JUIN 2021 // L'INDICE BOHÉMIEN // VOL.12 - NO. 09

Page 12

– HISTOIRE –

VENUE DES ALGONQUINS EN TERRITOIRE ABITIBIEN CHRISTIANE PICHETTE, SOCIÉTÉ D’HISTOIRE DE LA SARRE

Le peuplement de l’Abitibi-Témiscamingue s’est fait bien avant que la première personne de race blanche n’y mette les pieds. On a en effet retrouvé des traces d’occupation humaine qui prouvent que des gens ont habité ce territoire il y a plusieurs millénaires, à une époque antérieure à la construction des pyramides en Égypte. Ces gens étaient les ancêtres des Algonquins et des Cris qui habitent encore notre région.

succès. Les Algonquins de l’Abitibi-Témiscamingue ont toutefois moins souffert des attaques iroquoises que ceux du Bas-Outaouais, car ils sont en dehors de la grande route commerciale des Iroquois qui passe par Mattawa (Ontario).

Les Iroquois et les Algonquins se disputaient depuis très longtemps le contrôle des territoires de chasse et de trappe. L’arrivée des Européens en Nouvelle-France amplifie ces rivalités. Les Européens sont très avides de ces précieuses fourrures qu’ils échangent aux Amérindiens contre des objets. La fourrure acquiert alors plus de valeur et on se dispute plus âprement le contrôle des territoires.

Quelques lieux géographiques témoignent du passage des Iroquois dans notre région. Les Iroquois étaient souvent vus sur la rivière Nottaway qui prend sa source autour du lac Simon. Nadowek (pluriel de Nottaway) est l’ancien nom de la ville de Senneterre. Les Algonquins l’avaient baptisée ainsi, car c’était un lieu fréquenté par les Iroquois.

En 1701, c’est la signature de la Grande Paix entre toutes les nations amérindiennes du nord-est de l’Amérique du Nord qui sauve les Algonquins de l’extinction.

Source : L’Express sillonne la région de l’Abitibi-Témiscamingue, pages 7 et 9 Les Algonquins, grands chasseurs, trappeurs et voyageurs, occupent une position privilégiée. Ils contrôlent la rivière des Outaouais, qui donne accès à un grand territoire pour la fourrure, et sont installés depuis 1550 sur la rive nord du Saint-Laurent. En 1650, à la suite de nombreuses attaques iroquoises, les Algonquins doivent quitter la vallée du Saint-Laurent et leurs terres du Bas-Outaouais. Ils se réfugieront plus au nord, dans le territoire actuel de l’Abitibi-Témiscamingue. Cependant, les Iroquois poussent leurs incursions en pays algonquins jusqu’au lac Témiscamingue.

COURTOISIE

En 1688, ils délogent les quatorze Français du fort Témiscamingue et traquent les canots algonquins chargés de fourrures. Ils poursuivent les Algonquins jusque dans leurs derniers refuges de l’Abitibi et s’attaquent même aux Cris de la Baie-James, mais sans

Reproduction de la signature de la grande paix.

Au Centre d’exposition d’Amos… Inscription en cours... CAMP’ART, CAMP SPÉCIALISÉ EN ARTS PLASTIQUES POUR LES 8-12 ANS

POINTE-À-CALLIÈRE, CITÉ D’ARCHÉOLOGIE ET D’HISTOIRE DE MONTRÉAL

EXPOSITION COLLECTIVE

COPRODUCTION DES CENTRES D’EXPOSITION D’AMOS ET DE VAL-D’OR

POUR CRÉER EN COMPAGNIE D’ARTISTES PROFESSIONNELS DU 5 AU 9 JUILLET 2021

Ce projet a été rendu possible en partie grâce au gouvernement du Canada, et avec la collaboration du gouvernement du Québec.

12 JUIN 2021 L’INDICE BOHÉMIEN

© MARIE ANDRÉE GOUIN

Ouverture le 23 juin CIEL D’ABITIBI ET PATTES DE MOUCHE

© JOANNE LAVOIE

Jusqu’au 6 juin FOLIE D’ARTISTE SOCIÉTÉ DES ARTS HARRICANA

© POINTE-À-CALLIÈRE. PHOTO : LUC BOUVRETTE.

Jusqu’au 6 juin FRAGMENTS D’HUMANITÉ. ARCHÉOLOGIE DU QUÉBEC

Info et inscription : 819 732-6070


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Issuu converts static files into: digital portfolios, online yearbooks, online catalogs, digital photo albums and more. Sign up and create your flipbook.