabelle Houiller, Nathalie Echinard, Anne Revillon et Raymonde Carlut
Christian Pouviot (GCR Expert-comptable) et Michel Viera (MDA)
Mathilda Durand (MDA), Pierre Bideau (OL) et Emilie Jones (Jones by MDA)
Le chocolatier Philippe Bernachon en famille
Jérôme Guillot (Comptoir de Saint Cyr) et Alain Potiron (Champagne Mumm)
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Yvan Pattet (EM2C) et Jean-Michel Aulas, président de l’OL
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Maître André Soulier et Myriam Picot, maire du 7ème
La loge de Hyundai
Maître Richard Brumm, adjoint aux Finances et Carole Dufour (Idées en Tête)
Thierry Sauvage (OL) et Francis Thomine (Groupama)
La loge de Véolia
L’horloger Jean Louis Maier et Karine Fontaine (Floriot immobilier prestige)
Julie Demont (Chapoutier) et Sébastien Le Guillou (Moreteau)
Cathy Fellay (Un temps pour elles) et Christophe Bardet (Auberge de la Tour)
Stéphane Reymond (Vinci Immobilier) et Eric Maubant (Sonepar)
Marcel Prolange (Setreal), Didier Ast (Vicat) et Jean-Luc Remilly (Setreal)
ama loge de Group zette dans la ca La re nd xa Ale
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PEOPLE•EVENTS
par
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Les jolies sorties & belles rencontres de Françoise Petit francoise.petit@lyonpeople.com
Photos : FP & DR
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rnaud, Noé et Ryan ? Un peu plus d’un an que le trio a déboulé comme un ouragan semant des saveurs rue Hippolyte On ne sait Flandrin. plus très bien pourquoi ces météorites du système culinaire ont atterri dans cette rue confidentielle. Depuis, l’endroit est foulé par des fous de food qui croisant aussi d’autres artisans du goût qu’ils soient mixologues, boulangers ou crémiers. Arnaud Laverdin était un Bijou à lui tout seul (son surnom dans la vie civile), Ryan Dolan et Noé Saillard deux pépites de « la colline qui prie ». Tous trois scintillent ensemble comme des étoiles dans la boîte à bijoux. La suite on la connaît. En salle, 22 regards fixent comme au spectacle la chorégraphie des chefs. Du « zinc-cuisine » voyagent vapeurs et parfums d’ici ou d’ailleurs. Les 7 plats du soir se dégustent avec d’autant plus d’intensité que la réservation remonte à un mois. Au déjeuner, on met les bouchées doubles : variétés de Dim Sum, riz et bol de légumes… A la « Bijouterie », trois poinçons attestent de l’authenticité d’une signature culinaire unique. Nathalie Chaize partageant un silence en fin de service me chuchote : « la création a du style avec Arnaud, Noé et Ryan » !
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lle aurait pu se consacrer complètement à la peinture, mais il lui fallait une vie dynamique pour mieux apprécier ses moments de solitude inspirants. Val, la petite fille qui crayonnait dans son coin en rêvant de liberté, s’est construit une vie à l’image de ses espérances. Mais Valérie Barranco un brin timide, à moins que ce soit de la modestie, n’est pas très en l’aise quand se présente la notoriété. Un vernissage lui rappelle alors que la scène lui va bien. Les oeuvres de l’artiste sont peuplées de visages qui s’expriment en éclats de rire sous entendant ironie et angoisse: «la puissance et la force du corps humain - les mains, fenêtre ouverte sur l’âme humaine - les portraits, où les vicissitudes de la vie sont gravées dans chaque pli du visage, dans chaque regard, chaque expression - sont pour moi autant de sujets perpétuels d’inspiration ». Val emploie des techniques diverses pour donner du relief à ses créations, puis ses mains ourlées de peinture maquillent la toile blanche, jusqu’à la touche finale réalisée au pinceau. L’ex élève des Beaux-Arts accroche ses rêves d’adulte aux cimaises de lieux qui lui parlent. Allez bavarder avec Val lors du vernissage de l’expo «Faces» chez Paul’O le mercredi 12 octobre ! Exposition du 12 octobre au 15 novembre - Vernissage le 12 octobre à 19h30 Chez Paul’O - Chemin de la Traille - Ile de la Table Ronde, 69360 Solaize www.valartworks.com
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e nouvel écrin du siège commercial de Mediceutics ® est un hymne au bien-être avec son relief singulier signé David Fleury. Sol et plafond maculés de blanc, jeux de miroirs, zeste de rouge aux murs ; le lieu ressemble à l’exigence esthétique du propriétaire. Xavier Chirico en plein carré d’or, a posé de l’éclat dans son espace de travail renvoyant l’image et l’habillage de ses propres produits. Xavier Chirico est un électron libre dans l’univers impitoyable de la cosmétique. Ce parisien amoureux de Lyon, ingénieur chimiste s’est déjà illustré dans de grands groupes dont les noms s’affichent sur papier glacé dans les magazines. Le créateur de Mediceutics ® se démarque des marques… avec ce supplément d’art médical dans chaque formule made in France. Souci d’éthique, marketing bien pensé, Xavier Chirico propose une gamme de 13 produits « cosméceutiques » fabriquée dans l’Ain et développée par des médecins experts. Les principes actifs de chaque « soin » préparent, prolongent et potentialisent les résultats des protocoles effectués en cabinets, en clinique ou en instituts. Bientôt sur le marché international Mediceutics ® revitalise naturellement l’économie locale ! En pharmacie (200 pointes de vente) ou sur internet (www.mediceutics.fr)
Xavier Chirico et son équipe commerciale lors de l’inauguration des locaux de Mediceutics ® dans le 6ème
17Événements
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de photos sur lyonpeople.com
qu’il ne fallait pas manquer Photos : Fabrice Schiff
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RENOUVELLEMENT DU VŒU DES ECHEVINS L’origine de cette tradition lyonnaise remonte au XVIIe siècle. Alors que la peste ravage l’Europe depuis le VIème siècle, Lyon est de nouveau menacée par le fléau en 1643. Face à l’impuissance des remèdes de l’époque et pour éviter que la ville ne soit décimée, les notables de la ville décident de placer leur cité sous la protection de la Vierge. Ainsi le 8 septembre, une procession composée du prévôt des marchands (l’équivalent de notre maire), de ses 4 échevins (adjoints) et d’une foule de Lyonnais se met en marche vers Fourvière. Gérard Collomb, accompagné du préfet Michel Delpuech, du président du Conseil départemental Christophe Guilloteau, des députés et sénateurs du Rhône et de la majorité des élus du conseil municipal et cette année de Stéphane Bern perpétuent la tradition, manifestant ainsi l’attachement de tous les Lyonnais à la Vierge qui protège leur ville.
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INAUGURATION DES FÊTES CONSULAIRES
Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, Alioune Diop, consul général du Sénégal, doyen du Corps consulaire de Lyon et Michel-Pierre Deloche, consul honoraire du Danemark ont inauguré les Fêtes consulaires de Lyon, vendredi 9 septembre. Grâce au dynamisme du Corps consulaire de Lyon, riche de plus de 70 consulats, 47 pays ont faire vivre le village international des Fêtes consulaires en exposant toutes les diversités et richesses des 5 continents du monde.
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Lyonpeople / Octobre 2016
PEOPLE•EVENTS
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TROPHÉE REG-ART 1ère édition
Golfons sous la pluie ! Dimanche 18 septembre, le Golf du Gouverneur a accueilli la première édition du Trophée Reg-Art ! Malgré une météo capricieuse, les 80 invités de l’opticien branché sont venus à bout des 18 trous bravant la fraîcheur et les giboulées ! Le cocktail de remise des prix fut à la hauteur (de vue) de leurs efforts grâce aux dotations de l’agence de voyage Kuoni et de Tesla Lyon, partenaires du trophée. Photos : Fabrice Schiff
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Christelle Jardin (Voyages Kuoni), Nathalie Dumas (Daniel Grange) et Jonathan Hauterville (Immobilier sur Mesure)
Edson Goncalves (Tesla), Florentin Robert (Reg-Art), Christelle Jardin (Voyages Kuoni), Florian Soret, Marcel Robert et Erwin Eckl (Tesla)
Cécile, son époux Daniel Xavier (Mc Donald’s) qui teste la résistance d’une lunette REG-ART et Christophe Jullien (Linder Conseils)
Hugues Fournier (Golf du Gouverneur)
Alain Peslherbe, Geneviève et son époux Patrick Lenti
Gagnant du voyage à l’Ile Maurice, Joseph Chamoun
Lyonpeople / Octobre 2016
PEOPLE•EVENTS
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NOUVELLE MERCEDES-BENZ CLASSE C CABRIOLET Baptême au Restaurant Marguerite
Un cabriolet au pied de son perron ? Marguerite Winckler aurait adoré. Sa famille alliée à celle d’Auguste et Louis Lumière, inventeurs du cinéma, a toujours été à l’avant-garde tant au niveau technologique que de l’art de vivre. Sa belle villa qui a retrouvé tout son lustre depuis que Paul Bocuse y a installé la plus chic de ses brasseries était donc l’écrin idéal pour présenter à la centaine de fidèles de la marque triés sur le volet la nouvelle MercedesBenz Classe C cabriolet. Photos : Fabrice Schiff
Frédéric Blanc (Directeur Commercial, Mercedes-Benz & smart Lyon), Paul-Maurice Morel (Directeur Général Pôl Developpemnt, Villa Marguerite) et Laurent Bernardeau (Marketing & Communication Mercedes-Benz & smart Lyon)
Marie-Noëlle et son époux Pierre Gilibert
Le chef Francesco Santin et le sous-Chef Benjamin Besse
Stéphane Dreuilhet (Mercedes-Benz Entreprise Lyon) et Marco Chopin (Brasserie des Lumières) La nouvelle Mercedes Classe C Cabriolet
Olivier Roussel (Aliapur), son épouse Claire (Adocia) et Stéphane Petitrenaud (Aliapur)
Bruno Morel (Graham) et sa fille Mélody
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Lyonpeople / Octobre 2016
Anne Toiron (Restaurant Les Lyonnais) et Lionel Passeron (APC)
Natalia (Fives) et son époux Frédéric Sauthier (Report One)
Jean-Philippe Ginard (Romera) et son épouse Huguette
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PEOPLE•EVENTS
05
L’ÉPOPÉE DES UNIFORMES MILITAIRES FRANÇAIS Présidé par le général Pierre Chavancy, gouverneur militaire de Lyon, le vernissage de l’exposition « L’Épopée des uniformes militaires français », comprenant 400 pièces authentiques provenant de 12 musées dont le musée des Tissus et des Arts décoratifs, s’est ouvert à la Sucrière sur un défilé-concours, mettant à l’honneur 37 étudiants de SUPDEMOD, ESMOD et de l’Université de la Mode. Ces jeunes créateurs avaient eu pour consigne de confectionner une tenue complète en intégrant une pièce d’un uniforme militaire français de 1789 à nos jours.
Dado Lopez-Perez et le couturier Nicolas Fafiotte
Isabelle Gleize (Le Village des Créateurs) et le général Pierre Chavancy, gouverneur militaire de Lyon
Le général Pierre Chavancy, gouverneur militaire de Lyon et Olivier Ginon, président de GL Events
Alain Boix et Sylvie (Esmod)
Photos : Saby Maviel Exposition visible à la Sucrière (50, quai Rambaud - Lyon Confluence) jusqu’au 27 novembre 2016 Ouverture du mardi au dimanche de 11h à 18h. Entrée gratuite.
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Lyonpeople / Octobre 2016
Georges Képenekian, premier adjoint au maire de Lyon, Nora Berra, conseillère régionale, et Michel Delpuech, préfet du Rhône
Fabien Lafay, responsable du pôle réussite Lyon III et Isaure Rodet, directrice de la Sucrière (GL Events)
PEOPLE•EVENTS
06
BANQUE RHÔNE-ALPES ème 10 édition du Trophée de golf
Le Trophée Banque Rhône-Alpes a soufflé sa 10ème bougie ! Créé en 2006, il a accueilli plus de 6500 clients et prospects de la région, autour des valeurs soutenues pas la Banque RhôneAlpes : Relationnel et Proximité. L’édition 2016 a donné lieu à 6 qualifications La valdaine (26), Norges (21), Charmeil (38) ainsi que 3 épreuves au Salvagny Golf Club (69). Soulignons le soutien de deux partenaires : Emirates (pour la quatrième année consécutive) et le Sofitel Lyon Bellecour qui a rejoint le trophée cette année. Grâce à eux, un heureux gagnant s’envolera avec la personne de son choix, en Business class pour Dubaï et profitera d’un séjour au Sofitel Dubaï, où il sera logé en Suite Prémium… Comme les années précédentes, la Banque a maintenu son engagement sociétal en soutenant cette année l’association « Imagine for Margot » qui lutte pour la recherche du Cancer chez l’enfant. Au fil des années, le Trophée de la Banque est devenu la première compétition golfique de la région Auvergne Rhône-Alpes, en nombre de participants. Photos : Fabrice Schiff
La finale de la 10ème édition commence….
Xavier Gauduel, son frère Arnaud, Romain Lauro et Jacky Palomar
David Blancard, Eric Lefrancq-Lumiere, Roland de Cremiers et Richard Mathurin
Alain Cazali, son épouse Micheline, Marc Tournaire et Anthony de Mula
Marie-Claude et Jean-Marc Bouchardon, Céline Fontant et Thierry Bruyas
Gilbert Vignati, son épouse Katy, Sébastien Jeannet et Jean-Michel Donnio A votre santé !
Jacqueline et Pierre Huillier
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Lyonpeople / Octobre 2016
Yvon Léa, président de la Banque Rhône-Alpes et son équipe
Christian Lherm
Yann Roubert, président du LOU Rugby et Benoit Montin
Fabrice Gacon et Jean Taboni
Raphaël Tuduri, Benoit Moreau, Pierre Paviet et Philippe Aurange
Xavier et Arnaud Gauduel
Bertrand Malher (Mérial) et Eric Vernusse
Champagne !
2ème Net: Didier Hermentier et Virginie du Gardin
1er Net: Goulven Deregnaucourt et Maxime Jambon
Jean-Pierre Fayet, gagnant du voyage au Sofitel Dubaï
Eric Vernusse (Banque Rhône-Alpes), Jacques Bourguignon, directeur général Sofitel Lyon Bellecour, Yvon Léa, président de la Banque Rhône-Alpes et Pierfrancesco Carino (Emirates)
Patrick Bourguignon et son épouse Monique, Jacques Bourguignon, directeur général Sofitel Lyon Bellecour
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PEOPLE EVENTS
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L’équipe commerciale BMW Gauduel
BMW i8 Protonic Red Edition, sublime !
LES ESSAIS BMW GAUDUEL
La nouvelle BMW Série 7, voiture la plus innovante de sa catégorie
au Château de Bagnols
C’est sous un magnifique soleil que les équipes de BMW GAUDUEL Lyon et Villefranche ont pu présenter les gammes BMW et BMWi, le vendredi 9 et samedi 10 septembre dernier. Plus de 200 personnes ont pu profiter du cadre idyllique du Château de Bagnols pour essayer une vingtaine de BMW de leur choix.
Les jardins du Château de Bagnols, écrin champêtre pour les clients BMW Gauduel
BMW Série 2 Gran Tourer, premier monospace 7 places Premium
Le plus important centre d’essais BMW organisé par BMW GAUDUEL en 2016
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Lyonpeople / Octobre 2016
Dominique Palumbo (BMW Gauduel Lyon), Richard Castronovo (BMW Gauduel Villefranche sur Saône) et Elie Cunat, Directeur Général du groupe Gauduel
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PEOPLE EVENTS
08
Alexandrine Barthomeuf (Artlex blog), Elza Cazottes (La Viiie En Rouge blog) et Marie Erkel (Pi-camour blog)
Didier Dalery (PDG) et Stéphanie Rabier (Dalery)
Florence Larue (Saucemode blog) et Marion Cuvillier (Joliecanaille blog)
Marie-Agnès Brandes (Manager Dalery Villefranche) et Jocelyne Dagon (Manager Dalery Mâcon)
Laurence Chavanon (Manager boutique) et Virginie Canetti (Relation presse Dalery)
Fatya (Alexandra traiteur)
Inauguration du 1er concept store
DALERY
la marque qui monte ... Didier Dalery, déjà à la tête du 1er réseau français de maroquinerie multimarques avec une cinquantaine de magasins a inauguré jeudi 22 Septembre 2016 sa 1ère boutique entièrement consacrée à la marque DALERY. Ce nouvel écrin situé au Passage de l’Argue fait rentrer DALERY dans le club très fermé des marques de maroquinerie française, possédant leur propre boutique aux côtés de Lancel, Longchamp, Le Tanneur,... Ce 1er concept store de la marque propose une nouvelle expérience à ses clientes entre musique lounge, signature olfactive inédite et éclairage soigné. Les afficionados de la marque peuvent y retrouver les dernières gammes de sacs et petite maroquinerie dont certaines sont déjà devenus des best sellers. Photos : Anik M Boutique Dalery - 76, passage de l’Argue – Lyon 2
Alexandre Canetti et son épouse Virginie (Relation presse Dalery), Caroline Chenet (lespetitszepp.com)
Alice Lenoir (Jumelles LN blog), Margaux Esmault (Alittledaisy blog) et Roxane (Laroxstyle blog)
Ludivine Bartoli (Le Petit Carré blog), Julia Digiovanni (Le blog de Julia) et Biche (ladybiche.com)
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Lyonpeople / Octobre 2016
Didier Dalery (PDG) et Laurence Aires (Directrice Réseau)
PEOPLE•EVENTS
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Virée gourmande en
FORÊT NOIRE Objet de curiosité. Pour son 3ème restaurant baptisé « la Forêt Noire », le groupe C-Gastronomie crée la surprise en embarquant dans un très beau paquebot contemporain croisant dans le sud-ouest lyonnais. Une première traversée dans l’univers gastronomique pour la décoratrice Claude Cartier qui a choisi de rester elle-même. Sa signature - visible à l’œil nu – dégringole des murs de papier peint Wall&Deco « Midsummer Night » jusqu’aux fauteuils de velours Gubi. Les magazines de déco sont aux anges, les associés Isabelle Darnault et Christophe Foulquier aussi. Dans l’assiette, outre le délicieux dessert qui a donné son nom au restaurant et inspiré sa mise en scène - une démarche qui sera reprise dans les prochains établissements du groupe – des recettes traditionnelles réalisées sur place par le chef Cédrick Berthier. Confié à Grisha Dziesmiazkiewiez, formé à l’école Bocuse, le restaurant de 140 places assises (+ 80 en terrasse) est doté d’un salon privatif. Embarquement réussi. Photos : Saby Maviel & Erick Saillet
A midi : Formule plat + dessert : 19,50 € Plat du jour : 13,50 € Ouvert 7j/7 midi et soir de 12h à 23h non-stop 1, rue des Troques - 69630 Chaponost Tel 04 78 45 30 30 - Parking gratuit
Claude Cartier, Fabien Louvier (Claude Cartier Décoration) et Isabelle Darnault (La Forêt Noire)
La nouvelle Classe C cabriolet à la Forêt Noire
Damien Combet, maire de Chaponost, Charles et Isabelle Darnault et Evelyne Galera, Vice-Présidente de la Communauté de Commune en charge de l’économie
Charles et Isabelle Darnault (La Forêt Noire), leurs enfants Marin et Charline et le couturier Max Chaoul
José et Sylvie Messer (AG2R La Mondial) et Christian Coulot (Renault Lyon Ouest)
Valerie Escot (Banque Populaire), Stéphanie Chataignon (Etude Conan), Sandrine Pagotto (Benelyon), Cécile Rossi, sculpteur Céramiste et Sandra Batherosse (Safimmo)
Ugo Cesare (Chopard), Dominique et Guillaume Fouchère (Grafitti) et Christine Pompanon (Bosle)
Le couturier Nicolas Fafiotte, Claude Cartier (Claude Cartier Décoration) et José-Vincent Saez Christophe Foulquier, Cédrick Berthier et leur brigade
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Le staff de La Forêt Noire
Lyonpeople / Octobre 2016
Laure Vidal et Patricia Faure (Sisters Production)
PRÊT-A-PORTER & CHAUSSURES HOMME PAUL SMITH KARL LAGERFELD STONE ISLAND ARMANI BILL TORNADE AERONAUTICA MILITARE PAL ZILERI LAB PATRIZIA PEPE MARCHAND DRAPIER CP COMPANY ATPCO DIGEL DEEPEND
Visuel : Digel
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PEOPLE•EVENTS
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CUISINES BERNOLLIN Inauguration du nouveau showroom Le Groupe Bernollin, spécialisé dans l’aménagement de cuisines haut de gamme depuis 1884, vient de donner à son showroom d’Anse une nouvelle dimension : 150 m2 supplémentaires dédiés à la conception, la commercialisation et l’installation de cuisines « sur mesure ». Dans cet espace « nouvelle formule » tout comme dans son showroom de Lyon 6ème, Arnaud Bernollin, dirigeant du groupe, propose un large choix de couleurs et de matériaux, un design, une expertise métier et un savoir-faire adaptés aux attentes de tous les amoureux de belles cuisines. L’intégration d’un cabinet d’architecture d’intérieur et d’un service Technique composé de menuisiers ébénistes, contribuent à sa notoriété. Force d’innovation, la société, composée d’une vingtaine de collaborateurs, révèle également ses talents dans l’univers du dressing, de la chambre et du rangement. Une conception des espaces de vies qui positionne le groupe comme une véritable référence sur le marché lyonnais. Les grands noms de la gastronomie lyonnaise ont prêté leur concours à la très conviviale soirée inaugurale. Photos : Fabrice Schiff 198, allée Viadorée - 69480 Anse - Tel 04 74 67 04 08
Tony Bellavia, Julien Rogié (Belladrinks) et Jean Burdy (Champagne Mumm)
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Lyonpeople / Octobre 2016
Nathalie Cote (Le Colombier) et Françoise Viola (Daniel & Denise)
Nicolas Winckler (Lyon People) et le chocolatier Philippe Bernachon
Benjamin Solly (Magazine Le Nouveau) et Denis Broliquier, maire du 2ème
Joseph Viola (Daniel & Denise), Arnaud Bernollin (Cuisines Bernollin), Gilles Demange (Orosa) et Delphine Lalliard (Brune Events)
Bernard Pommeruel et Adrienne Tiszeker (Passion & Design)
Catherine Arbaud (LOU Rugby) et Franck Isaac-Sibille, vice-président du LOU Rugby
Éric Marciano, Sylvie Maillet (EDM) et Noël Thiefine (Fédération Nationale transports voyageurs)
Jacques Bourguignon, directeur général du Sofitel Bellecour, son épouse Leanne et Bruno Dufour (Patrimoine Consultant)
Carole Dufour (Idées en Tête), Alain Tholon (ODDO) et son épouse Chantale
Fréderic Côte (Au Colombier) et Olivia Daublain (Entys)
Frédéric Berthod (33 Cité) et Emilie Dalant (Réseau Entreprendre)
Yoann Mus (Cuisines Bernollin) et François Vendeuvre (Cap Cloison)
Yves Rioton (Séminaires Business), Clotilde Dupont (Résidence Décoration) et Pascal Auclair (FMI)
Catherine Nadobny (Petrus Conseil) et Béatrice Maillot (WSI World)
Jean-Claude Clugnet, Joseph Viola, Frédéric Berthod, Arnaud Bernollin et Philippe Bernachon
Claire Dufer (Ars Longa) et l’artiste Jakè
Lyonpeople / Octobre 2016
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PEOPLE•EVENTS
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INAUGURATION DU NOUVEAU SHOWROM BERNOLLIN
Georges Goncalves (UTIE) et son épouse l’artiste peintre Ode
Carole Mathieu (Medef) et Jean-Louis Joly, DG du Medef Lyon-Rhône
L’horloger Jean Louis Maier, Christine Samarani et Thierry Podvin (OMB)
Karine Chapochnik (Chapcom Média), Jean-Claude Caro et Brigitte Honegger (BH2G)
Philippe Florentin (Zinc Zinc) et Maurice Fusier (France Info)
Viktoria Fontanel (Fontanel Immobilier), Arnaud Bernollin (Cuisines Bernollin) et le docteur Emmanuel Grange
Sébastien Le Guillou (Moreteau) et Nicolas Monnery (Cabinet Monnery)
Arnaud Bernollin, Philippe Bernachon, Frédéric Berthod et Frédéric Cote
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Olivia Martins (Entys), Florence Piante (Muter Loger) et Karine Fontaine (Floriot immobilier prestige)
Nathalie Pradines (Comadequat) et Jean-Louis Joly, DG du Medef Lyon-Rhône
Marc Olivier Finet (Direct Expertise), Elodie Petiot (Cuisines Bernollin) et Charles Laborbe (Direct Expertise)
Marc Veyrac (Maison Vivre Plus) et Emmanuelle Laboureau (Onyx Promotion Immobilier)
Les créateurs du championnat du Monde de Paté en croute : Gilles Demange, Arnaud Bernollin et Audrey
Frédéric Berthod (33 Cité)
Lyonpeople / Octobre 2016
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PEOPLE•EVENTS
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Les coulisses du
CIRQUE IMAGINE
Lyon People a poussé les portes du Cirque Imagine pour vous dévoiler les coulisses de ce spectacle unique en France mêlant cabaret et art du cirque. Découvrez en images les visages des talents techniques ou artistiques qui fabriquent le spectacle, de la préparation, en passant par l’échauffement jusqu’au lever de rideau. En famille, entre amis ou entre collègues, venez appréciez cette troupe d’artistes internationaux renommés dans le milieu circassien. La saison « Dîner Spectacle Imagine » est d’ores et déjà ouverte ! Photos : Fabrice Schiff Carré de Soie - 5, avenue des Canuts 69120 Vaulx en Velin Renseignements et réservation : 04 78 24 32 43 contact@cirqueimagine.com
David
Ludivine (danseuse)
Zouhair (Traiteur Declerck)
Éric Lee (magicien)
Diana (Acrobate)
David et Eddie
Nandor (jongleur)
Eddie (Chanteur)
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Lyonpeople / Octobre 2016
Anastasia (Equilibriste)
Eddie Nolan (Chanteur)
Warda et Baptiste (Accueil)
Marion, Valentine, Marine, Anastasia, Diana
Valentine, Marine, Ludivine, Marion (danseuses)
Chemin de la Traille Ile de la Table Ronde 69360 Solaize Tél. +33 (0)4 78 46 06 47 Réservation uniquement par téléphone paulorestaurant@orange.fr OUVERT 7/7 MIDI ET SOIR Service du midi de 12 h - 15 h Service du soir de 19h30 - 23h00
le mercredi 12 octobre à partir de 19h30
‘FA C E S ’
VAL
Benoît Toussaint a le plaisir de vous convier au vernissage de
(fermé uniquement le dimanche soir en hiver)
Exposition du 12 octobre au 15 novembre 2016
PEOPLE•EVENTS
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André Castille, Daniel Pruchicki (Jaguar), Carole Burianne (ALD Automotive), Axelle Appolonio et Benoît Morisson (Jaguar) pour vous faire découvrir l’univers Jaguar
Franck Colamartino, Alexandre Feuvrier, François Perret et Fabio Racca, à votre service pour une dégustation de café Segafredo
Stéphane Thebaut, Marie Lextrait et Céline Coste pour nous parler de Thelma for Anna
Charlotte Fagot et Pierre Viret défendaient les couleurs de Réceptions de Lyon
David Gire et Virginie Riquier - Babolat félicitent l’équipe Light Air
L’équipe féminine BNP Paribas récompensée par Eric Renesson – Ligne Roset
Les gagnants Charles-Edouard Menard et Johan Paul récompensés par Irène Grousson-Denis – Air France et David Gries – BNP Paribas
Jean-Louis Thomas et Maxime Grod, la Team SLTP
Sortez du cadre !
TEAM TENNIS TOUR Romain Teichner et Olivier Mazzella, Team Metronomi, finaliste du grand Tournoi
Stephan Blanchet et Thibault Bravard pour les Enchères du Canal
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Lyonpeople / Octobre 2016
Tout était réuni pour que cette 2ème édition organisée par Gaëlle Viegas (Metronomi) et Pierre-Yves Gas (Proxicom) et soutenue par BNP Paribas, le 16 septembre dernier au Tennis Club de Lyon, soit réussie ! 8 terrains en terre battue, 48 compétiteurs, 68 matchs, 224 balles Babolat, 17h00 de jeu cumulées, 4 vainqueurs, 34 partenaires, 6 exposants, des milliers d’échanges de balles sur les courts du TCL et seulement deux gouttes de pluie ! Le tout au profit d’une belle cause : Thelma for Anna, dont le Parrain, Stéphane Thebaut, journaliste et animateur sur France Télévisions, avait fait spécialement le déplacement. Au plaisir de vous retrouver pour la 3ème édition ! Photos : Fabrice Schiff
Jean-Pascal Coste pour Answer Compagnie
Hervé Duchamp et Johan Paul pour Pitch Promotion
Arnaud Tourette et Pascal Nuremberg représentaient le Café Juliette
PEOPLE•EVENTS
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Jeannot à la guitare et le groupe Bojol’Air, avec Baby, Alain, Denis, Michel, Daniel, Hugues et Gilles
Jeannot et son ami Daniel Léron MOF 1976
Michel Germanangue, Marie-Jo Joffre, Louis Boit et sa fille Sylvie, Jeannot Joffre et Josiane Germanangue
Jeannot et les gars de la «molluche»
Alain Chatelard, Cécile Roux, Nathalie Grarre et Robert Ducarre
Jeannot Joffre et ses petits enfants Léandre et Léonie
Daniel Léron, Bilal Bouafoura, Laurent, Benoit et Brigitte, l’équipe de cuisine de l’Assiette
Jeannot Joffre et son frère Roger
Photo de famille
Aéroport de Lyon-Bron
LES 80 ANS DE JEANNOT À L’ASSIETTE L’emblématique restaurant de l’aéroport de Bron accueillait les amis et proches de Jeannot à l’occasion de ses 80 bougies. Situé à quelques mètre des pistes, l’établissement offre des conditions idéales pour organiser des événements familiaux et professionnels avec ses espaces, sa terrasse, sa mezzanine, son salon, son parking, idéal pour de grandes réceptions avec ses 250 places assises et une vue panoramique inédite sur les aéronefs. Privatisation sur réservation. Ouvert du lundi au dimanche midi ainsi que le samedi soir, le vendredi soir jusqu’à 2h pour les after work. Photos : Fabrice Schiff
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Lyonpeople / Octobre 2016
Jeannot Joffre, Jeanine et Alain Bidon et Marie-Jo Joffre
Lya, Constance, Romain, Sabrina, Clémence et Isabelle, l’équipe de salle de l’Assiette
PEOPLE•EVENTS
Le docteur André Safar et Albert Dray (Café du Pond)
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Catherine Ricard (CGPME) et Florence Guyot (Champagne Marguerite Guyot)
Régis Poly (Poly Coutellerie) et Michel Cohen (CIC)
Jacques Vuillermoz (Vuillermoz Echafaudages) et Annie de Starodoubsky Jérôme Carillon (Camaro Production) et Gilbert Aiassa
Sandrine Roulet (CAF Rhône) et Anne Metzinger (April)
Sébastien Tournissoux, Amélie Chapelin, Alain Lemasson et David Catarimetti (Grand Lyon Boissons)
Thierry Mathieu (Duferco) et Gilles Goldberg (Banque Rhône-Alpes)
Daniel Bouvard (AIM), Pauline Martin (Café du Pond) et Bernard Jandard (Jandard Immobilier)
Yves Rioton (Séminaires Business) et Pascal Blache, maire du 6ème
Nicolas Winckler (Lyon People), Ariane Guimet (Tout Lyon Affiches) et Michel Lopez (Korloff)
Pascal Baud, Séverine et Manon
Les musiciens de la soirée, Michel Robert, Philippe Saillant et Nathalie Nardonne (Top Music)
LE CAFÉ DU POND souffle ses 15 bougies
De la Passerelle au Pond, un fleuve et 15 ans nous séparent. Quinze années déjà qu’Albert Dray s’emploie à faire rayonner son petit café de quartier transformé au fil du temps en ce bel établissement que l’on connaît aujourd’hui. Sa renommée a largement dépassé les frontières du 6ème arrondissement. Décrié ou adulé, le Prince Albert règne toujours sans partage sur la place Lyautey. A 71 ans, c’est l’un des derniers patrons de la profession à être toujours sur scène. Pourvu que ça dure ! Photos : Fabrice Schiff Vidéo en ligne sur la page Facebook de Lyon People
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Lyonpeople / Octobre 2016
Cécile Verget (Les Alchimistes and Co) et Damien Gouy-Perret, directeur de cabinet du maire du 6ème
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Le grand retour du
Arthur Lafoy, Maurizio (Due) et Dominique Lafoy
RESTO FOOT
Revitalisé par Arthur et Dominique Lafoy, le célèbre tournoi des restaurateurs et des cafetiers revient sous une nouvelle formule et devient Resto Foot & Business. Réservé aux professionnels des CHR et aux fournisseurs, le Resto Foot a écrit pendant une dizaine d’années sa légende à travers la convivialité et l’énergie de Marc Jean et consorts. La nouvelle équipe organisatrice a rassemblé une vingtaine d’équipes le dimanche 4 septembre 2016 sur la pelouse du stade de l’Hippodrome à La Tour de Salvagny. Photos : Jonathan Cortes PALMARÈS Vainqueur : HALBRONN Finaliste : INTERSPORT VILLEFRANCHE 1/2 finaliste : A MA VIGNE 1/2 finaliste : F&K 1 Toutes les autres équipes terminent ex-aquo Trophées sup L’équipe la plus folklorique : CLUB PERNOD L’équipe la plus rigolote : restaurant LE 2UE L’équipe championne de la buvette : BYBLOS
L’équipe Pernod
Café Folliet
The Winners Production
Byblos
F&K équipe 1
Barrio Club
A ma Vigne, bouchon lyonnais
France Boissons
Lyon People
Orangina Schweppes
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Central Autos
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Lyonpeople / Octobre 2016
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Secci Johan et Quach Dinh-Son (Franck Provost) bichonnent Clara Morgane
Chantal Partouche et ses invités
Menu du chef Jean-François Malle
Laurence Chabbat (Bosphore) dans les bras de Marvellous et Christian d’Aubarède (Tonic Radio)
Jean Julien et son épouse Marie-Claude (Emalec)
Philippe Vorburger (Hub de l’Ile Barbe) et Laurent Argelier (Pure People)
LE CABARET DE CLARA MORGANE Casino le Lyon Vert
Jeune maman depuis le début de l’année 2016, Clara Morgane n’est pas du genre à rester toute la journée dans un canapé à pouponner. Après avoir rodé son show sur la scène du Pink Paradise, à Paris, l’ex-star du X toujours aussi sexy a emmené sa petite troupe d’artistes en tournée. Et fait étape sur la scène du Lyon Vert pour un dîner-spectacle mêlant magie, humour, chant et danse dans un univers années 30. Moteur ! Photos : Anik M
Eva Partouche (Casino Lyon Vert) et Clara Morgane
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Vincent Marin et Rudolphe Valento (Wellchome)
Philippe Vialar et son épouse Sandrine (Animaction)
Laurent Chabbat (Tonic Radio) et son épouse Laurence (Bosphore)
Cécile Lavialle (TNT), Christophe Marret (Haulotte) et Jean-François Savoye (Lyon People Global)
Chris (Chris Photoreportage), Mickaël Rolland (NRJ) et Céline Tanzilli (Starterre)
Dominique Laugier et son épouse Myriam (restaurant Chez Dom)
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Le vendredi, tout est permis au
DUVERGER Normalement, toutes les bonnes choses ont une fin, comme le savoureux buffet à volonté de Franck et Adrien Sucillon et l’équipe du Duverger qui aura rayonné tout l’été, chaque vendredi sous le soleil de Saint Paul de Varax. Une soirée ensoleillée en chanson au cours de laquelle les fidèles auront pu fredonner leurs titres préférés. A la demande générale, la famille Sucillon a décidé de prolonger le concept cet automne, soirées à thème tous les derniers vendredis du mois ! N’oubliez pas de réserver. Photos : Fabrice Schiff
Hôtel Restaurant le Duverger 5071 rue de la Gare - 01240 Saint Paul de Varax 04 74 42 51 97 - contact@restaurant-leduverger.fr
Fred Cattaneo et Tanguy Truchot
Adrien, Fréderic, Emilie, Franck, Océane, Emmanuelle, Isabelle et Régine
Les jeun’ssss
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Nadège Bonnamour, Sandrine Daude et Elodie Casimir
Jean-François Runtz, Bruce Mathieu (Coyote Diffusion) et David Sartoretti
Jean-Marc Cattaneo, Anne-Lise Rognard et Christophe Cattaneo
DJ Poy (Insomnia)
Denis Mondon, son épouse Patricia et Franck Sucillon (Restaurant Duverger)
Davide Poyetton, Jérôme Bonnamour, Yves Bouchisse et Charles-Henri Tartachuche
Lyonpeople / Octobre 2016
Nadia fête ses 25 ans avec ses copines
Mahine Truchot (La P’tite rue) et Nadia Cattaneo
Complétez votre collection ! LES 15 RENDEZ-VOUS
qu’il ne fallait pas rater
N°131 - Juin 2013
15
qu’il ne fallait pas rater N°158 - Décembre 2015
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Le tour de France des terroirs
MAGAZINES
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LES 16 RENDEZ-VOUS
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Adieu Caroline
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les 17 ReNdeZ-Vous
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CLOSING SUMMER SESSIONS AU PLAZA Vyktor Nova, Pépine et Karl Sounier
INAUGURATION O’VINS Christophe Jaudeau, Pierre et Pierre Serpollet
SOIRÉE CONNECTING PARTY AU BOUDOIR Brigitte, Didier et Florence
INAUGURATION HELL’S KITCHEN, COCKTAIL BAR Guillaume Baron et Bastien Marzocca
Toute l actu LES 7 ANS DU BARRIO CLUB
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Lyonpeople / Octobre 2016
2016-201
7
de la nuit Lyon-la-nuit
Guide
la nuit
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Photos : Saby Maviel
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CARNET Mariage
23/09/2016 – Delphine Vale et Jean-Claude Lavorel
Disparitions
Dans nos intentions de prière, Madame Simone Lameloise ; Madame Nicole Cottin ; Madame Pierrette Petrucci ; Madame France Vial (lire page 48); Monsieur Benoit Leclercq, ancien directeur général des HCL ; Monsieur Jacques Goudet, ancien président de l’Université Lyon III.
Nominations
Sophie Moreau (présidente de l’association Courir pour elles) entourée de ses partenaires
COURIR POUR ELLES 150 000 euros contre les cancers féminins
A
ction-réaction. Chaque année, en mai, plus de 10 000 Lyonnaises toutes de rose vêtues parcourent à petite foulée les allées du parc de Lacroix-Laval puis de Parilly à l’appel de Courir pour Elles. Les recettes de l’évènement sont destinées aux femmes atteintes de cancer. En 2016, c’est la jolie somme de 150 000 euros qui a été récoltée. Destinée aux femmes en traitement, elle va permettre la création de postes de coachs d’Activité Physique Adaptée (APA) dédiés aux femmes en soin dans les hôpitaux de Villefranche et de Bron ; le soutien à l’association « Les sirènes de Bellecin » et à la Fédération Sportive et Culturelle de France (FSCF) ainsi que le financement de programmes de soins de support au Centre hospitalier Lyon Sud. Depuis 2010, Courir pour elles a redistribué la somme de 501 000 € pour ses actions de lutte contre les cancers féminins. Photos © val-fpg
Après 7 ans à la direction de RCF Lyon, Philippe Lansac est appelé à exercer de nouvelles responsabilités au sein de RCF au niveau national. Stéphane Longin, actuellement directeur de RCF Haute-Loire, lui succède. *** Unibail-Rodamco annonce la nomination de Camille Delomez à la direction du centre de shopping Confluence, après un an et demi passés au poste de directrice adjointe du Forum des Halles à Paris. Elle succède à Jérémy Desprets. MGR EMMANUEL GOBILLIARD Ordination épiscopale Enfin une heureuse nouvelle pour le diocèse de Lyon. Monseigneur Gobilliard, récemment nommé évêque auxiliaire de Lyon par le pape François, a reçu la consécration épiscopale des mains du cardinal Philippe Barbarin, assisté de Mgr Luc Crépy, évêque du Puy-enVelay et de Mgr Jean-Philippe Nault, évêque de Digne, dimanche 11 septembre 2016, en la basilique Notre-Dame de Fourvière.
Le comité d’administration de « Courir pour elles »
Thérèse Rabatel, adjointe au maire de Lyon, Sophie Moreau (présidente de l’association Courir pour elles) et Jean-Jacques Selles, conseiller métropolitain
LE CONCERT DES CURE en mode VIP
Docteur Guy Legal, Président du Comité du Rhône de la Ligue contre le cancer
C’est le concert mythique à ne rater sous aucun prétexte. La venue à Lyon du groupe The Cure sera l’évènement musical de l’automne. Lyon People vous propose d’y assister à la Halle Tony Garnier le 17 novembre 2016 en mode VIP (Concert + cocktail + parking) à tarif préférentiel. Attention, les premiers arrivés seront les premiers servis. Contact : Jean-François Savoye 06 09 43 05 35 et jfsavoye@lyonpeople.com Photo © Saby Maviel - Texte : Marc Polisson
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Lyonpeople / Octobre 2016
Etienne Mouchel, vice-président du comité d’éthique de « Courir pour Elles »
Sophie Moreau (présidente de l’association Courir pour elles) entourée des bénéficiaires des 150 000 euros pour leurs projets
Reportage complet sur www.lyonpeople.com – Rubrique Les Fêtes